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Industrie et start-up : des destins liés ?
Granier Caroline
ECOLE DES MINES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782356716880
Il est parfois avancé que la France serait particulièrement dépourvue de start-up à vocation industrielle. C'est en tout cas ce que tendrait à montrer la liste des entreprises qui constituent le NEXT40, l'indice des futurs champions français de la Tech. Ce dernier met en effet principalement en avant des firmes de services. Toutefois, en conclure que les start-up n'apportent aucun avantage compétitif à notre base industrielle serait excessif. A l'aide de données et de témoignages issus de "l'écosystème start-up" , cet ouvrage démontre l'existence de firmes à forte croissance dans l'industrie et le rôle qu'elles peuvent jouer dans la redynamisation du secteur industriel. Comme dans les autres secteurs, l'insuffisance du financement par le capital-risque ralentit leur développement. Mais des rapprochements avec les grands groupes industriels sont possibles et le développement des deep techs offre des opportunités pour jouer sur les complémentarités entre start-up et firmes industrielles. Cet ouvrage s'adresse aux entrepreneurs et aux étudiants qui souhaitent s'engager dans la voie de l'industrie, aux dirigeants d'entreprise recherchant des voies de renouvellement de leurs stratégies industrielles et aux décideurs publics.
Depuis l'adoption de la loi de transition énergétique pour la croissance verte en 2015, l'économie circulaire est reconnue comme un pilier du développement durable. Cette loi fixe même des objectifs ambitieux tels qu'une réduction de 30 % de la consommation de ressources liée à la consommation française d'ici à 2030 par rapport à 2010. Dix ans plus tard, les entreprises industrielles se sont-elles réellement engagées dans cette transition ? Grâce à un travail d'enquête sur le terrain, les auteurs montrent non seulement que l'activité circulaire existe depuis longtemps dans un grand nombre de secteurs manufacturiers mais aussi qu'il existe plusieurs modèles circulaires. En dépit de cette diversité, les entreprises engagées dans cette transformation partagent les mêmes problématiques pour pouvoir la rendre rentable et pérenne : comment s'approvisionner en matières secondaires en quantité et de qualité suffisantes, tandis que les industriels et les consommateurs sont de leur côté incités à produire moins de déchets ? Où trouver les compétences et comment motiver les salariés et les consommateurs ? Comment construire un écosystème territorial et un cadre normatif propices à l'économie circulaire ? En explorant ces enjeux et les inflexions nécessaires, du côté des entreprises comme de celui des consommateurs, les auteurs offrent une réflexion inspirante sur notre capacité à rompre avec le modèle linéaire dominant. Ce livre est en cela précieux pour les décideurs politiques et les industriels, comme pour les citoyens.
Résumé : Les enquêtrices dans les polars... Les figures de fliquesses, de privées, de journalistes d'investigation, d'inspectrices sont de plus en plus nombreuses (françaises, européennes ou américaines). Cérébrales, fonceuses, intuitives ou rationnelles, épanouies ou névrosées. Célibataires ou en couple, avec ou sans enfants. Qu'ont-elles en commun ? Un désir d'aventures et une soif de liberté sans limites. Attention : elles sont souvent armées... combatives en tout cas. Car leur place dans un monde encore dominé par les hommes n'est pas acquise. Alors elles agissent et prennent leurs affaires en main : et si elles nous montraient la voie ? Le polar, univers longtemps conditionné par les hommes et des représentations phallocrates, se féminise. Il constitue ainsi un miroir grossissant de notre société, terrain privilégié pour l'étude des rapports sociaux entre les sexes, et aussi du rapport à la violence. Cet ouvrage interroge ces représentations littéraires à travers le prisme du féminisme. Analysant un important corpus de romans, décrivant de nombreuses héroïnes différentes, il contribue à une réflexion sur la condition des femmes dans la société actuelle. Il témoigne d'interrogations sous-jacentes : l'affirmation doit-elle être identification aux anciens codes de domination ? Ceux-ci sont-ils spécifiquement masculins ? En s'emparant des attributs traditionnels d'une condition masculine déterminée, des femmes les érodent-elles ou, au risque de ne pouvoir s'en affranchir, les répètent-elles ? La violence peut-elle être un outil d'émancipation féministe ?
Les écrivains anarchistes en France à la fin du XIXe siècle" participent d'une effervescence à la fois culturelle et socio-politique. La présente évocation - à la fois chronique, commentaire, analyse d'oeuvres clefs - montre les thèmes de cette tendance s'entrecroiser selon différents points de vue (théoriques, "esthétiques" , utopistes, individualistes). Auteurs réputés et expérimentateurs oubliés, encyclopédistes novateurs et contempteurs de la civilisation existante animent journaux, revues, livres, depuis le souvenir traumatique de la Commune de 1871 jusqu'à la critique du système représentatif. Longtemps bannie, contournée par les institutions, une époque charnière reparaît dans son ampleur et sa créativité, grâce à ce livre-somme qui est une contribution essentielle à son histoire.
L'histoire du bassin industriel d'Alès est tissée de reconversions menées par des acteurs engagés. Au cours du XIXe siècle, le territoire est progressivement passé de la culture du ver à soie à la production de charbon. Il a ensuite dû faire face à la fermeture des mines au début des années 1960 et s'est reconverti dans la construction électrique et électronique et la mécanique. Aujourd'hui, quelques fermetures d'usines et les nouveaux défis environnementaux obligent une fois de plus les acteurs locaux à trouver des solutions pour régénérer le secteur économique. Cette mobilisation renouvelée des Alésiens est une force du territoire. Les élus, les industriels et l'école des mines d'Alès partagent la volonté d'en pérenniser l'identité industrielle, malgré la forte tertiarisation du bassin. Des entreprises parviennent ainsi à relocaliser leur production tandis que d'autres s'appuient sur les spécificités locales pour se démarquer de leurs concurrents et entretenir une dynamique industrielle. Ces nouvelles initiatives suffiront-elles à produire le rebond attendu ? Cet ouvrage s'appuie sur les témoignages d'acteurs locaux et s'adresse aux décideurs publics, aux collectivités locales et aux dirigeants d'entreprise désireux de réfléchir aux moyens de stimuler le développement industriel d'un territoire, ainsi qu'à ceux qui s'intéressent à la diversité des territoires industriels français.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.