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ECRITS. Edition bilingue français-latin
Granado Carmelo
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204052399
On doit à Jérôme de savoir que Pacien fut, au IVe siècle, évêque de Barcelone. A cela se résume presque toute notre information sur l'homme, dont l'œuvre atteste qu'il disposait d'une solide culture classique. On trouvera, réunis dans le présent volume, tous les écrits de Pacien parvenus jusqu'à nous : un De paenitentibus, un De baptismo, deux lettres adressées à un disciple de Novatien, Simpronien, et un traité dirigé contre les novatiens, destiné lui aussi à réfuter leurs positions concernant la pénitence postbaptismale. Chacun de ces opuscules et chacune de ces lettres abordent, en effet, sous une forme différente, le problème de la pénitence, sujet fort débattu dans l'Eglise primitive, et notamment la question de savoir si le pardon des péchés commis après le baptême est ou non légitime. On connaît la position rigoriste de Tertullien, surtout après son passage au montanisme. Pacien fut amené à préciser la sienne à l'occasion de son débat avec Simpronien, qui épousait les thèses de Novatien et refusait toute pénitence postbaptismale. Cette œuvre, pour la première fois traduite en français dans son intégralité, est d'une grande importance pour l'histoire du dogme, avec l'émergence de la notion de " péché originel ", et un témoignage précieux sur la discipline pénitentielle en usage dans l'Eglise d'Espagne au IVe siècle.
Che Guevara Ernesto ; Thomas Martine ; Granado Alb
Résumé : Juillet 1953, moins d'un an après son premier périple à motocyclette, Ernesto Guevara repart sur les routes de l'Amérique du Sud et Centrale. Après avoir traversé la Bolivie, le Pérou, l'Equateur et l'Amérique centrale, Ernesto est témoin du coup d'Etat de 1954 au Guatemala, orchestré par la CIA, qui a un effet profond sur sa conscience politique. Il fuit au Mexique où il rencontre Fidel Castro, ce qui marque le début d'un partenariat qui changera profondément le monde et le Che lui-même. Ce récit de voyage, géographique mais également intérieur, est une rare occasion de découvrir Ernesto Guevara avant qu'il ne devienne le " Che ".
En décembre 1951, Ernesto Guevara de la Serna, vingt-trois ans, étudiant de santé fragile, se laisse entraîner par son ami Alberto Granado, médecin, dans un projet intrépide: la traversée de l'Amérique du Sud à moto, de leur Argentine natale jusqu'à la mer des Caraïbes, en passant par Valparaiso, le lac Titicaca, le Macchu Picchu et laforêt amazonienne. Les deux amis se donnent quelques semaines: leur périple durera sept mois, à moto mais aussi en cargo, en avion, en train, en camionnette ou à bord d'un radeau de fortune. De léproseries en mines de fer, face aux réalités sociales d'un continent sous-développé, va s'éveiller leurconscience politique. Et, tandis qu'Ernesto note sesimpressions (Voyage à motocyclette, Mille et une nuits, 2003), son camarade Alberto s'efforce, dans ses carnets, de montrer comment, sous le jeune homme réservé mais lucide qu'est alors Guevara, perce le combattant de l'égalité et de la justice. Récit d'aventures, journal de bord, roman d'apprentissage, ce document qui a inspiré le film Carnets de voyage de Walter Salles livre un portrait intime et inattendu d'Ernesto Guevara avant qu'il ne devienne le "Che". Biographie de l'auteur Alberto Granado, né en Argentine en 1922, rencontre Ernesto Guevara en 1942. Devenu directeur du département de biologie de l'université de Caracas après 1952, il ne reverra le "Che" qu'en 1961, à Cuba, où il fondera la faculté de médecine de Santiago. Il réside depuis à La Havane.
Résumé : Nous constatons aujourd'hui un défaut de compréhension de la famille, de ce qui auparavant nous semblait évident. A mon avis l'objectif principal du prochain Synode devrait être de faciliter le retour du mariage et de la famille à leur dimension sacramentelle : en suscitant le courage nécessaire chez les jeunes qui se préparent au chemin conjugal, comme chez ceux qui se sont déjà engagés. Au fond il faut leur dire qu'ils ne sont pas seuls, que l'Eglise toujours mère les accompagne et ne les abandonnera jamais. (Extrait d'une réponse du Cardinal Müller)
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).