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Arthur Rimbaud ou la marche au soleil. Suivi de La Rimb
Grall Xavier ; Pennec Marc
TERREDEBRUME
14,50 €
Épuisé
EAN :9782843624681
A nous deux, Jean Arthur Rimbaud. J'avais dix-neuf ans.C'était dans un collège de Saint-Malo. Un ami m'avait donnéle livre de tes oeuvres. Et je lus, en cachette, sous l'oeilbigleux d'un pion idiot, les poèmes, la Saison en Enfer, lesIlluminations, tout. Et je fus comme foudroyé... Je marcheraiavec toi dans le soleil. Au Harar, avec les caravanes. Dans ledésert somali. Et sur les boutres de la mer Rouge, vers Aden.II y a l'or et le musc, les fusils et les cotonnades. Et le signesublime et divin des minarets sur la poussière des villes...Arthur, s'il te plaît, redis donc à ce monde glacial les brûluresdu Choa, et les morsures de la douleur intérieure, là, profondeet quotidienne, ô notre compagne... l'imparable liberté de Dieuet l'auberge dans l'oasis où l'imam est un prophète et lechamelier un prince. A nous deux Jean Arthur Rimbaud, etque le vent des royaumes se lève et nous caresse!
Au Maroc, quelques mois après la proclamation de l'indépendance... Un homme erre dans Casablanca. Membre d'une organisation secrète, il ressasse ses rêves, ses remords, sa déroute. Chargé d'abattre un riche industriel aux idées libérales, il semble qu'il n'ait pas exactement rempli sa mission. Aussi est-il poursuivi par un être sans nom, implacable et tout-puissant, qui le liquidera au moment le plus propice. Enrico a joué et perdu: il doit expier. Et, comme l'écrit Pierre Tanguy dans sa préface, "cette quête de Mélilla est celle d'un paradis, d'une terre promise, d'un"monde figé dans la lumière et la bonté"" que recherchera Grall durant toute sa vie et dans toute son oeuvre. Cantique à Mélilla, après Africa blues, rend un son singulier. Rarement rage et poésie, puissance et rythme ont produit pareilles visions tragiques.
Par sa qualité littéraire, évidemment, SOLO est unique. Et de surcroît par les dessins vifs, colorés, dont Xavier Grall a enluminé son texte. Le livre paraît d'abord chez Calligrammes, en 1981. Et, peu avant de mourir, à l'automne de cette année, Grall va dessiner au pastel sur l'exemplaire qu'il garde près de lui, en sa chambre qu'il ne quitte plus. I Il dessine naïvement ses arbres, sa maison en Nizon, ajoute du vert et du bleu, glaz. Il joue des formes et des couleurs, d'une strophe à l'autre, enchâssées de couleurs, d'arabesques. Solo est une prière, à l'aube de l'éternité. C'est aussi un hymne formidable à la vie, que les dessins de Grall ajoutés par lui à son texte, rendent encore plus lumineux.
Au nez des touristes, je ferai l'éloge de la pluie. Ils avaient tout prévu, y compris des bottes, des suroîts, des casquettes. Ils déambulaient dans les rues de Concarneau et se prenaient pour des loups de mer. Au début, ils buvaient les averses comme on boit du petit-lait. C'était charmant... Ils poussaient même jusqu'aux caps restés sauvages. Ce plaisir dura vingt-quatre heures. Et puis, les mines s'allongèrent : la Bretagne ne se décidait pas à se mettre d'accord avec le calendrier estival. Ils allèrent prendre crêpes et bolées de cidre dans des tavernes folkloriques. Ils se remirent aux journaux de Paris. Ils tâtèrent du transistor. Il pleuvait toujours. Il pleuvait déplus en plus. On leur volait leurs vacances. Et ils se mirent à haïr ce ciel têtu, ces vents du sud mauvais fantaisistes. Et ces souffles de noroît qui jetaient la houle dans les criques et sur les plages." Xavier Grall a toujours souhaité parler de sa terre. Il a toujours voulu, après son retour en Bretagne, la raconter à tous ceux qu'il avait laissés dans les brouillards troubles de la capitale. Aussi, que ce soit dans La Vie ou, comme ici, dans Le Monde, ses chroniques étaient attendues par ses lecteurs. Il y traitait de tout, de rien ou de bien peu de chose, mais toujours de sujets qui en appelaient à sa plume, à son talent, à sa sensibilité : la pluie, le nucléaire, la chasse, les étourneaux ou ses amis. Mais, toujours, il savait toucher nos âmes malmenées.
Même si l'on semble découvrir aujourd'hui seulement les grands romans victoriens que sont La Femme en Blanc, La Pierre de Lune ou Armadale, leur auteur, Wilkie Collins, a toujours été lu et apprécié en France. un pays qu'il visita souvent et où il avait eu la chance de trouver un traducteur qui était aussi un ami, Émile Forgues... Si les nouvelles qui composent La Reine de C?ur ne sont pas inédites en français, elles ont toujours été publiées "hors contexte" et de façon disparate. L'écrin de ces récits est, lui, inédit. Car La Reine de C?ur n'est pas seulement un recueil, c'est aussi un hommage de Collins aux Mille et Une Nuits et au bel art de la narration. Trois frères, trois vieux gentlemen campagnards, offrent à une jeune fille des contes chers à leur imagination, afin qu'elle prolonge son séjour jusqu'au retour de leur neveu et fils. amoureux de cette " reine de c?ur "... Le bizarre, le drôle, le ténébreux, le fantastique alternent, soir après soirs, et la jeune fille patientera jusqu'au retour de son soupirant, charmée, tel le sultan, par ces trois insolites Shéhérazades. Avec " Monkton le fou ", " La Femme du rêve ", " Le Secret de famille ", " Fauntleroy ", et six autres contes, Collins recrée pour le lecteur fasciné l'univers tragi-comique, lourd de secrets, de traditions et de contraintes mystérieuses, de l'Angleterre victorienne.
Merlin partage son temps entre la forêt mythique de Brocéliande où il ne fait qu'un avec la nature, et la cour où il guide Arthur avec sagesse. Il est le fondateur de la célèbre Table Ronde réunissant autour du roi la fleur de la chevalerie. Cet enchanteur aux multiples facettes, détenteur des secrets cachés de l'univers, n'a cessé de hanter notre imaginaire depuis des siècles et garde à jamais sa part de mystère. Devenu invisible, il survit dans le cercle féerique de la belle Dame du Lac et continue à nous enchanter... Sélectionnées parmi la riche floraison littéraire du cycle arthurien et adaptées en français moderne, ces Petites Histoires de Merlin l'enchanteur invitent le lecteur à s'aventurer dans un univers magique envoûtant.
Créé par Joseph Sheridan Le Fanu, le Dr Martin Hesslius, qu'on peut considérer comme le premier authentique détective des Ténèbres, apparaît en 1869 dans " Le Thé vert ", une nouvelle faisant partie d'un ensemble où figure également " Carmilla ", le chef-d'?uvre de la littérature vampirique. En furetant dans les volumineuses archives de Vidocq, célèbre chef de la Sûreté parisienne, Gérard Dôle a découvert un lot d'une quarantaine de lettres adressées par Hesselius à son compatriote le Dr Justinus Kerner. C'est avec ce matériau qu'il affirme avoir écrit Le Cauchemar mandchou, roman épistolaire d'aventures exotiques et fantastiques, rocambolesque à souhait. L'essentiel de l'histoire se passe en Chine, alors que s'éteignent les derniers feux occidentaux de l'épopée napoléonienne. C'est un Empire du Milieu traversé de prodiges, comme dans un cauchemar sans fin, où un empereur vampire défie le pouvoir temporel. C'est surtout une fabuleuse histoire de doubles, chacun étant l'ombre de quelqu'un d'autre, tel ce colonel Champauvert, celui qui n'est pas mort à Eylau, mais à Waterloo. On sait maintenant ce que furent ces années aventureuses au cours desquelles il n'était pas rare pour Hesselius de rencontrer un officier de la Grande Armée devenu loup-garou, ou un monarque chinois se déplaçant à tire-d'aile afin d'aller vampiriser ses victimes.
Finn, descendant du dieu Nuadh à la Main-d'Argent, règne en maître et capitaine, du haut de sa forteresse d'Alvainn, sur les Fiana, ordre militaire garant de la paix du royaume d'Irlande. Dès lors, tout n'est que prétexte à l'aventure ; à chaque instant, l'amitié, l'honneur, l'amour ou les injonctions magiques entraînent Finn et les Fiana dans d'étranges et mystérieuses contrées au milieu de périls surnaturels. Depuis les sidh hantés par les fils de Dana, en passant par le Pays de l'Eternelle Jeunesse pour finir au Paradis des Chrétiens, la vie des Fiana ne peut se concevoir sans gloire ni aventures. Après le Cycle de la Branche rouge paru dans la même collection, c'est à la rencontre de ces hommes, de ces héros des temps anciens, de ce monde primitif où la rupture entre l'homme et les dieux n'était pas encore consommée, que nous entraîne le Cycle de Finn.