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LANGAGE ET EPISTEMOLOGIE
Granger Gilles-Gaston
KLINCKSIECK
26,90 €
Épuisé
EAN :9782252020838
Le langage est, pour l'homme, la fois outil et objet. Philosopher sur le langage, c'est donc s'interroger la fois sur les formes et les limites de son pouvoir, st sur l'trange nature de cette ralit extrieure nous et dont nous ne pouvons pourtant dissocier ce que nous appelons notre pense. L'auteur, par inclination personnelle et non point par principe, choisit d'orienter son enqute selon le point de vue de la connaissance scientifique. Ainsi se propose-t-il d'abord de dfinir le rle que joue le langage dans la constitution de la science. Il est alors conduit examiner les pseudo-langages que celle-ci se construit, et, en prcisant la fonction du symbolisme dans la connaissance objective, il met en lumire, dans ce domaine, le privilge et l'infirmit des langues naturelles. C'est alors cette notion de langue naturelle qui devient le thme de sa rflexion : le linguiste en veut faire l'objet d'une science. Comment dtermine-t-il cet objet, par quelles dmarches parvient-il sa connaissance, qu'est-ce enfin qu'une science du langage ? Sur cette science, encore aujourd'hui peut-tre l'tat naissant, le philosophe ne peut faire de pronostics. Du moins lui appartient-il, en dehors des querelles d'coles, de tenter de reconnatre jusqu'o l'on s'est avanc dans la voie du savoir.
Qu'est ce que vérifier ? Confronter un énoncé avec les faits, mais aussi examiner une chose pour voir si elle est telle qu'elle doit être. C'est donc s'interroger sur l'adéquation à l'expérience du discours dans lequel prétend s'exprimer une connaissance. Mais t'est aussi examiner la nature de la relation qui s'établit entre un énoncé et le système dans lequel il est pris, en fonction de règles de conformité de la pensée avec le monde mais surtout avec elle-même. Dans la démarche scientifique, ces deux aspects sont clairement distingués, mais cependant conjoints. Et c'est de l'un comme de l'autre qu'il faut tenir compte pour embrasser le concept même de vérification, clé de toute oeuvre scientifique, fil conducteur que Gilles-Gaston Granger a choisi de se donner pour explorer les fondements de la prétention des sciences à nous faire connaître une réalité. Contre les critiques portées à la démarche scientifique, les tentations irrationnalistes et les différentes formes de philosophie du soupçon, Gilles-Gaston Granger, s'appuyant sur une étude des processus de vérification dans les disciplines expérimentales mais aussi formelles, s'efforce ici de refonder une théorie de la connaissance qui rende compte der progrès et des succès des sciences.
Nul doute que le sens de l'espace soit au cœur de nos pensées. Nous pensons des objets dans l'espace, nous les voyons, nous les touchons dans l'espace. Mais pensons-nous l'espace lui-même ? Est-ce seulement une forme ou bien est-ce aussi un objet ? La question semble résolue, tant il est vrai que les mathématiciens ont depuis longtemps créé par abstraction une science des objets en tant qu'ils sont dans l'espace. C'est la géométrie. Est-ce vrai ? Et comment ? En s'attaquant à cette question, centrale depuis Kant, Gilles Gaston Granger poursuit son œuvre, placée sous le signe de la philosophie scientifique.
Qu'est-ce que le style ? Toute oeuvre, au sens fondamental, acte de susciter ou de modifier l'opposition corrélative d'une forme et d'une matière, n'est-elle pas l'expression d'un style, déchiffrable selon quelque code plus ou moins explicitement convenu ? Cet ouvrage propose la définition d'un concept généralisé du style, considéré non plus seulement comme catégorie esthétique, mais comme applicable à tout travail humain. L'auteur applique ce concept de style à des exemples d'oeuvres mathématiques, puis au cas plus familier des oeuvres de langage, avant d'esquisser le projet d'une stylistique des sciences de l'homme, complémentaire d'une histoire des connaissances et d'une épistémologie des structures.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.