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Tout Matisse
Grammont Claudine ; Coron Anne ; Alliez Eric ; Boi
BOUQUINS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782221113851
Ce dictionnaire Matisse est le premier consacré à l'un des peintres majeurs du XXe siècle, qui fut tout autant graveur, dessinateur et sculpteur de génie. Très prisé du grand public, le chef de file du fauvisme continue de jouir d'un rayonnement exceptionnel en France et dans le monde, comme en témoignent les innombrables expositions qui lui sont consacrées. L'ouvrage présente l'ensemble des connaissances sur son oeuvre et sa vie à travers plus de 1000 entrées portant aussi bien sur ses créations que sur les personnes, les lieux et les concepts qui leur sont rattachés. Il traite d'environ 270 peintures, sculptures, gouaches découpées, décors ou réalisations architecturales, présentés et étudiés en fonction du parcours de Matisse et de l'évolution de son art. Plus de 500 entrées sont consacrées aux multiples amis, artistes, collaborateurs, écrivains, marchands et éditeurs qui ont suivi sa carrière, se sont intéressés à son oeuvre ou ont été influencés par elle, sans oublier les femmes qui furent ses confidentes et ses inspiratrices. Ces relations professionnelles, amicales ou sentimentales sont ici racontées à partir des témoignages et correspondances qu'elles ont suscités. Sont également répertoriés les villes et résidences où Matisse a habité ou séjourné, ainsi que les notions, idées, principes et thèmes récurrents qui ont façonné son univers esthétique et permettent de saisir son processus créatif. Ce dictionnaire sans équivalent s'impose comme le guide indispensable pour appréhender dans toute son ampleur l'oeuvre monumentale du maître de la lumière.
Dans le cadre de la Biennale des Arts Nice, le musée Matisse de Nice présente un dialogue inédit entre David Hockney et Henri Matisse ayant pour point de départ la nouvelle série des Fresh Flowers - encore jamais montrées au public - de l'artiste britannique. En effet, ses dessins sur palette graphique rejoignent l'approche de Matisse qui cherche toujours à restituer, en dehors du seul aspect visuel, le principe végétal de la plante : sa floraison. Au-delà, le texte de Claudine Grammont, directrice du musée Matisse de Nice, s'attache à montrer comment ces deux géants des XXe etXXIe siècles racontent la modernité en s'appropriant les mêmes codes, les mêmes signes et entrent en résonnance dans leurs recherches et préoccupations formelles.
Depuis 2018, Dolla a poursuivi sa série ? Sniper ? . Dans son nouvel atelier du 109 à Nice, il a pu développer et raffiner sa pratique des ? Fleurs du mal ? sur de très grands formats, des toiles de dix mètres de long. Ces anciens abattoirs sont pourvus de poutrelles métalliques et palans. Au bout de ces chaines est accrochée une civière en plastique, qui, maintenue de part et d'autre, peut ainsi se déplacer, sur les dix mètres, tout le long de la toile. Dolla arrive, se chauffe, s'échauffe, avant de se lancer dans ce corps à corps avec la peinture, suspendu au-dessus d'elle, allonge sur la civière, face à elle. Commence alors la séance. Une première traversée avec une ligne de peinture noire. Il tient la bouteille d'acrylique dans sa main, le liquide coule sous sa pression, plus ou moins, suivant l'horizontale préalablement définie par un fil de pêche tendu sur la toile, bord à bord. De sa voix, il commande le déplacement rectiligne, plus ou moins vite, rythme qui donne l'inflexion du tracé, sa graphie lente ou rapide, comprimée ou déliée. Il avance ainsi à reculons, glissant au-dessus de la peinture sans voir ni ce qu'il a fait ni ce qu'il va faire, en aveugle. Cette première ligne tracée installe la graphie de l'oeuvre, en fixe l'espace aussi, en anticipant son basculement dans le champ du spectateur. Il pose ensuite ses couleurs tout au long de nouveau, son corps place dans cette position inconfortable et physique, mû par ce travelling qui n'a rien de mécanique. Puis, lorsque tout cela est installé, la belle calligraphie, il passe de nouveau et détruit, souffle avec son arme à air comprimé la peinture qui s'éclate et gicle, se vaporise sur la toile blanche, évoquant cette image terrible d'un corps frappé par la balle : ? La masse de 43 grammes d'acier chemisée heurte, explose et dissipe son énorme énergie cinétique dans la poitrine de JC Vainqueur, qui n'a rien entendu pas même le bourdonnement de l'incandescent, Terrifiant-Insecte qui vient de frapper son sternum. Sous la puissance de l'impact, le corps éclate comme un fruit trop mur, tombe de la cime d'un arbre sur l'arête d'un bloc de granit ?
Résumé : Charles Camoin arrive à Paris en janvier 1898, où il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts, avant d'être admis dans l'atelier de Gustave Moreau. C'est là qu'il rencontre Matisse, Marquet et Manguin et participe avec eux à la "Cage aux fauves" du Salon d'automne 1905. Membre du fauvisme, ses oeuvres - considérées d'un fauvisme modéré - sont appréciées de la critique pour leur franchise et leur rigueur constructrice. Il s'installera définitivement dans la capitale en 1904. L'artiste occupe à Montmartre l'atelier du 12 rue Cortot de l'hiver 1908 à 1909, dans l'aile gauche du bâtiment sur rue. Véritable montmartrois d'adoption, il ne quittera plus la Butte, sauf pour quelques séjours dans le Sud de la France ou à l'étranger. Sa rencontre avec Cézanne représente pour lui un tournant : son influence est apparente dans la construction de l'espace pictural par la couleur. A partir de 1908, Camoin réintègre le noir dans sa palette, et accorde une importance croissante à la gestualité de la touche. Certaines vues de Paris et de Montmartre ainsi diffusent une impression mélancolique. A cette époque, l'artiste traverse une période difficile, brûlant même les toiles qui ne lui convenaient pas. Les paysages du Midi, les portraits de femmes, les natures mortes et les nus sont les sujets qui parcourent essentiellement son oeuvre. L'exposition souhaite retracer les liens qu'a entretenus Charles Camoin avec le quartier de Montmartre, à partir de ses toiles et dessins, mises en perspective avec les oeuvres de ses maîtres, Renoir, Cézanne et de ses camarades, Matisse, Derain, Marquet, Manguin ou encore Van Dongen.
Interroger la puissance de l'image est au coeur de la démarche matissienne. En rupture avec la tradition occidentale de la figuration, le tableau s'impose chez lui comme un environnement vivant et stimulant, une présence plus qu'une représentation. L'élément narratif, le sujet, importe peu, même si certains thèmes se dégagent tels que la fenêtre, l'atelier, l'odalisque ou les poissons rouges. Car le monde de Matisse n'appartient pas au réel, il est une rêverie permanente, toujours réactivée par le regard qui se pose sur elle, et cette mobilité insaisissable fait sans doute son actualité. S'appuyant sur de nouvelles approches interprétatives, les auteures abordent le rôle de la biographie et des échanges créatifs au sein de l'avant-garde, les dialogues avec les traditions de l'art en Europe et au-delà, par le biais d'objets africains, islamiques et asiatiques, l'impact de l'environnement des ateliers à Paris et à Nice, les questions relatives au genre et à la sexualité, ainsi que les ambitions architecturales et décoratives de la peinture. Peintures, sculptures, dessins, gravures, papiers découpés, illustrations, décors de théâtre et conception de costumes, textiles, céramiques et vitraux, plus de 300 oeuvres, éclairés des écrits de l'artiste, donnent ici la mesure de l'apport inestimable de l'artiste à l'art du XXe siècle.
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... ". Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication. Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et "d'Honneur ", du " Mariage ", de "l'Amour " et de "l'Onanisme ", du " Beau ", de "l'Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.