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Penser l'art islamique. Une esthétique de l'ornement
Grabar Oleg
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226084514
L'ouvrage reprend l'ensemble de huit conférences données en français à Paris à l'IMA (Institut du monde arabe) en 1992. Oleg Grabar pose trois questions de fond : y a-t-il un art islamique et s'il existe, comment expliquer sa spécificité et son unité à travers les aires d'Islam et les époques ? La religion, et en particulier l'interdit de l'image, peuvent-ils rendre compte de cet art ? Enfin est-il possible, dans le passé et aujourd'hui, de parler d'un art islamique ou faut-il décrire un art iranien, arabe, syrien, maghrébin ? La première partie, Les contraintes, examine les sources d'inspiration ou freins. La deuxième partie, Les créations, expose les grands thèmes des arts des pays d'Islam. Selon l'auteur, au lieu de se référer à des généralisations abusives sur "l'art islamique" comme le font les Occidentaux ou les musulmans intégristes, il faudrait traiter l'art des pays musulmans en grands ensembles régionaux.
Adoptant un point de vue unique ainsi qu'une approche esthétique et iconographique inédite, Oleg Grabar nous offre un panorama complet de l'art de la peinture de miniatures en terres d'Islam, du Xe au XVIIe siècle. Il nous en dévoile toute la richesse: des truculentes peintures du Levant aux chefs-d'oeuvre de la cour perse de Shah Tahmasp, sans oublier les joyaux de l'Inde moghole ou les mystérieuses créations de la Plume Noire. Nourri de soixante ans d'intimité avec ces arts et de passion pour ces civilisations, l'auteur nous invite à l'accompagner dans un voyage vers des mondes féeriques, échos lointains et merveilleux des plus grands textes littéraires, méconnus en Occident. La rareté des reproductions et la beauté exceptionnelle des détails des miniatures publiées renouvellent radicalement le regard porté sur cet art.
Résumé : Révélée surtout par ses miniatures, la peinture persane est un des grands arts méconnus de l'histoire des arts. Séduisant néanmoins un large public grâce à ses brillantes couleurs, ses compositions inusitées, sa passion pour les détails et la fantaisie de ses sujets, elle a, à juste titre, été comparée aux miniatures françaises ou bourguignonnes de la fin du Moyen Age et, au XXe siècle, elle a su attirer l'attention de Matisse et de Kandinsky. Le but de ce livre est d'esquisser les grandes époques de cette peinture, d'identifier les thèmes principaux de ses images et de proposer une théorie de son esthétique. Mais, surtout, il s'agit d'une introduction qui devrait permettre aux étudiants et à tous les amateurs d'art de savoir où retrouver ses grands chef-d'?uvre et comment saisir une littérature savante parfois d'accès difficile.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.