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Jules Crevaux et l'exploration de l'Amérique du Sud (1847-1882)
Grandhomme Francis ; El Gammal Jean
INDES SAVANTES
37,00 €
Épuisé
EAN :9782846545907
Médecin de la Marine française, Crevaux est d'abord et surtout un explorateur, un personnage hors normes que ses récits de voyages dans les Guyanes, l'Orénoque et le bassin de l'Amazone, transformèrent vite en un héros tout droit sorti des romans de Jules Verne pour ses contemporains. Mais c'est aussi un scientifique, dont les collections ont pris place au musée du Quai-Branly ; un rêveur à la recherche de l'Indien originel ; la victime, à 35 ans, d'un assassinat mystérieux dans le Gran Chaco, sorte de Far West sud-américain entre Bolivie, Argentine et Paraguay. Sa mort a un immense retentissement dans les cercles scientifiques, politiques, mais aussi au niveau populaire. Des rues ou monuments lui sont dédiés à Paris, Nancy ou Brest et en Amérique du Sud. Explorateur fluvial, il privilégie les cours d'eau qui sont pour lui " des chemins qui marchent ". Explorateur aux pieds nus, c'est un adepte d'expéditions discrètes. Modeste, sa devise est " Tiens bon ! " et il attribue ses succès à " une bonne santé, un peu d'audace et beaucoup de chance ". Produit de la méritocratie, il a eu une première vie avant l'exploration. Formé à l'Ecole de médecine navale de Brest, il est marqué par la guerre de 1870, durant laquelle il effectue des missions secrètes, et opte pour la France en 1872. Comme Alsacien-Lorrain, il fait de l'exploration de l'Amérique du Sud " sa chose " pour, à l'heure de la Revanche, ne pas trop détourner le regard de la " ligne bleue des Vosges " par des conquêtes africaines. Crevaux se distingue par la qualité littéraire de ses récits, l'éclectisme de ses centres d'intérêt et, surtout, une approche plus humaniste que colonialiste. Son oeuvre témoigne d'une nature et de cultures encore préservées.
Dans les ouvrages de la collection CONTRÔLE CONTINU vous trouverez : - des résumés de cours, pour réviser rapidement - des exercices corrigés, variés et progressifs pour vous entraîner et tester vos connaissances - des problèmes avec résolution pour se préparer efficacement aux contrôles écrits de votre classe.
Littéralement épuisé par le premier conflit mondial, les Français sont devenus foncièrement pacifistes, abrités derrière leur Ligne Maginot. Cette guerre qu'ils ne voulaient pas, ils la feront toutefois souvent avec courage en 1940, contrairement une idée reçue. Cependant, si en 1914 ils avaient été unis, la période 1940-1944 sera celle des règlements de comptes, sous l'?il de l'occupant, entre adversaires qui ne cessaient de s'invectiver depuis la fin des années vingt (ce qui n'empêcha pas d'ailleurs de surprenants reclassements). Période sombre, entachée d'horreurs qui cette fois touchent principalement les populations civiles, mais traversée aussi par des figures d'exception et des événements devenus mythiques, la Seconde Guerre Mondiale n'en sera pas moins au bout du compte pour la France celle de l'enfantement d'une société nouvelle. Ce volume s'achève sur une présentation de quelques-uns des nombreux lieux de mémoire de ce conflit, répartis sur l'ensemble du territoire national, de Dunkerque à la Provence et des plages de Normandie à la cathédrale de Strasbourg
Présentation de l'éditeur Plus les années passent, plus les historiens voient la Première Guerre mondiale comme la matrice de tous les conflits du XXe siècle. Ce fut une guerre longue et totale, avec des ravages jusqu'alors inouïs, occasion de " progrès " scientifiques rapides (gaz, avions, chars, mais aussi médecine). Débordant largement dans la sphère civile (avec sa mobilisation de l'arrière, ses internements de populations, ses déportations et même ses génocides), elle bouleverse lus sociétés occidentales et coloniales, redessine la carte de l'Europe, change les rapports de force entre nations et continents, voit la naissance du premier totalitarisme de l'histoire en Russie et son règlement imparfait sera l'une des causes de l'émergence du second régime totalitaire, en Allemagne. Loin de se résumer aux opérations militaires de la période 1914-1918 (dont la connaissance demeure pourtant la base de toute réflexion), cet ouvrage propose une chronologie thématique du premier conflit mondial avec ses prolongements. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
La mémoire structure le quotidien de nos sociétés et prend appui sur des inscriptions paysagères : les marqueurs mémoriels. Dans l'Est de la France, les frontières, l'armée et les guerres constituent des points essentiels de la construction de la mémoire collective : des traces variées de ce passé donnent à lire une histoire et à comprendre comment une société accepte ou non un héritage pluriséculaire.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.