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L'adhésion à Dieu par la raison
Granel Paul
BAUDELAIRE
10,55 €
Épuisé
EAN :9791020328052
Pour conjurer l'angoisse de la mort, le refuge que nous proposent les religions est la croyance en une autre vie après notre fin corporelle ; une vie éternelle auprès de Dieu. Mais la croyance, par définition, n'est pas fondée sur des arguments rationnels ; croyance et réalité sont des choses totalement différentes. Il me semble donc impossible d'adhérer à l'existence de Dieu autrement que par la raison, qui se situe – comme le dit le philosophe Kant – au centre du monde. Nous sommes, dès lors, amenés à nous poser la question essentielle : Dieu est-il à l'origine du monde ? Mais aussi à analyser, voire à douter des affirmations des religions seulement fondées sur la foi : la création de l'être humain par Dieu, la notion de résurrection de la chair, l'existence du Purgatoire et de l'Enfer, la nature divine de Jésus-Christ, la possibilité d'une autre vie dans l'au-delà. Il semble, comme le pense Jean d'Ormesson, qu'il vaut mieux, plutôt que dans la foi, se réfugier dans l'espérance d'être, un jour, au-delà de la mort, quelque chose au lieu de rien.
L'Epoque dénouée s'attache à démêler les ils embrouillés de la Tradition afin de comprendre ce qui nous arrive, à nous les tard venus. A cette fin, Gérard Granel s'engage dans une analyse historico-historiale visant à déterminer la "loi la plus intime" de notre monde. Le noeud thématique qu'il retient dans les textes réunis dans ce volume est celui de l'"automate" dont il montre qu'il possède un triple nouage historique: la substantication par Platon de la psychè automate, qui dessine la figure de la pensée comme mathesis; l'universalisation par Descartes de l'idée de mathesis, dont le moteur est une logique de l'infinité induisant un devenir-ingénieur de l'esprit et une détermination du savoir comme savoir "automate"; la propagation, mise en évidence par Marx, du principe d'infinité à tous les domaines d'activité, qui transforme le monde lui-même en une vaste "accumulation de marchandises" ne connaissant d'autre loi que celle imposée par la "substance automatique". Démêler le n?ud de l'automate fait donc lever la question suivante qui fut celle de Nietzsche avant de devenir celle de Heidegger, et qui est aussi celle à laquelle nous confronte le versant non métaphysique des analyses de Marx: comment nous départir de notre appartenance à un monde qui semble périmer tout avenir?
Schürmann Reiner ; Dastur Françoise ; Granel Gérar
Né en 1941 ("trop tard pour voir la guerre, trop tôt pour l'oublier") et mort en 1993 aux Etats-Unis où il habitait depuis 1971, Reiner Schürmann a écrit tous ses livres en français, dans une langue admirable, Professeur de philosophie à la New School for Social Research de New York, il est l'auteur de trois remarquables ouvrages de philosophie qui le placent au premier rang des penseurs de ce siècle: Maître Eckhart et la joie errante (1972), Le principe d'anarchie. Heidegger et la question de l'agir (1982), enfin, Des hégémonies brisées, son opus magnum, publié à titre posthume en 1996 par Gérard Granel. La Préface des Origines est de Françoise Dostur la Postface de Gérard Granel
Ecrite au Cameroun en 1999-2000, cette "Lettre à l'Afrique" donne une vision lyrique et confiante d'une Afrique au croisement d'un passé qui la hante et d'un avenir qui l'angoisse, prise en tenailles entre les villes et leurs quartiers -achélèmes à plat - et les villages de forêt - quand sortent les corps noirs des cases rouges/le matin au village. "Ethnics" aborde la poétique du rythme, du son mécanique, répété. Les "Poèmes pour la mort" retrouvent le ton lyrique et triste du poème à l'Afrique.
Résumé : Peut-il y avoir une vie quotidienne, une vie légère, pendant que la guerre brûle et défigure tout autour de soi ? Comment l'homme use-t-il de tous ses talents lorsque rôdent la faim, le marasme et la misère ? La fougue que le témoin-conteur a mise dans les récits qu'il a faits à l'auteur et la passion qui faisait briller son regard tandis qu'il parlait, prouvent bien que oui et qu'il est possible de survivre, même dans les cas les plus critiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Max le fraudeur des rives de l'Escaut, pisteur de lièvres, piégeur d'anguilles et de brochets et... Bête noire des douaniers, a certes souvent côtoyé le danger dans ses périples nocturnes. Mais il a surtout fait l'expérience d'amitiés sincères et vécu ses premières amours. Avant toute chose, il a su garder son sens de l'humour et son appétit de vivre. En égrenant ses souvenirs, Max le passeur de tabac prohibé, le braconnier de plaine et d'eau douce, la bête noire des douaniers et gardes de tous bords, redonne vie à ses prouesses de fraudeur. Jeune homme intrépide, un brin anarchiste, il n'hésitait pas à entreprendre les expéditions les plus folles... La lecture des tableaux de Max permet de découvrir la vie des petites gens dans un coin de campagne, épargné par l'épouvantable laminoir de l'Histoire. Et de participer à une aventure passionnante.
Shanice Ellington nous livre ses pensées et des vérités dans cet essai un brin philosophique et avant-gardiste. Ce livre n'a qu'un seul mot d'ordre : aider autrui. Comme la littérature peut sauver des vies et guérir les âmes, alors pourquoi ne pas l'utiliser à bon escient ? S'aider soi-même, aider l'autre et la société, sont les principaux sujets traités par l'auteur. Force est de constater que certaines personnes se retrouvent comme enchaînées, tiraillées de tous les côtés dans certaines situations pénibles que la vie réserve parfois. Au fil des pages de Vérité partagée ou pas, l'auteur nous conte son histoire de façon indirecte et nous invite à partager ou non ses vérités, afin de nous aider à remédier à ces situations. C'est tout l'intérêt de cet ouvrage autour duquel nous apprenons qu'"avec de l'espoir et de la volonté, on peut tout rendre certain".
- Pardonnez-moi, monsieur le procureur, j'ai dû manquer une case. A vingt-cinq ans j'étais un bandit, je vendais de la drogue, j'ai payé pour cela, j'ai pris trois ans fermes et j'ai rendu ma dette à l'Etat. Et maintenant, devenu vieux, que je fais de l'humanitaire en aidant de pauvres gens épuisés qui ont soif, froid et faim... vous voulez me mettre en prison tout ça parce que je ferais partie d'une bande organisée ? Je ne saisis pas bien votre raisonnement, là... je vous le dis, j'ai dû louper une case. - Arrêtez, vous vous fichez du monde. "Eux, les migrants, ils disent merci toutes les cinq minutes. Merci de quoi ? pense Pierre. C'est lui qui doit dire merci de ce rappel impérieux de la nécessité du partage. Eux, ils ont les yeux grands ouverts sur l'avenir, pupilles noires au centre de billes blanches. Ce sont eux qui sont propres et c'est lui qui a la gale, pas sur la peau du corps, mais sur la peau du coeur sans doute depuis toujours..." "Une famille nombreuse, c'est quelque chose. Il n'y a pas un avis comme aux époques patriarcales, il n'y a pas deux positions qui s'affrontent comme en politique au moment du choix présidentiel, il y a une foultitude d'avis qui vont, qui viennent, qui remettent tout en cause et qui font qu'on évolue."