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J'aime la période des papiers collés de Braque et Picasso
Tilman Pierre
DUMERCHEZ
15,30 €
Épuisé
EAN :9782847910056
Selon le principe de la collection regard, Pierre Tilman a pris comme point de départ de son ouvrage l'un des objets des collections d'un musée ; ici, l'Historial de la Grande Guerre, à Péronne, dans la Somme. Il a choisi la Prothèse d'un ?il, objet fait de métal et de verre dont l'ambition est d'imiter la couleur et la texture de la chair. " On dirait un montage dadaïste ou surréaliste ". Agé maintenant de plus de cent vingt ans, le narrateur, entre histoire et fiction, nous conte la vie quotidienne du front et de l'arrière. Il se souvient de ses amis qui nous fascinent toujours Cendrars, Léger, Braque, Picasso, Laurencin, Masson, Picabia, Duchamp... Mais, sur le champ de bataille, quel que soit le génie de ces héros, au moment de la mort, notre humanité n'est plus qu'un cri de peur, un cri déchirant et pathétique : " Maman ! Maman !... ". " Thomas Compère-Morel.
Que mon corps veuille se venger de moi, c'est quand même dur à encaisser. Pierre Tilman nous parle de son corps, de sa maladie de poète, avec les moyens de la poésie. " Animal apprivoisé. Incapable de retourner à l'état sauvage. D'ailleurs, sur la planète, y a-t-il encore du sauvage ? Reste avec moi. Ne t'en va pas. A " L'auteurA : Proche de Franck Venaille et de Daniel Biga, avec qui il dirigea la revue Chorus, Pierre Tilman écrit une poésie remarquée dès le début. Pour L'Esclavage n'a pas été aboli, éditions Guy Chambelland, il reçoit le prix de poésie du Pont-de-l'Epée-Saint-Germain en 1970. Les poèmes d'Hôpital silence que publient les éditions Seghers en 1975 sont salués comme le manifeste de l'écriture originale d'un poète de son époque. Il se retrouve la même année faisant partie du Nouveau Réalisme en poésie dont l'engagement est tourné du côté de la réalité quotidienne et du refus des effets littéraires. Il a publié une soixantaine de livres de poésie. Il est l'auteur d'ouvrages sur les artistes Peter Klasen, Erro, Jacques Monory et Ivan Messac. Il a rédigé la biographie de Robert Filliou, Robert Filliou, nationalité poète. Il est né en 1944 à Salernes, dans le Var. Après une quarantaine d'années passées à Paris, il vit aujourd'hui à Sète.
Résumé : Prendre la parole, on le croit encore trop, ce n'est pas reconnaître à chaque fois sa propre appartenance à tout l'immense immémorial acquis humain, ce n'est pas décider de son propre mode à chaque fois d'appartenance à ce tout ainsi qui détermine humainement tout, non, prendre la parole, et si hérétiquement que ce soit, ce n'est pas, sens, valeur, perpétuer cet ordre. Prendre la parole, oui, c'est à chaque fois me retrouver face à tout un énorme immémorial acquis humain, lequel pour moi, en fait, n'est rien d'autre alors que chaos, c'est à partir de ce chaos me constituer à chaque fois un ordre, et quel qu'il soit, sens et valeur, un ordre humain qui soit le mien dont je suis librement ainsi la seule et la pleine origine. Nihilisme, il a nom en effet nihilisme et s'il est seul fondement aujourd'hui de toute possible humanité enfin humaine et s'il l'est définitivement, ce nihilisme, il l'est d'être ensemble indissolublement de non et ce oui, ce non à toute de determinante, appartenance et ce oui à l'originellement pleine liberté. En d'autres termes et pratiquement ce qu'il nous faut enfin, c'est en toute conscience et toute connaissance ignorer comme tel tout ordre reconnu, tout ordre exprimé, écrit, transmis, ce qu'il nous faut, passé toute foi immédiate, aujourd'hui, et tout deuil, c'est à chaque fois dire ce que nous sentons, non ce que nous devrions dire, à chaque fois, c'est absolument nous avérer ainsi chacun de nous libre et ne parler qu'à même pleinement notre seule vie...