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Musique, narrativité, signification
Grabocz Marta ; Rosen Charles
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782296093874
A l'audition de certaines grandes pages de musique, chacun d'entre nous a éprouvé, à un moment ou à un autre, des émotions très intenses, voire cathartiques. " La musicologie traditionnelle " (analytique, historique, théorique) a toujours excellé dans l'explication et la description des phénomènes structurels et techniques de la musique (sa forme ou sa structure thématique ; son organisation harmonique et rythmique ; son orchestration, etc.). " La musicologie actuelle " - à savoir certaines de ses tendances depuis 1980-1990 - s'intéresse également à la couche expressive des oeuvres, à la redécouverte des " unités expressives typiques " de certains styles de l'histoire musicale occidentale (du baroque jusqu'au début du XXe siècle). Cette analyse des topiques musicaux se réapproprie un savoir perdu qu'on appelle signification musicale. La " narrativité musicale ", elle, serait le regard analytique porté sur l'organisation de ce contenu expressif, sur la construction logique et " sensée " des unités signifiantes. Le recueil d'articles présentés ici s'ouvre sur une introduction théorique à ces nouvelles approches, avant d'aborder l'analyse narrative elle-même, par le biais d'exemples choisis dans la diversité des styles et des périodes : de Mozart et Beethoven jusqu'à la musique contemporaine (Dazzi, Dusapin, Mâche), en passant par les oeuvres de Liszt et de Bartok.
En septembre 2011, trois universités françaises (à Rennes, Dijon et Strasbourg) se sont associées pour rendre hommage à Franz Liszt, le plus européen des compositeurs du XIXe siècle, et célébrer le bicentenaire de sa naissance, en organisant trois colloques. Ceux-ci ont ainsi abordé trois aspects de sa personnalité artistique, littéraire et politique, et son inscription dans les courants culturels de son temps. Le colloque de Strasbourg a été dédié à l'étude des "grands topoï du XIXe siècle et à la musique de Franz Liszt". L'étude des topoï littéraires et des topiques musicaux a connu, depuis les années 1990, un élan décisif. Plusieurs sociétés savantes et groupes de recherches internationaux se sont penchés sur l'élaboration d'une méthode de recherche en littérature et en musique fondée sur la connaissance des "lieux communs", en tant qu'ils relèvent des idées et de la pensée d'une époque (on peut en cela se reporter notamment à la base de données de SATOR, ou satorbase). Le livre fondateur des études littéraires sur les topiques reste celui de E. R. Curtius (1947, 1956), auquel on peut ajouter les ouvrages de Béatrice Didier (1966, 1985, 2006) présentant la pensée de l'entourage lisztien, notamment celle de Senancour. L'index rerum (ou un répertoire de mots-clés) ajouté par Senancour lui-même à son roman Oberman (1804) annonce déjà, dans l'ordre alphabétique, quelques topiques ou grands thèmes romantiques comme l'amitié, l'amour, les campagnes, le climat, l'ennui de la vie, l'homme romanesque, l'homme des sociétés présentes, l'idéal, les montagnes, la nature, la religion, les voyages. Le colloque international de Strasbourg à l'origine de ce livre, qui a réuni vingt-cinq chercheurs, a traité les topoï romantiques selon les chapitres suivants : "Entre littérature, beaux-arts et mal du siècle" ; "Nouvelle esthétique, nouvelles formes au XIXe siècle" ; "Présence de la femme et de l'amour dans la musique de Liszt" ; "Nature et paysages lisztiens" ; "Liszt et le piano romantique".
La question du sens et de la signification de la musique, récurrente en Occident depuis l'Antiquité, connaît un engouement particulier aujourd'hui. Après des périodes marquées par le formalisme et la technicité du propos analytique, de nouvelles approches, interrogeant aussi bien l'expression que la structure des oeuvres, constituent un paradigme essentiel pour la compréhension musicale. De l'herméneutique à la sémiotique, en passant par l'esthétique, le présent ouvrage envisage tous les volets de la question du sens et de la signification en musique, en donnant la parole aux penseurs et théoriciens les plus reconnus. Marta Grabocz et Daniel Charles ont veillé en particulier à recueillir certains textes importants d'auteurs majeurs qui n'ont connu jusqu'à présent que trop peu de diffusion en langue française, que ce soit dans le domaine de la sémiotique proprement dite (Kofi Agawu, Hermann Danuser, Robert Hatten, Fred E. Maus, Raymond Monelle), ou dans celui de l'esthétique musicale (Gianmario Borio, Siglind Bruhn, Enrico Fubini). A ces articles font écho plusieurs pages dues à des sémioticiens et esthéticiens mieux connus en France (Françoise Escal, Marta Grabocz, Marie-Anne Lescourret, Danièle Pistone, Eero Tarasti), ainsi que trois essais consacrés à l'herméneutique de la musique (Daniel Charles, Christian Hauer, Bernard Vecchione). Au travers de thèmes tels que les conventions stylistiques ou topoï, la narrativité, l'ekphrasis, les différences sexuelles, le geste, ou encore l'imaginaire et les passions, il s'agit ici de confronter la musicologie aux systèmes de pensée qu'elle intègre, qu'elle manipule, qu'elle s'approprie, qu'ils soient philosophiques, linguistiques, littéraires ou psychologiques. En somme, le présent ouvrage propose un panorama de l'actuel bouillonnement des idées autour de la signification musicale, tout en supposant que cette complexité appellera un jour une synthèse, celle de la "musicologie généralisée" .
Pour fêter le 80e anniversaire du compositeur hongrois György Kurtag dont l'oeuvre entière reste singulière et inclassable, une vingtaine de chercheurs et de doctorants d'Europe et d'Amérique offrent ici un panorama d'études esthétiques et analytiques : écriture, forme, timbre, relations entre texte et musique, le rapport entre Samuel Beckett et György Kurtag.
György Kurtág a célébré son quatre-vingt-dixième anniversaire en 2016. A cette occasion, deux centres de recherche ont organisé un colloque international à l'Institut hongrois de Paris. Les organisateurs souhaitaient rendre hommage à l'oeuvre exceptionnelle du compositeur hongrois, mais aussi souligner et analyser ce qui forme le coeur vivant de l'expression musicale dans ses créations : la relation intimement nouée entre la composition et l'interprétation. Kurtág, plus qu'aucun autre compositeur peut-être, demande en effet une appréhension sensible et corporelle des signes, un mode de connaissance singulier, irréductible, qui conduit au coeur de l'expérience musicale. Trois aspects essentiels traversent les textes ici réunis : la dimension performative, renforcée par l'exigence du compositeur quant à la qualité de la sonorité, des gestes et de l'expression demandée aux interprètes ; le rapport à l'Histoire, à travers les références, hommages, évocations, citations, objets volés ou empruntés, déformés ; enfin, le rapport à la réécriture (gestes interprétés, écritures retravaillées).
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.