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Nouvelle revue de l'enfance et de l'adolescence N° 4 : Les addictions contemporaines à l'adolescence
Granier Emmanuelle ; Essadek Aziz
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343235806
Addictions à l'adolescence et parfois même l'enfance : nos enfants régleraient-ils désormais dans l'entre-soi des souffrances que nous devrions pouvoir accueillir ? L'augmentation de 400 % de la consommation de cannabis chez les jeunes, des années 1970 à nos jours, inquiète. Les messages de prévention ciblent-ils vraiment les réalités individuelles ? L'autorité, la loi ne sont-elles qu'illusion ? En même temps, l'adolescent peine à sécuriser son monde interne ; peu importe, le voici qui invente de nouvelles addictions, à l'aune des réseaux sociaux : "Binge drinking", Neknomination par exemple. La forte médiatisation de ces phénomènes anthropologiques, éphémères ou non, leur confère-t-elle une place particulièrement "symptomatique" de l'expression adolescente là où on l'attend ? Que penser de cette mise en exergue dont l'envers serait la banalisation des usages de produits, dont les psychotropes ? Encore une fois, l'adolescent nous incite à évaluer, réinventer nos pratiques. Les témoignages, nombreuses situations cliniques, retours d'expériences, réflexions à propos de notions fondamentales - telle la dépendance primordiale primaire - proposent au lecteur des outils pour mieux accompagner, du moins nous l'espérons, ces passagers du bateau ivre.
Dans ce numéro, le corps de l'enfant, de l'adolescent se voit exploré sous toutes ses facettes. Il ne se mue pas pour autant en objet de la science ! Bien au contraire, le voici sujet de narration par des psychiatres, psychologues, ethnopsychologues, enseignants, éducateurs... soit plus d'une vingtaine d'auteurs, avec pour maître d'oeuvre le docteur Nicolas Girardon. Les nombreuses situations cliniques racontent un corps qui fait souffrir, persécute, déstabilise un adolescent déjà fort empêtré quand tout va à peu près bien... La confrontation à la modernité des soins, du social, du sexuel, provoque l'émergence de questions souvent embarrassantes, mais ouvrant à des réflexions éthiques passionnantes et dérangeantes. Ces textes constitueront le corps, si l'on ose écrire, du numéro. Les "Varia" visiteront le paysage institutionnel dans sa diversité toujours renouvelée, le "cabinet de lecture" fera place au descriptif d'un jeu vidéo récemment conçu, s'intéressant lui aussi à l'inquiétante (bien sûr) étrangeté de la vie.
Des actes éducatifs ou de soin. Au risque de la relation. Dans une configuration contemporaine où le cadre Institutionnel semble s'estomper, se déliter ou, a contrario, se resserrer jusqu'à la compression. Les pratiques professionnelles dans le secteur socio-éducatif, médico-social et sanitaire ont été durement éprouvées par les logiques gestionnaires et comptables de ces récentes décennies. Mutations dans les organisations, mise en oeuvre de nouveaux protocoles, bouleversement des repères de travail sont venus complexifier des prises en charge souvent sensibles, fragilisant un peu plus les équipes et les individus. Un espace-temps bien repéré et Institué, dédié une réflexion sur l'exercice quotidien et l'analyse de ces pratiques, apparais donc bienvenu pour les professionnelles, sinon nécessaire, favorisant l'élaboration groupale des processus psychiques engagés. Les modalités peuvent en être diverses, chaque contexte Institutionnel se révélant au demeurant singulier. Le présent recueil d'articles met en lumière des recherches originales, des travaux théorico-clinigues, des dispositifs techniques, qui valorisent la place du sujet et patiemment accompagnent le frémissement du sens." Dominique Mahyeux
Les Etats européens ont adopté le modèle de la réhabilitation psychosociale prôné par l'OMS pour concevoir de nouvelles politiques visant à répondre aux enjeux considérables de la santé mentale. Les méthodes d'intervention privilégiées sont essentiellement cognitives (gestion) et comportementales (soft skills) alors que l'usager se voit engagé dans une démarche résolument prospective consistant à entreprendre un travail de redéfinition de soi, à construire et à concrétiser un projet de vie. Quelle place reste-t-il à la subjectivité et à l'expression de la souffrance quand celle-ci doit être gérée et non plus accueillie et écoutée ? Ce nouveau paradigme ne pousserait-il pas, contre toute attente, le sujet dans l'impasse même qui constitue sa problématique ?
Au moment où les questions de genre s'imposent dans le champ social comme scientifique, où la théorie du genre et la représentation d'une fluidité des identités sexuées semblent remettre en cause l'idée d'un déterminisme inconscient au profit du contexte politico-social, au risque de confondre les deux registres comme on confond parfois le manifeste et le latent, il est temps de rappeler que cette question est indissociable des tourments de l'adolescence. Qu'en est-il de l'évolution de représentations concernant ce que Freud appelait la psycho-sexualité ? Nos approches thérapeutiques doivent-elles être sensiblement modifiées pour mieux entendre la souffrance des adolescents d'aujourd'hui ? A l'ère du digital et des avancées technologiques touchant tant nos pratiques que nos modélisations, il est indispensable d'inventer, de recréer, d'imaginer. Se laisser surprendre par des idées nouvelles est une voie de passage qui n'a jamais manqué dans l'histoire de la psychanalyse ce dont il sera question d'illustrer dans ce numéro.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.