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L'air est cette foule
Grandmont Dominique
DUMERCHEZ
18,60 €
Épuisé
EAN :9782904925689
Pages de l'immobile réalisé, mais réalisé comme le réel insaisissable — en défaut, c'est le tout qui se révèle en déplacement. Pensée toujours active — recto — verso — du dehors. Ne se traverse que la page qui aura arrêté, et ici elles le font toutes, pour chaque fois rejoindre la masse transparente rudimentaire. Merci de m'avoir voulu — de ce livre magnifique — le lecteur, lecteur appelé, sans parole. La parole, qui est vôtre, elle-même à l'arraché, dans sa page, page très âpre, chaque fois gagnée sur la disparition de ce qui nous entoure, dans l'assèchement du lit comme à contre-courant, et sans atténuer la disparition qui aujourd'hui doit aimanter. En regard, je lis Se donnant / disparaissent. La mise à vide est mise à vif, et la disparition, un don — qui oeuvre au retour. L'attente dans le déblai y est chaque fois soutenue sans espoir. Aujourd'hui il n'en faut pas plus, l'attente n'est pas même attente du retour, elle comble." André du Bouchet
Ce livre important pour la poésie, notamment française, réunit les derniers poèmes à ce jour de Dominique Grandmont. Soit six ensembles écrits entre 2012 et 2020. LE MOT EST LA MOITIE ? DE L'INTERPRE ? TATION DU CRI (mai 2012) COIN TABLE FENETRE (février 2016) MILIEU DE COUR DROITE (juin 2016) ICI COMME JAMAIS (janvier 2017-août 2018) LE TEMPS DES RECITS (février 2019-décembre 2019) A PERTE DE VUE (octobre-décembre 2020) Ce qui frappe tout d'abord est cette présence des mots jamais en excès, "vérité qui leur donne / le courage de l'inexistence" , comme il en irait aussi d'un chant en rien forcé. C'est inutile, tout y vient d'un naturel propre au cheminement de la pensée tout aussi rigoureusement que sensiblement conduite, chacun de ces poèmes puisant sa venue d'un "appel" d'où le poète s'exclut puisque ce qu'il "a de plus à lui ne lui appartient pas". Du même auteur à La Barque : "Un homme de plus" paru en 2019.
Résumé : 80 pages d'exception pour ce sixième numéro de La Barque dans l'arbre. Soit, des traductions du russe (Vladimir Soloviov, Daniil Harms), du japonais (ASABUKI Ryôji), de l'espagnol (Argentine & Mexique, Mariano Rolando Andrade et José Carlos Becerra), de l'anglais (américain, Cummings, Pound, Whitman), de l'italien (Franco Buffoni), du polonais (Michal Sobol), et des textes-poèmes français de Dominique Grandmont, Franck Gourdien, Philippe Di Meo, Philippe Blanchon, Jacques Sicard, Nicolas Vatimbella. Certains auteurs, qui apparaissent par endroit en tant que tels, y sont également traducteurs, d'autres connus en tant que traducteurs y apparaissent poètes, tandis que d'autres encore, pour certains poètes, s'y trouvent en tant que traducteurs (Karine Marcelle Arneodo, Emmanuel Laugier, Bruno Grégoire, Lou Raoul...), là où le poète Mariano Rolando Andrade s'est traduit avec la complicité de Christophe Manon... En ce vol qui n'est pas survol, de texte à texte en ce montage, au travers des écritures des sujets trouvent à se dégager et revenir, notamment celui de la guerre et ses souffrances ? . Des pans d'Histoire, notamment politique se révèlent ainsi, tout aussi bien, allemande et italienne, états-unienne ou mexicaine... "L'espèce humaine" autrement dit, sous des aspects qui se peuvent ici ou là ceux de la relation à l'autre saisie dans le questionnement de la distance. Soit encore, jusqu'à la drôlerie de certains textes, l'absolu nécessité de la poésie à travers le temps et l'espace, l'un et l'autrefouillés par des écritures.
Résumé : Une maquette à l' " Echelle I " a pour but de représenter en totalité ou par tronçons un modèle en grandeur réelle, ce qui suppose un rapport d'égalité entre le modèle et le prototype. Il en va de même à l'échelle d'une vie, où l'on se mesure à l'autre pour être soi. Ce réajustement constant crée un sens en dépassant l'idée première, et le poème esquissé ainsi en rêve ou dans la rue serait ce compromis nécessaire entre un désir plus fort que son objet et un schéma qui ne peut s'avérer exact qu'en ignorant ses propres règles. " Echelle I " se veut un parcours qu'on ferait droit devant soi, de nuit ou juste avant l'aube, dans un univers de banlieue, par intériorisation du dehors et sans préalable. Dominique Grandmont
Résumé : " Selon le principe de la collection regard, Pierre Tilman a pris comme point de départ de son ouvrage l'un des objets des collections d'un musée ; ici, l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Il a choisi la Prothèse d'un ?il, objet fait de métal et de verre dont l'ambition est d'imiter la couleur et la texture de la chair. " On dirait un montage dadaïste ou surréaliste ". Agé maintenant de plus de cent vingt ans, le narrateur, entre histoire et fiction, nous conte la vie quotidienne du front et de l'arrière. Il se souvient de ses amis qui nous fascinent toujours Cendrars, Léger, Braque, Picasso, Laurencin, Masson, Picabia, Duchamp... Mais, sur le champ de bataille, quel que soit le génie de ces héros, au moment de la mort, notre humanité n'est plus qu'un cri de peur, un cri déchirant et pathétique : " Maman ! Maman !... ". " Thomas Compère-Morel.
Résumé : Prendre la parole, on le croit encore trop, ce n'est pas reconnaître à chaque fois sa propre appartenance à tout l'immense immémorial acquis humain, ce n'est pas décider de son propre mode à chaque fois d'appartenance à ce tout ainsi qui détermine humainement tout, non, prendre la parole, et si hérétiquement que ce soit, ce n'est pas, sens, valeur, perpétuer cet ordre. Prendre la parole, oui, c'est à chaque fois me retrouver face à tout un énorme immémorial acquis humain, lequel pour moi, en fait, n'est rien d'autre alors que chaos, c'est à partir de ce chaos me constituer à chaque fois un ordre, et quel qu'il soit, sens et valeur, un ordre humain qui soit le mien dont je suis librement ainsi la seule et la pleine origine. Nihilisme, il a nom en effet nihilisme et s'il est seul fondement aujourd'hui de toute possible humanité enfin humaine et s'il l'est définitivement, ce nihilisme, il l'est d'être ensemble indissolublement de non et ce oui, ce non à toute de determinante, appartenance et ce oui à l'originellement pleine liberté. En d'autres termes et pratiquement ce qu'il nous faut enfin, c'est en toute conscience et toute connaissance ignorer comme tel tout ordre reconnu, tout ordre exprimé, écrit, transmis, ce qu'il nous faut, passé toute foi immédiate, aujourd'hui, et tout deuil, c'est à chaque fois dire ce que nous sentons, non ce que nous devrions dire, à chaque fois, c'est absolument nous avérer ainsi chacun de nous libre et ne parler qu'à même pleinement notre seule vie...