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Les dons d'archives et de bibliothèques. XIXe-XXIe siècle - De l'intention à la contrepartie
Grailles Bénédicte ; Marcilloux Patrice ; Neveu Va
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753574243
Pourquoi s'intéresser à la question du don au regard de ces objets particuliers que sont les archives et les bibliothèques ? La théorie maussienne du don leur est-elle mécaniquement applicable ? Inversement, en quoi l'environnement qui reçoit - bibliothèques ou services d'archives -, le contenu matériel et symbolique de ce qui est échangé peuvent-ils apporter des éléments nouveaux aux théories du don ? Quelles sont les stratégies d'affirmation de soi et de transmission à l'oeuvre et observables ? Quelles sont les intentions et a contrario les attentes ? L'analyse de la transaction peut-elle amener à réévaluer les pratiques des archivistes et des bibliothécaires ? Telles sont les questions auxquelles s'efforce de répondre cet ouvrage qui, ni manuel ni encyclopédie du don patrimonial, a l'ambition de replacer le geste du don de documents dans le contexte plus général du don comme créateur de lien social, à l'envisager dans sa dynamique de circulation dans la société et à s'interroger sur la nature symbolique de la relation qui se noue entre donateurs et donataires. Dépouillé de ses habits juridiques, le don d'archives ou de bibliothèques se révèle partiellement singulier. Le donateur s'y défait d'un bien en faveur d'un bénéficiaire collectif et anonyme, un bénéficiaire plus potentiel que réalisé ; l'établissement bénéficiaire - donataire apparent - est réellement le médiateur du don, lieu de conservation et de transmission de l'objet donné vers son destinataire réel, le public.
Résumé : Librement ou clandestinement, les hermaphrodites fascinent les hommes de lettres du XVIIe et XVIIIe siècles. Intéressant des domaines aussi variés que la littérature, la mythologie, l'histoire, la philosophie, l'anthropologie, l'ethnologie, les sciences naturelles, la médecine, la religion, la justice, la peinture, la gravure, la sculpture.... ces créatures ambiguës furent longtemps négligées par la critique. A travers des documents hétérogènes, connus ou inédits, cet essai s'efforce de remplir ce vide d'interprétation. Tout au long du XVIIe et XVIIIe siècles, où se côtoient les préludes de libérations sexuelles et la continuité de répressions, les hermaphrodites sont souvent perçus à l'image de leur dualité corporelle, qu'elle soit chimérique ou réelle. Pour les uns, ils incarnent la perfection et la neutralité, voire un idéal ; pour les autres, ils figurent l'altérité, la violation des codes et des m?urs, l'équivoque dans l'excès. Disséqués - au sens figuré d'analyser minutieusement, du latin dissecare, couper en deux -, ils génèrent de nouveaux rapports aux fables du temps passé, et en même temps des textes scientifiques, qui oscillent entre la normalisation et la suspicion, derrière lesquels sévit une législation coercitive, source d'insolites procès. Indissociables des idées, des rêves et des cauchemars sur le corps de leur époque, ils révèlent, cautionnent, quelquefois désavouent les idéaux raisonnables du Classicisme et des Lumières.
Grailles Bénédicte ; Marcilloux Patrice ; Neveu Va
L'histoire des logiques de classement dans les bibliothèques et dans les services d'archives, du Moyen Age à nos jours. Au croisement entre la nécessité d'un rangement physique et celle d'un agencement intellectuel, ces pratiques sont au coeur des identités professionnelles des archivistes et des bibliothécaires.
Rares sont les visiteurs du château de Versailles ou les lecteurs de La Princesse de Clèves qui voient dans ces créations emblématiques du XVIIe siècle français une quelconque influence indienne. Pourtant ces oeuvres majeures du Grand Siècle, comme tant d'autres, sont nées dans un contexte intellectuel profondément marqué par une fascination pour l'Inde, et elles en portent la trace. En quête de cette passion oubliée, Faith E. Beasley réinterroge les textes pour reconstituer les conversations qui se sont tenues dans les salons entre savants et mondains des deux sexes. Elle montre combien ces entretiens émanant des plus grands esprits de l'époque (François Bernier de retour d'un séjour de dix ans à la cour du Grand Moghol, Marguerite de La Sablière à la tête du plus savant des salons, Jean de La Fontaine, Madame de Sévigné, Bernard de Fontenelle, Madame de Lafayette...) révèlent l'engagement unique de la France envers l'Inde durant cette période. Cet ouvrage, résultat de vingt-cinq ans de recherches et de réflexion, met en évidence les nombreuses empreintes laissées par l'Inde sur la culture et les mentalités du XVIIe siècle français, qu'il s'agisse de littérature, de philosophie, de théologie, de pensée politique ou même de mode vestimentaire et d'architecture. Bien loin des représentations dominantes héritées d'un "orientalisme" du XIXe siècle imprégné de colonialisme, on y découvre une France très admirative de l'Inde, de ses savoir-faire, de ses richesses, de la pluralité de sa société et de la tolérance religieuse de ses souverains.
Du XVIIe au XVIIIe siècle, période où la répression judiciaire côtoie l'aube de libérations sexuelles, l'hermaphrodite est perçu à l'image de sa dualité corporelle. Pour les uns, il incarne la neutralité, la perfection, voire un idéal ; pour les autres, il figure l'altérité, la violation des bonnes moeurs, l'équivoque dans l'excès. Disséqué, au sens d'analyser minutieusement, du latin dissecare, couper en deux, cet être incertain engendre de nouveaux rapports aux fables du passé, d'insolites utopies inspirées d'Ovide ou de la Bible, ainsi que des textes scientifiques, souvent normalisateurs et moralisateurs, derrière lesquels sévit une législation coercitive, source d'éclatants procès. Entre savoirs et fantasmes, son " sexe paré d'ombre ", pour reprendre la formule d'Empédocle, offre ainsi le paradoxe d'affirmer et d'infirmer, de fissurer la raison de ces époques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.