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DANSER DANS LA FRANCE DES LUMIERES
GRANGER SYLVIE
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753576070
Un mystérieux carnet... nous lance sur la piste d'un maître à danser entreprenant des années 1760, de Mademoiselle sa fille et de leur entourage. A partir de la place du Martroy au coer d'Orléans, l'enquête s'élargit à la sociabilité urbaine au temps des Lumières. Décentrant résolument le regard, elle éclaire d'un jour nouveau diverses villes du royaume. On découvre les réalités concrètes du métier de maître à danser, installé ou réclamé jusque dans les petites villes. On mesure la place occupée par la danse récréative : loisir, plaisir, passion, elle est aussi objet d'ostentation, conquis grâce aux leçons et à l'imitation. Elle devient signe d'un accès à la mode, mieux, à la modernité. Menuets et contredanses, leçons de danse et bals publics constituent une médiation originale vers l'histoire urbaine du XVIIIe siècle. Pour décrypter ses hiérarchies et ses aspirations, à travers les comportements culturels et les mécanismes de leur transmission, la circulation et la diffusion des modes, la propagation et l'appropriation des critères de distinction.
Simon Louis ; Fillon Anne ; Granger Sylvie ; Huber
Un mémorialiste villageois : en soi, le phénomène est rare. Né en 1741, sous Louis XV, et mort en 1820, donc sous la Restauration, Louis Simon vécut toute sa vie dans un village du Maine, où il était étaminier, c'est-à-dire tisserand de laine fine, et chantre-sacristain. Vers 1809-1810, il entreprend d'écrire ses souvenirs de jeunesse. Et son récit n'est pas un plat recueil de généralités ordinaires. C'est une plongée dans les mentalités de la seconde moitié du XVIIIe siècle, une approche de l'intimité, une découverte de ce qui ne se dit ni ne s'écrit dans les archives auxquels les historiens ont en général accès. Une large part de son manuscrit est en effet consacrée à " la grande affaire de sa vie ", son histoire d'amour avec Nannon Chapeau. Le reste conte l'éphémère escapade qui en 1763 l'amena à Paris et à Versailles, évoque la Révolution au village et l'épouvante face aux chouans, récapitule les nouveautés apparues durant sa vie, dispense des conseils pour mieux vivre... Au fil de la plume de Louis Simon, on entend la voix directe d'un homme du peuple. Ses pages lumineuses sont une pépite parmi les écrits du for-privé, un document d'une valeur inestimable pour les chercheurs, mais aussi un texte qui parle à tout curieux d'histoire et d'humanité.
Lacan a mis en relation les concepts freudiens du refoulement, de la condensation et de la dénégation avec les trois passions de l'être que ce sont l'amour et sa métaphore, la haine et sa volonté de néantisation et l'ignorance pour n'en rien vouloir savoir et continuer à jouir. Ainsi aux côtés de la haine et de l'amour, il y a l'ignorance : triptyque passionnel dans lequel le sujet se réalise. Mais que réalise-t-il si ce n'est l'écart avec son propre inconscient ? La passion de l'ignorance renvoie donc le sujet à un "ne rien vouloir savoir". La pandémie de la Covid 19 n'a-t-elle pas mis en exergue cette passion alors que, le réel de la mort venait frappe chacun aux portes de son propre inconscient ? Il s'agit dès lors de croire qu'il y a quelque chose là où il n'y a rien. C'est la question du semblant, du déni ou du délire qui est posée ici ou bien aussi celle du recours à un dogme religieux, croire qu'il y a du tout, que la religion ou la science peut tout expliquer (ce qui a été mis en échec lors de la pandémie). L'analyste quant à lui doit être animé d'une "docte ignorance" , afin de soutenir la capacité du sujet à rencontrer son propre savoir inconscient, c'est même un principe d'ouverture au transfert.
En 2020, notre pays, la France, est touché par une pandémie mondiale : la Covid-19. Le virus fait une entrée fulgurante dans ma famille, entraînant des dégâts sur son passage. Mon père est touché et perd la vie. Comment survivre à un tel évènement ? Comment supporter les conséquences de cette catastrophe ? Ma complicité avec mon père, nos souvenirs, puis la contamination, l'hospitalisation, le décès, le deuil et l'enfer... Mon ouvrage autobiographique se présente comme un témoignage de notre histoire actuelle : l'apparition de la Covid-19 et le bouleversement de nombreuses familles laissées dans le désarroi et la solitude.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.