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Sens et signification en musique
Grabocz Marta
HERMANN
58,35 €
Épuisé
EAN :9782705666828
La question du sens et de la signification de la musique, récurrente en Occident depuis l'Antiquité, connaît un engouement particulier aujourd'hui. Après des périodes marquées par le formalisme et la technicité du propos analytique, de nouvelles approches, interrogeant aussi bien l'expression que la structure des oeuvres, constituent un paradigme essentiel pour la compréhension musicale. De l'herméneutique à la sémiotique, en passant par l'esthétique, le présent ouvrage envisage tous les volets de la question du sens et de la signification en musique, en donnant la parole aux penseurs et théoriciens les plus reconnus. Marta Grabocz et Daniel Charles ont veillé en particulier à recueillir certains textes importants d'auteurs majeurs qui n'ont connu jusqu'à présent que trop peu de diffusion en langue française, que ce soit dans le domaine de la sémiotique proprement dite (Kofi Agawu, Hermann Danuser, Robert Hatten, Fred E. Maus, Raymond Monelle), ou dans celui de l'esthétique musicale (Gianmario Borio, Siglind Bruhn, Enrico Fubini). A ces articles font écho plusieurs pages dues à des sémioticiens et esthéticiens mieux connus en France (Françoise Escal, Marta Grabocz, Marie-Anne Lescourret, Danièle Pistone, Eero Tarasti), ainsi que trois essais consacrés à l'herméneutique de la musique (Daniel Charles, Christian Hauer, Bernard Vecchione). Au travers de thèmes tels que les conventions stylistiques ou topoï, la narrativité, l'ekphrasis, les différences sexuelles, le geste, ou encore l'imaginaire et les passions, il s'agit ici de confronter la musicologie aux systèmes de pensée qu'elle intègre, qu'elle manipule, qu'elle s'approprie, qu'ils soient philosophiques, linguistiques, littéraires ou psychologiques. En somme, le présent ouvrage propose un panorama de l'actuel bouillonnement des idées autour de la signification musicale, tout en supposant que cette complexité appellera un jour une synthèse, celle de la "musicologie généralisée" .
György Kurtág a célébré son quatre-vingt-dixième anniversaire en 2016. A cette occasion, deux centres de recherche ont organisé un colloque international à l'Institut hongrois de Paris. Les organisateurs souhaitaient rendre hommage à l'oeuvre exceptionnelle du compositeur hongrois, mais aussi souligner et analyser ce qui forme le coeur vivant de l'expression musicale dans ses créations : la relation intimement nouée entre la composition et l'interprétation. Kurtág, plus qu'aucun autre compositeur peut-être, demande en effet une appréhension sensible et corporelle des signes, un mode de connaissance singulier, irréductible, qui conduit au coeur de l'expérience musicale. Trois aspects essentiels traversent les textes ici réunis : la dimension performative, renforcée par l'exigence du compositeur quant à la qualité de la sonorité, des gestes et de l'expression demandée aux interprètes ; le rapport à l'Histoire, à travers les références, hommages, évocations, citations, objets volés ou empruntés, déformés ; enfin, le rapport à la réécriture (gestes interprétés, écritures retravaillées).
A l'audition de certaines grandes pages de musique, chacun d'entre nous a éprouvé, à un moment ou à un autre, des émotions très intenses, voire cathartiques. " La musicologie traditionnelle " (analytique, historique, théorique) a toujours excellé dans l'explication et la description des phénomènes structurels et techniques de la musique (sa forme ou sa structure thématique ; son organisation harmonique et rythmique ; son orchestration, etc.). " La musicologie actuelle " - à savoir certaines de ses tendances depuis 1980-1990 - s'intéresse également à la couche expressive des oeuvres, à la redécouverte des " unités expressives typiques " de certains styles de l'histoire musicale occidentale (du baroque jusqu'au début du XXe siècle). Cette analyse des topiques musicaux se réapproprie un savoir perdu qu'on appelle signification musicale. La " narrativité musicale ", elle, serait le regard analytique porté sur l'organisation de ce contenu expressif, sur la construction logique et " sensée " des unités signifiantes. Le recueil d'articles présentés ici s'ouvre sur une introduction théorique à ces nouvelles approches, avant d'aborder l'analyse narrative elle-même, par le biais d'exemples choisis dans la diversité des styles et des périodes : de Mozart et Beethoven jusqu'à la musique contemporaine (Dazzi, Dusapin, Mâche), en passant par les oeuvres de Liszt et de Bartok.
En septembre 2011, trois universités françaises (à Rennes, Dijon et Strasbourg) se sont associées pour rendre hommage à Franz Liszt, le plus européen des compositeurs du XIXe siècle, et célébrer le bicentenaire de sa naissance, en organisant trois colloques. Ceux-ci ont ainsi abordé trois aspects de sa personnalité artistique, littéraire et politique, et son inscription dans les courants culturels de son temps. Le colloque de Strasbourg a été dédié à l'étude des "grands topoï du XIXe siècle et à la musique de Franz Liszt". L'étude des topoï littéraires et des topiques musicaux a connu, depuis les années 1990, un élan décisif. Plusieurs sociétés savantes et groupes de recherches internationaux se sont penchés sur l'élaboration d'une méthode de recherche en littérature et en musique fondée sur la connaissance des "lieux communs", en tant qu'ils relèvent des idées et de la pensée d'une époque (on peut en cela se reporter notamment à la base de données de SATOR, ou satorbase). Le livre fondateur des études littéraires sur les topiques reste celui de E. R. Curtius (1947, 1956), auquel on peut ajouter les ouvrages de Béatrice Didier (1966, 1985, 2006) présentant la pensée de l'entourage lisztien, notamment celle de Senancour. L'index rerum (ou un répertoire de mots-clés) ajouté par Senancour lui-même à son roman Oberman (1804) annonce déjà, dans l'ordre alphabétique, quelques topiques ou grands thèmes romantiques comme l'amitié, l'amour, les campagnes, le climat, l'ennui de la vie, l'homme romanesque, l'homme des sociétés présentes, l'idéal, les montagnes, la nature, la religion, les voyages. Le colloque international de Strasbourg à l'origine de ce livre, qui a réuni vingt-cinq chercheurs, a traité les topoï romantiques selon les chapitres suivants : "Entre littérature, beaux-arts et mal du siècle" ; "Nouvelle esthétique, nouvelles formes au XIXe siècle" ; "Présence de la femme et de l'amour dans la musique de Liszt" ; "Nature et paysages lisztiens" ; "Liszt et le piano romantique".
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.