
Posséder la nature. Environnement et propriété dans l'histoire
La propriété est centrale dans le rapport des sociétés aux environnements. Elle définit les usages légitimes, organise l'exploitation économique, transforme les écosystèmes. Aussi façonnet-elle la nature et les relations sociales. Ses institutions - et au premier chef, celles visant la terre, les ressources, les flux biologiques - sont de longue date au coeur des inégalités et des luttes entre individus et groupes sociaux. Ainsi du mouvement des enclosures foncières européennes, qui intronisa un nouveau type de propriété, exorbitant : la propriété privée exempte de tout lien au collectif. Les réflexions sur la propriété sont aujourd'hui dominées par l'économie orthodoxe, qui soutient que l'appropriation privée est optimale en termes d'efficacité productive et de conservation des ressources. Face à ce courant, un mouvement a émergé en faveur des communs - de la nature, de la connaissance et de la société -, pensés comme outils d'une transition vers plus de soutenabilité et de justice sociale. Mais, malgré son importance, ce mouvement semble limité par une absence de réflexion d'ensemble sur la constellation complexe et changeante des formes d'appropriation de la nature. Or depuis trois décennies, d'autres travaux ont renouvelé notre vision de l'histoire longue et conflictuelle de la propriété, saisie dans son rapport à l'environnement : ce sont ces voix que l'ouvrage voudrait faire entendre. Il comprend 12 textes inédits en français, choisis pour leur force de proposition théorique, leur capacité à déstabiliser les idées reçues, leur potentiel à informer les débats sur la crise environnementale, les communs ou les enclosures de la connaissance. Des forêts d'Indonésie aux grandes banlieues modernes, c'est notre rapport, passé et présent, à la nature et à la possession qu'il s'agit ici d'interroger.
| SKU: | 9782354801830 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782354801830 |
|---|---|
| Titre | Posséder la nature. Environnement et propriété dans l'histoire |
| Auteur | Graber Frédéric ; Locher Fabien |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 150 |
| Poids | 535 |
| Date de parution | 20181121 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

DENIS DE ROUGEMONT : UNE PHILOSOPHIE POLITIQUE ET UNE PENSEE EUROPEENNE
GRABER ANNE-CAROLINEDans sa thèse, Anne-Caroline Graber montre que presque toute l’oeuvre de Denis de Rougemont est traversée par un rejet à la fois rationnel et affectif du totalitarisme sous toutes ses formes. En plein XXe siècle, il ose relier cette forme délétère d’organisation socio-politique à la catégorie éthique du mal. Pour Anne-Caroline Graber, la quintessence de l’oeuvre rougemontienne réside probablement dans le choix que l’Europe en voie d’intégration opérera entre la liberté et la puissance en tant que finalité de l’Union. En chemin vers la puissance, l’Europe se construira selon un modèle centralisé et jacobin pour retomber inéluctablement dans le totalitarisme. Si elle veut au contraire opter pour la vraie liberté et le fédéralisme, elle échappera au désastre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT71,00 € -

L'enfant, la parole et le soin. La clinique mise à l'épreuve
Graber Jean-LucRésumé : "Ecouter, soigner, comprendre, assurer le passage, ces quatre maîtres mots forment des repères probables pour rencontrer l'?uvre vivante de Jean-Luc Graber, pédopsychiatre et psychanalyste disparu en octobre 2000. Cet ouvrage en témoigne, qui rassemble un sélection d'une quinzaine de ses textes parmi les plus importants. Tous dessinent un espace où la clinique et le travail patient de la théorisation, le soin et l'invention de dispositifs institutionnels novateurs se mettent mutuellement et constamment à l'épreuve. Jean-Luc Graber était assurément un remarquable clinicien, doué de cette écoute qui fait surgir chez l'autre la parole jusqu'alors "avortée dans le symptôme", comme il l'écrit dans le texte qui inaugure ce livre, perdue dans les "balbutiements du corps", sidérée par l'effroi de la folie et de la mort. Son expérience clinique quotidienne engagée auprès des patients, notamment des enfants, mais aussi auprès de tous ceux qui ont la charge et le souci d'en prendre soin, lui imposait de comprendre, de nommer ("l'annonce du handicap"), d'être attentif à "l'usage du secret", de déjouer les pièges "du double et de l'identité spéculaire". On reconnaîtra, en le lisant, combien sa formation de psychanalyste inspirait son intelligence et son éthique. Son extrême attention au "travail" du passage entre l'enfant, l'adolescent et les adultes, entre le champ médical, social, éducatif, psychiatrique, psychanalytique, l'a conduit à prendre l'initiative de plusieurs dispositifs de soin pour "accueillir l'enfant psychotique". Plusieurs écrits rendent compte de l'approche institutionnelle originale que ce médecin résolument engagé dans le service public sut mettre en ?uvre avec conviction et générosité. Cet ouvrage peut assurément être lu comme le témoignage de l'empreinte que ce clinicien singulier, ce passeur constant, ce penseur rigoureux a laissée dans sa génération et dans celles qui l'ont suivie. Il est aussi un regard rétrospectif sur trente années d'une psychiatrie qui sut défier les nombreux pièges normatifs et instaurer une écoute du sujet en souffrance, au lieu de l'administrer depuis des savoirs déjà établis et des procédures écrites à l'avance. En écho aux textes de Jean-Luc Graber, quelques-uns parmi ses proches l'accompagnent de contributions originales : André Beetschen, Anne Bourquin-Chossegros, André Carel, Bernard Chervet, Jean Furtos et Françoise Molénat. Ils lui rendent hommage dans l'esprit de rencontre et de réciprocité exigeante qui inspirait son style de vie. Catherine Graber joint sa voix à celles de l'un de ses fils et d'un frère de Jean-Luc Graber pour nous en faire partager quelques traits." René KaësÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Demain en main. Enseigner le développement durable
Kyburz Graber Regula ; Nagel Ueli ; Gingins FrançoÉPUISÉVOIR PRODUIT54,00 € -

Paris a besoin d'eau. Projet, dispute et délibération technique dans la France napoléonienne
Graber FrédéricÉPUISÉVOIR PRODUIT30,00 €
Du même éditeur
-
Bâtonner. Comment l'argent détruit le journalisme
Eustache SophieBâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
Paris, capitale de la modernité
Harvey David ; Giroud MatthieuComment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,00 € -
L'Occident, les indigènes et nous
Segré IvanA partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Histoire d'un trésor perdu. Transmettre la Révolution française
Wahnich SophieLa Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €
De la même catégorie
-
Main basse sur nos forêts
Allens Gaspard d'Résumé : Les forêts deviennent une industrie ! Parée du discours trompeur de l'énergie verte et des vertus de la biomasse, une entreprise massive et silencieuse de transformation de la sylve en matière se déploie en France. Nous pensons la forêt comme le refuge de la liberté, nous la parcourons pour respirer le parfum de la nature, nous nous y réfugions des trépidations urbaines. Mais les abatteuses, les voies forestières démesurées, les centrales à biomasse sont en train de l'avaler, de la quadriller, de la standardiser. Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l'avait pas encore racontée. Pendant des mois, des Landes au Morvan, de l'Auvergne aux Vosges, Gaspard d'Allens a couru les bois pour décrire et raconter le désastre en cours. Car la forêt subit maintenant la logique productiviste qui a ravagé l'agriculture, détruisant les emplois, dispersant les produits chimiques, gaspillant l'énergie, réduisant la biodiversité. Mais il est encore possible d'inverser le cours de la destruction. Des bûcherons réinventent leur métier, des forestiers promeuvent un usage doux de la forêt, des Zad luttent contre les machines. L'espoir est là, l'alternative est vivante, les humains et les arbres peuvent se réconcilier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
L'écologie du XXIe siècle
Kempf Hervé ; Amiech Matthieu ; Huguin Angélique ;La grande affaire du XXIe siècle sera l'écologie : comment, face à une dégradation de la biosphère jamais observée dans l'histoire, allons-nous empêcher le désastre et refaire une société juste et pacifiée ? Ceux qui tiennent aujourd'hui les manettes de la société n'ont pas la réponse à cette question cruciale. Mais une nouvelle génération arrive aux commandes et donne le ton de ce que seront les décennies à venir.L'équipe de Reporterre est allée interroger ses plus vaillants représentants : Claire Nouvian, Pablo Servigne, François Ruffin, Corinne Morel Darleux, Jon Palais, Jade Lindgaard, Alessandro Pignocchi, Angélique Huguin, Matthieu Amiech, Fatima Ouassak, Pierre Rigaux, Juliette Rousseau... Ces femmes et ces hommes ont tous moins de 45 ans. Nous leur avons demandé comment elles et ils étaient arrivés à l'écologie, quelle était leur vision du monde et comment, au quotidien, changer la vie. Ensemble, ils dessinent un nouveau monde, où la nature, la justice sociale, le bien commun, la sobriété, la technique retrouvent leur juste place.Dans ces entretiens revigorants, elles et ils transmettent le goût de l'espoir et l'envie de lutter. Un livre programme, présenté par Hervé Kempf.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
La Terre vue du coeur. Avec 1 DVD
Reeves Hubert ; Cadrin-Rossignol Iolande ; LenoirPersonne ne connaît l'avenir, mais nous pouvons détailler les menaces qui pèsent sur la Terre, aller voir des lieux où ce que nous craignions est en train de se produire. Les décisions qui seront prises dans les années qui viennent influenceront le cours de la vie humaine. En effet, nous sommes aujourd'hui menacés par la 6ème extinction et cette prise de conscience doit engendrer une réaction qui passe de l'attention, à l'intention et à l'action, action qui est notre responsabilité.Comme nous l'avons longtemps pensé, les hommes ne sont pas le chef-d'oeuvre de la création, nous ne sommes pas le but de l'évolution. Nous devons absolument retrouver une certaine humilité et repenser notre place dans la nature, prendre conscience de la totale interdépendance de tous les êtres vivants avec qui nous devons être en relation, intégrer notre vie à celle du monde animal et arrêter de considérer la Terre comme notre propriété. Il faut croire qu'un avenir est encore possible.Autour de Hubert Reeves et Frédéric Lenoir, des scientifiques nous interpellent : la biodiversité est aujourd'hui menacée. Si certains humains sont à l'origine de la crise, d'autres, de plus en plus nombreux, s'y attaquent à bras le corps et créent des solutions. Ensemble, dans cet ouvrage dédié aux générations futures, ils nous rappellent à quel point le vivant sous toutes ses formes est un fascinant et touchant mystère... qu'il ne tient qu'à nous de préserver !ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,90 € -
Une écologie décoloniale. Penser l'écologie depuis le monde caribéen
Ferdinand MalcomRésumé : Une colère rouge recouvre le ciel. Les vagues s'agitent, l'eau monte, les forêts tombent et les corps s'enfoncent dans ce sanguinaire gouffre marin. Les cieux tonnent encore devant ce spectacle : le monde est en pleine tempête. Derrière sa prétention d'universalité, la pensée environnementale s'est construite sur l'occultation des fondations coloniales, patriarcales et esclavagistes de la modernité. Face à la tempête, l'environnementalisme propose une arche de Noé qui cache dans son antre les inégalités sociales, les discriminations de genre, les racismes et les situations (post)coloniales, et abandonne à quai les demandes de justice. Penser l'écologie depuis le monde caribéen confronte cette absence à partir d'une région où impérialismes, esclavagismes et destructions de paysages nouèrent violemment les destins des Européens, Amérindiens et Africains. Le navire négrier rappelle que certains sont enchaînés à la cale et parfois jetés par-dessus bord à la seule idée de la tempête. Tel est l'impensé de la double fracture moderne qui sépare les questions coloniales des destructions environnementales. Or, panser cette fracture demeure la clé d'un "habiter ensemble" qui préserve les écosystèmes tout autant que les dignités. Telle est l'ambition d'une "écologie décoloniale" qui relie les enjeux écologiques à la quête d'un monde au sortir de l'esclavage et de la colonisation. Face à la tempête, ce livre est une invitation à construire un navire-monde où les rencontres des humains et non-humains sur le pont de la justice dessinent l'horizon d'un avenir commun.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,50 €







