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L'ombre des figures et autres poemes
Graça Moura Vasco
ESCAMPETTE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782909428543
Né en 1942, Vasco Graça Moura n'a pas traversé les années 70 sans en prendre un peu de leur discours et de leur fantaisie. Son écriture n'est pas sans humour, sans ironie vis-à-vis de ses procédés. Elle se prend à contre-pied sans vouloir se faire souffrir et pourtant elle laisse transparaître une fragilité, un égarement et peut-être même une attente qui ne semblent avouables qu'au pied du mur de l'ignorance, là où le poème mesure sa vanité, où le poème est vanité, pour reprendre un thème cher à Vasco Graça Moura comme d'autres aspects de l'histoire de la peinture depuis la Renaissance. Pour ne pas se laisser emporter par un tel amour des références, le poète s'improvise musicien. Vivre le vertige de la langue grâce au génie de la forme, de la tournure, de l'exercice : voilà en quoi le poète est proche du musicien. Voir, n'est-ce pas danser en soi-même ? Et écrire, n'est-ce pas donner à sa pensée le plaisir de l'air et de la volupté ?
Grace Patricia ; Anderson Jean ; Vuaille-Barcan Ma
Résumé : Daniel, un jeune homme qui a grandi en Europe mais se sent sans attache, part à la recherche de ses origines à l'autre bout du monde, dans un village de Nouvelle-Zélande. Là-bas, il enregistre par bribes toute une histoire familiale, des années 1920 à aujourd'hui, et découvre ses liens avec des ancêtres non seulement néo-zélandais, mais aussi hawaïens et japonais. Les affres de la guerre dans le Pacifique et le déracinement des peuples autochtones forcés de quitter leurs terres ont marqué des générations à jamais. Assemblant les morceaux du puzzle, Daniel découvrira aussi l'incroyable histoire d'amour d'Oriwia et Chappy, ses grands-parents. Une fresque d'une grande humanité, à travers laquelle Patricia Grace nous parle du racisme, des conflits culturels, et du désir fondamental et universel d'exister.
L'universel, c'est le local moins les murs" . Cette citation est utilisée à l'envi sans que l'on précise toujours qu'elle est extraite d'une conférence prononcée au Brésil en 1954 par Miguel Torga (1907-1995). Souvent simplement nommé "Torga" , l'écrivain engagé contre la dictature de Salazar est surtout connu comme diariste, poète et auteur de contes et nouvelles. Si son oeuvre est largement traduite et dépasse l'espace national et le siècle qui l'ont vu naître, son écriture dramatique est négligée par les spécialistes qui abordent ses textes à l'international. Cet ouvrage est la première étude approfondie qui se consacre au théâtre de Miguel Torga, quatre pièces écrites durant les années 1940 (Terra Firme, Mar, O Paraíso et Sinfonia, dont les trois premières seulement sont disponibles) auxquelles pour l'instant seules quelques brèves publications ont été consacrées. Le dialogue avec ce théâtre semblait inassouvi et on propose ici de le reprendre selon la méthodologie de Michel Vinaver afin d'y aborder, au plus près, la parole théâtrale et d'en saisir les soubassements. Après une "lecture moléculaire" , suivie d'une "lecture d'ensemble" d'extraits présentés en version bilingue, l'oeuvre dramatique est mise en contexte avec son époque politique, sociale et théâtrale. L'opposition de Miguel Torga au régime salazariste, qui lui ôte la liberté de penser et d'écrire, se manifeste de façon détournée dans son théâtre. Mais on verra combien ses personnages sont porteurs de réverbérations protestataires inavouables en apparence. Aborder cet écrivain implique de réfléchir sur l'engagement en littérature et plus précisément sur celui d'un artiste qui a dû subir les foudres du pouvoir coercitif de l'Etat Nouveau portugais.
Gros temps sur l'archipel est l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature romanesque portugaise. Le roman se déroule de décembre 1917 à août 1919 aux Açores dont l'auteur est originaire. Les héros de l'histoire, Joào Garcia et Margarida Dulmo, sont, comme Roméo et Juliette, les enfants de deux familles rivales. Margarida qui rêve de quitter cette société fermée qui vit au rythme des tempêtes, des intrigues et badinages de salon, d'expéditions de baleiniers, d'épidémies de peste, de promenades à cheval et de cérémonies religieuses, finalement, se résigne à rester prisonnière de l'île où tout est question d'héritage et de négoce. Gros temps sur l'archipel est à la fois le portrait d'une jeune fille des Açores, une fresque magnifique et cruelle de la société insulaire qui ne connaît de la guerre qui ravage l'Europe que le départ de quelques pauvres hères qui quittent l'île pour s'engager, et un hymne vibrant à la beauté et à la gloire des neuf îles qui composent l'archipel.
En littérature, les choses ne sont pas racontées parce qu'elles se produisent; elles se produisent parce qu'elles sont racontées. Gaétan Soucy adhère à cette foi en la fiction. Écrivain le plus brillant de sa génération, indiscutablement l'un des flambeaux de la littérature contemporaine en langue française, il n'a cessé d'insister sur la nature thaumaturgique de la narration. La littérature crée un modèle du monde afin que nous ayons la possibilité d'explorer le monde réel, mais il revient au lecteur de créer ses propres cartes et de déterminer son propre itinéraire.
Sylvie Fabre G. interroge son expérience amoureuse, parfois au plus intime du corps ; elle cherche à donner sa vraie place à l'amour dans "le champ grand ouvert de l'existence". Elle trouve des réponses dans le secret de la poésie. Ainsi, tout au long de ce Corps subtil, l'amour et la poésie seront les deux noms d'une même vérité. "Nous sommes dans la séparation, pays premier. C'est ainsi que s'expriment les amants, au détour du poème. Peu importe que 1a voix entendue soit celle de l'homme ou de la femme. L'un et l'autre partagent, dans la douleur de fond, la même certitude, celle qui les a conduits, hors d'eux-mêmes en eux-mêmes, jusqu'au point de rencontre où leurs destins ont fusionné, et celle qui, si essentiellement liés qu'ils soient, par le désir, par l'attente et par la communion, les rappelle à tout moment à cette dure réalité de l'existence qui a valeur d'une loi de nature : Nous sommes dans la séparation, pays premier. Nous y sommes, au termes comme au commencement, et il semble que nous n'y soyons jamais sortis. "
La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.
Il y a aussi dans la palourde et étrangement pour moi plus que dans tout autre bivalve, du petit coffre naturel, extrait de l'ombre, un coffre abritant un secret sur lequel la main, dans une sorte de protection redoublée, se referme entièrement. C'est la raison pour laquelle elle demeure liée si fortement aux anciennes cérémonies du don enfantin quand l'autre, les yeux fermés, devait deviner. L'autre souvent, c'était la petite fille qu'on aimait. Une scène rêveuse et lente, un peu somnambulique, à la Delvaux... Comme si c'était cette part en soi, incommunicable, obscure, mais infiniment précieuse aussi qu'on voulait offrir: un gage secret, le signe d'une reconnaissance ou, à l'instar de la coquille du saint de Compostelle, d'une élection. Brillant exercice de style et savante leçon de choses, cette réhabilitation de la palourde est une introduction digressive et détournée à la meilleure des littératures.