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La vérification
Granger Gilles-Gaston
JACOB
27,90 €
Épuisé
EAN :9782738101488
Qu'est ce que vérifier ? Confronter un énoncé avec les faits, mais aussi examiner une chose pour voir si elle est telle qu'elle doit être. C'est donc s'interroger sur l'adéquation à l'expérience du discours dans lequel prétend s'exprimer une connaissance. Mais t'est aussi examiner la nature de la relation qui s'établit entre un énoncé et le système dans lequel il est pris, en fonction de règles de conformité de la pensée avec le monde mais surtout avec elle-même. Dans la démarche scientifique, ces deux aspects sont clairement distingués, mais cependant conjoints. Et c'est de l'un comme de l'autre qu'il faut tenir compte pour embrasser le concept même de vérification, clé de toute oeuvre scientifique, fil conducteur que Gilles-Gaston Granger a choisi de se donner pour explorer les fondements de la prétention des sciences à nous faire connaître une réalité. Contre les critiques portées à la démarche scientifique, les tentations irrationnalistes et les différentes formes de philosophie du soupçon, Gilles-Gaston Granger, s'appuyant sur une étude des processus de vérification dans les disciplines expérimentales mais aussi formelles, s'efforce ici de refonder une théorie de la connaissance qui rende compte der progrès et des succès des sciences.
Le langage est, pour l'homme, la fois outil et objet. Philosopher sur le langage, c'est donc s'interroger la fois sur les formes et les limites de son pouvoir, st sur l'trange nature de cette ralit extrieure nous et dont nous ne pouvons pourtant dissocier ce que nous appelons notre pense. L'auteur, par inclination personnelle et non point par principe, choisit d'orienter son enqute selon le point de vue de la connaissance scientifique. Ainsi se propose-t-il d'abord de dfinir le rle que joue le langage dans la constitution de la science. Il est alors conduit examiner les pseudo-langages que celle-ci se construit, et, en prcisant la fonction du symbolisme dans la connaissance objective, il met en lumire, dans ce domaine, le privilge et l'infirmit des langues naturelles. C'est alors cette notion de langue naturelle qui devient le thme de sa rflexion : le linguiste en veut faire l'objet d'une science. Comment dtermine-t-il cet objet, par quelles dmarches parvient-il sa connaissance, qu'est-ce enfin qu'une science du langage ? Sur cette science, encore aujourd'hui peut-tre l'tat naissant, le philosophe ne peut faire de pronostics. Du moins lui appartient-il, en dehors des querelles d'coles, de tenter de reconnatre jusqu'o l'on s'est avanc dans la voie du savoir.
C'est du réel que nous parle la science. Mais de quel réel ? Il s'agit d'épures, de configurations abstraites, incomplètes au regard de nos expériences. Ce sont ces abstractions qui forment le réel de la science, à partir duquel sont élaborés, de nos jours, les procédés techniques les plus efficaces et les plus puissants. Le probable, le possible et le virtuel, ces modes du non-actuel, sont donc des moments essentiels à toute connaissance du monde empirique. Analysant la construction de l'objet scientifique et le rapport du non-actuel avec l'expérience, Gilles-Gaston Granger poursuit ici son exploration de la rationalité moderne.
Qu'est-ce que le style ? Toute oeuvre, au sens fondamental, acte de susciter ou de modifier l'opposition corrélative d'une forme et d'une matière, n'est-elle pas l'expression d'un style, déchiffrable selon quelque code plus ou moins explicitement convenu ? Cet ouvrage propose la définition d'un concept généralisé du style, considéré non plus seulement comme catégorie esthétique, mais comme applicable à tout travail humain. L'auteur applique ce concept de style à des exemples d'oeuvres mathématiques, puis au cas plus familier des oeuvres de langage, avant d'esquisser le projet d'une stylistique des sciences de l'homme, complémentaire d'une histoire des connaissances et d'une épistémologie des structures.
Je considère ici le sens et le rôle de l'irrationnel dans certaines oeuvres humaines, dans certaines créations majeures de l'esprit humain, et tout particulièrement dans les oeuvres de la science. Dans cette perspective, je distinguerais trois types significatifs d'irrationnel. Le premier serait l'irrationnel comme obstacle, point de départ d'une reconquête de la rationalité. Le second, l'irrationnel comme recours, moyen de renouveler et de prolonger l'acte créateur. Le troisième, l'irrationnel par renoncement, ou si l'on veut par abandon, est au contraire un véritable rejet du rationnel. C'est cette triple distinction qui servira de fil conducteur à nos réflexions sur l'irrationnel dans les oeuvres, dans l'esprit d'un rationalisme ouvert et dynamique, en vue de reconnaître et de délimiter le rôle positif de l'irrationnel. " G. G. G.
Le célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.fr
J'avais six mois quand ma mère s'est rendue compte que je me raidissais dès qu'elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, comme elle me faisait des câlins, je me suis mise à la griffer et à me débattre, comme un animal pris au piège".Le diagnostic tombe comme un couperet: la petite Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprend des études supérieures et depuis mène une carrière professionnelle réussie. Un témoignage unique sur l'autisme vécu de l'intérieur."Une fantastique leçon d'espoir" (Le Figaro Magazine
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.