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Les néoconservateurs
Grange Juliette
POCKET
9,90 €
Épuisé
EAN :9782266262910
Ce livre s'attache à décrire une variété particulière et peu identifiée d'extrémisme de droite dans sa version française récente. Le néoconservatisme est un puissant mouvement politique qui a d'abord mené une guerre des idées aux Etats-Unis, et a ensuite essaimé en Europe, en particulier en France depuis une quinzaine d'années. L'enquête exhaustive de Juliette Grange propose d'identifier un mouvement politique antidémocratique et antirépublicain qui s'exprime dans des think tanks, des activités de lobbying et des groupes confessionnels. Ce mouvement a pour principale caractéristique d'affirmer ensemble le néolibéralisme et le retour aux valeurs morales et religieuses. L'Etat étant chargé d'imposer à la société l'un et l'autre, et à lui-même la mise en oeuvre des valeurs du marché. L'ouvrage montre comment le néoconservatisme a émergé de manière discrète, par une guerre des idées dans le champ intellectuel (philosophie et sciences humaines), puis s'est popularisé dans les réseaux sociaux, les blogs et la presse.
Fonder un nouveau pouvoir spirituel et ainsi " terminer la Révolution ", tel est l'étrange projet d'Auguste Comte qui écrit au début de l'ère industrielle. On connaît ce philosophe, mathématicien de formation, vivant en marge des institutions, à travers quelques anecdotes mille fois répétées qui font masque : sa folie, ses amours. Mais qu'en est-t-il de sa philosophie proprement dite ? Quels sont les liens entre religion et épistémologie, philosophie morale et fondation des sciences de l'homme ? Si Comte a créé un grand nombre de néologismes (au premier chef celui de positivisme) dont nous nous servons aujourd'hui sans toujours en connaître l'origine, sa terminologie, entre théologie et sciences, étonne. Il faut pour l'aborder à la fois une solide culture et une certaine simplicité d'esprit tant elle est étrangère à l'habituelle histoire de la philosophie. Voici quelques mots-clés et concepts, des guides pour entamer la lecture d'un immense système philosophique dont la cohérence théorique ne font pas de doute.
Auguste Comte (1798-1857) est l'auteur d'un système philosophique de grande influence aux XIXe et XXe siècles, à l'étranger comme en France. Fondateur du positivisme (il invente le néologisme), il est cependant plus proche d'une philosophie de l'histoire comme celle de Hegel, que des travaux de Stuart Mill ou, au XXe siècle, de ceux du "positivisme logique". La philosophie de Comte comporte un versant moral et religieux, une philosophie politique et sociale. Ce petit ouvrage d'introduction explore la voie d'accès la plus classique à cette oeuvre multiforme: celle de la philosophie des sciences et de la théorie de la connaissance. On verra donc comment, à partir de spéculations sur l'histoire des sciences exactes modernes, Comte répond aux célèbres questions: que pouvons-nous savoir? Qu'est-ce que l'homme? Que devons-nous faire? Que nous est-il permis d'espérer?
Qu'est-ce que le républicanisme français? Un ensemble d'institutions issues de la Révolution française? Un mot de la langue de bois politicienne? Une idée audacieuse et utopique?Cet ouvrage fait le point sur l'idée républicaine telle qu'elle s'est exprimée et incarnée du XVIIIe au XXe siècle. Il met à la portée d'un lecteur non spécialiste les références philosophiques sur la question, permet de s'interroger sur la séparation des pouvoirs, la présidentialisation du régime, la représentation démocratique. Avec la distance de la réflexion, on traversera toutes les thématiques contemporaines, l'individualisme, le socialisme, le rapport entre économie et politique. Ce livre veut amener à réfléchir sur l'idéal républicain et en propose une traduction dans le monde d'aujourd'hui: une république européenne et une définition de l'environnement comme bien public. Biographie de l'auteur Juliette Grange est agrégée de philosophie, docteur d'État, professeur des Universités. Elle est spécialiste de la pensée française du XIXe siècle (UMR, CNRS, L.I.R.E.) et des relations entre sciences humaines et philosophie politique. Elle est l'auteur entre autres d'Auguste Comte, la politique et la science (2000, Odile Jacob) et de Balzac, L'argent, la prose, les anges (rééd. Circé, 2008).Retrouvez l'actualité de Juliette Grange sur http://juliette.grange.free.fr
Utilisé pour la première fois au dix-neuvième siècle, mot "socialisme" définit un projet d'organisation de la société, une critique des formes de domination et une pensée du changement social. Le socialisme incarne la volonté de créer une société nouvelle, mais à la différence du communisme, sans articuler cette société autour de la suppression de la propriété privée. Ce concept a connu un immense succès et une très grande diversité de penseurs et de courants politiques s'en réclamera. C'est pourquoi il faut parler "des socialismes" tant les acceptions et les interprétations sont plurielles, voire hétérogènes. "Les socialismes" désignent ainsi prioritairement les corps de doctrines critiques du capitalisme développant des formes d'organisation sociale nouvelles fondées sur la justice, l'égalité et la solidarité. Cet ouvrage interroge les doctrines socialistes (philosophiques, sociologiques, politiques), des auteurs ou des écoles ayant produit un oeoeuvre permettant ainsi une confrontation avec d'autres problématiques de transformation de la société. Depuis 1989 et la chute du Mur de Berlin, comment l'idée socialiste a-t-elle été revisitée, reprise par certains ou abandonnée par d'autres? Tout en dressant un bilan des apports doctrinaux dans leur diversité théorique et géopolitique, les auteurs tentent de réévaluer et de redéfinir les doctrines socialises rendant sa lecture plus que jamais indispensable dans un monde dépourvu de boussole.
Résumé : Utilisant des sources palies, sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître spirituel, restitue la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur humanité. Mêlant les principaux " sutras " au récit des événements, il nous livre une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. Mais il est aussi un merveilleux conteur : avec l'histoire du jeune bouvier Svasti, qui quitte sa famille pour suivre Siddharta, le récit prend une dimension romanesque qui séduira les lecteurs les plus jeunes comme les plus avertis.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité."
Etablis sur les rives d'un torrent auvergnat, les couteliers de Thiers, qui depuis des siècles fabriquent tout ce qui doit trancher, percer, raser, fendre, couper, les " ventres jaunes " forment une étrange population. C'est ainsi qu'on appelle les " émouleurs " couchés au-dessus de leurs meules et recevant douze heures par jour les projections de grès et de limaille blonde. Dans leurs ateliers insalubres et obscurs, ils n'en sont pas moins l'aristocratie du métier et forment une communauté libertaire qui se moque des lois et de la République, et se console en buvant des chopines, en jouant du pipeau et en élevant des chardonnerets. Une société truculente que Jean Anglade fait revivre avec tendresse et drôlerie.