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L'Oiseau vert
Gozzi Carlo ; Decroisette Françoise
UGA EDITIONS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782843102295
Extrait de l'introductionL'Oiseau vert est la neuvième des dixfiabe teatrali que le comte vénitien Cado Gozzi écrit pour la compagnie d'acteurs dirigée par Antonio Sacchi, en art Truffaldin celui-là même qui, en 1745, de retour d'une tournée triomphale en Russie, avait demandé au jeune Carlo Goldoni d'adapter un ancien canevas de Luigi Riccoboni, Le Valet de deux maîtres, écrit initialement pour la Comédie-Italienne de Paris.La fiaba fut créée le 19 janvier 1765 à Venise, au théâtre de Sant'Angelo où Sacchi et sa compagnie étaient passés depuis octobre 1762. Le lieu est emblématique: Goldoni y avait expérimenté entre 1748 et 1753, avec la compagnie Medebach, sa réforme du théâtre italien, imposant un théâtre entièrement écrit fondé sur l'observation des caractères et des moeurs de ses contemporains, et sur un jeu d'après nature d'où étaient bannis l'improvisation et les masques.Dans L'Oiseau vert, les spectateurs retrouvaient, vieillis de dix-huit années, les principaux personnages de la première fiaba, L'Amour des trois oranges: la gentille princesse Ninette devenue orange à cause des maléfices de Creonta la géante; Tartaglia, le prince hypocondriaque qui l'avait, au terme d'une difficile quête amoureuse imposée par la méchante fée Morgane, libérée de son écorce d'orange et épousée; le brave Pantalon, conseiller du roi Silvio, père de Tartaglia; Truffaldin, cuisinier farceur, dont les lazzis avaient sorti le prince de sa mélancolie et déchaîné les foudres de Morgane, et sa femme Sméraldine «Turque italianisée», qui secondait les desseins assassins de la fée, transformait Ninette en colombe pour empêcher son mariage et finissait dans les flammes; enfin Brighella, le mauvais conseiller, condamné à l'exil à la fin de la pièce.Gozzi relance les aventures de cinq d'entre eux, en transformant leur statut. Quand commence L'Oiseau vert, Tartaglia est monté avec Ninette sur le trône de son père; Pantalon est devenu ministre; Brighella, revenu de son exil, occupe désormais la fonction de poète-devin de la cour; Sméraldine, ressuscitée comme un phénix, est devenue une mère dévouée et aimante; Truffaldin s'est hissé au statut d'artisan charcutier. Leurs aventures se compliquent avec la création de nouveaux personnages: la cruelle et jalouse reine-mère, Tartagliona, qui, dix-huit ans plus tôt, a ordonné à Pantalon de noyer les jumeaux nouveau-nés de Tartaglia et Ninette - ordre qu'il n'a pas exécuté -, et a fait jeter Ninette dans un trou à ordures, au grand désespoir de son royal fils, parti guerroyer; Renzo et Barbarina, les jumeaux sauvés de la noyade, élevés par Sméraldine et Truffaldin; l'Oiseau vert, roi ensorcelé et généreux qui maintient en vie la pauvre Ninette et aime Barbarina; Pompea, merveilleuse «femme de marbre» dont Renzo est amoureux, et le puissant Calmon, vieux sage statufié, qui veille sur les jumeaux.
Résumé : Dans sa fable théâtrale de 1765, Gozzi le vénitien se permet tout. Sa pièce extraordinaire est à la fois un voyage initiatique, un conte philosophique, une folie... où on croise une reine mère sanguinaire, un roi dépressif, une charcutière dépassée, des jumeaux philosophes, des fées, et, bien sûr, un oiseau magique. Gozzi change sans cesse de genre pour " revigorer la curiosité ". Agathe Mélinand ressuscite le texte de Gozzi et Laurent Pelly lui imprime toute la fantasmagorie nécessaire à sa mise en scène.
Quelques mois après L'Amour des trois oranges, 'fable théâtrale' que Carlo Gozzi invente pour contrer les succès théâtraux de Carlo Goldoni et de Pietro Chiari, les spectateurs vénitiens applaudissent une deuxième fable, Le Corbeau, tirée du même recueil de contes, Lo cunto de li cunti de Giambattista Basile. Moins connue que la précédente, elle marque pourtant un tournant dans la carrière du dramaturge qui d'ailleurs la rédige entièrement, avec une longue préface, pour la première édition de ses oeuvres en 1772, ce qu'il refuse à la précédente. Dans Le Corbeau la satire et la polémique s'estompent, le tragique et le merveilleux dominent, étroitement mêlés. Malédictions, pleurs, sang et mort marquent les aventures du prince Jennaro qui, par amour pour son frère, le mélancolique roi Millo, contraint à l'impossible quête d'une beauté inaccessible, a enlevé la princesse Armilla. Ce faisant Jennaro a déclenché la fureur vengeresse du père d'Armilla, magicien cruel, qui le condamne à un choix cornélien : voir mourir son frère par sa faute ou être lui-même pétrifié. Le Corbeau n'a fait l'objet que d'une seule traduction en français, en 1856. Cette nouvelle traduction respecte les choix éditoriaux de Gozzi : préface programmatique, alternance des vers et de la prose, alternance des scènes entièrement écrites et des scènes improvisées. L'introduction replace la fable dans son contexte et en analyse les ressorts dramatiques complexes. Le texte de la pièce, établi à partir de la première édition de l'oeuvre, est complété par la traduction d'une première version écrite par Gozzi sous forme de canevas, restée manuscrite.
Qu'est-ce qu'un acte de terrorisme et comment le définir ? Quelles sont les origines de la nouvelle forme de terrorisme, dit terrorisme de masse et quel est l'état de la menace ? Quelle riposte apporter au terrorisme international et quels sont les moyens de cette riposte ? Quels sont les moyens juridiques mis au service de l'antiterrorisme, doit-on les diversifier ? Comment accroître la collaboration inter-étatique s'agissant de la lutte contre le terrorisme ? L'objectif de l'auteur est de répondre aux interrogations fondamentales que l'on se pose au sujet du terrorisme. Souvent abordé avec passion, le thème du terrorisme tient la raison en échec. Pour éradiquer cette violence, il ne suffit pas de nier, ni de la dénoncer seulement, mais de voir lucidement ce qu'elle est et la manière dont on peut lui résister. L'événement saisissant de l'automne 2001 ne constitue pas, comme ne cesse de le rappeler le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, un " accident de l'histoire ". La menace, telle que nous la subissons aujourd'hui, est le fruit d'une certaine mutation. Nommer et caractériser le phénomène terroriste pour ensuite organiser la lutte, telle est la tâche qui importe pour partie au juriste. Cet ouvrage a pour ambition la définition juridique des termes de la riposte. Ce combat est un réel choix éthique et rationnel. Il doit se faire sans haine et sans fureur.
Derrière le pourcentage élevé de bacheliers au sein d'une génération qui marque les progrès de l'instruction en France, se cachent des différences notoires résultant des mécanismes d'orientation et d'exclusion scolaires. Certains élèves qui ne sont pas jugés aptes à suivre la voie générale au lycée et qui sont donc évalués par rapport à une norme représentée en partie par les programmes de la classe de 3e sont inscrits dans les voies technologique et professionnelle, d'autres, les décrocheurs, ne sont déjà plus au rendez-vous, ils ont quitté l'école, découragés, lassés de la scolarité. Cet ouvrage s'intéresse à ces élèves différents et décrit, pour mieux les comprendre, les mécanismes d'exclusion scolaire et d'orientation par l'échec liés à la maitrise de la langue écrite. L'exclusion, explicite ou implicite, et la notion d'écart à la norme sont les deux volets centraux du questionnement. Les études présentées dans cet ouvrage concernent des lycéens soit orientés vers les filières technologique et professionnelle, soit en reprise d'études après un décrochage scolaire. Le point commun de ces élèves (exception faite du groupe témoin des élèves de troisième) est d'être, soit en situation d'orientation non choisie, soit en situation de difficulté scolaire, soit enfin en situation de raccrochage scolaire après une période de décrochage. Pour mieux comprendre les liens entre compétence scripturale et orientation, les auteures ont choisi d'opérer une comparaison entre des élèves issus de ces filières et des élèves de classe de 3e, non encore orientés vers telle ou telle filière. Cette caractérisation par la différence est une voie utile à une didactique de l'écriture appropriée, en classe de français comme dans les autres disciplines scolaires. Elle permet également d'aller plus avant dans la recherche de pistes didactiques applicables dans des situations individualisées destinées à des élèves en difficulté. L'ouvrage est organisé selon une triple perspective. La première partie est descriptive et elle donne à connaitre la population de ces lycéens "pas comme les autres" , leur quotidien en classe, leurs compétences, ce qu'en disent les recherches. La seconde porte sur ce qu'ils disent de l'écriture scolaire, sur ce qu'ils en pensent et en font. Leurs propos sont comparés à ceux d'élèves d'une classe de 3e hétérogène. La troisième partie présente des études de cas d'élèves décrocheurs en situation de raccrochage et porte sur leurs stratégies de réappropriation des apprentissages. Ces trois approches ont chacune pour but de donner à connaitre ces élèves dans leur relation avec l'écriture et ses pratiques dans le cadre de leur scolarité, ce qu'ils savent faire, et non plus seulement ce qu'ils ne savent pas faire, ce qu'ils pensent de l'école et des activités d'écriture qui leur sont proposées, ce qu'ils en attendent. Il s'agit donc de dépasser les classiques évaluations qui pointent leurs lacunes, par comparaison avec les performances d'élèves qui suivent un cursus général. Il s'agit aussi, par la multiplication des approches, de tenter non seulement de saisir la complexité du rapport à l'écriture, mais aussi, et notamment avec les études de cas d'élèves décrocheurs en reprise d'études, de mettre sur la voie d'approches didactiques adaptées à la réalité de la relation des jeunes en prise avec les exigences scolaires en matière d'écrit.
Cet ouvrage propose une histoire sociale du fascisme italien, de la prise du pouvoir de Mussolini en 1922 à l'effondrement en 1943. Il suit la mise en place progressive d'un régime totalitaire, la transformation de l'Etat, des mentalités, des cultures et l'organisation du consensus pendant les années 1930, jusqu'à la politique de répression en direction des minorités. L'auteure met en lumière l'enracinement du fascisme dans la société et son emprise sur la vie quotidienne des Italiens (paternalisme, conformisme, résistance, etc.). Elle retrace les contours de l'organisation de masse du Parti fasciste, le rôle majeur de la propagande, la surveillance et la répression exercée sur la population mais également les initiatives à destination de l'enfance, des jeunes, de la famille, des travailleurs, les moyens avec lesquels le régime assure la mobilisation de la population masculine tels que la milice et le sport notamment. Il s'agit d'un livre fondamental pour comprendre les héritages du fascisme et du populisme dans la société actuelle. Comme l'indique l'auteure dans l'introduction : " [...] il est nécessaire de revenir aux origines du fascisme italien [...] afin de mettre en lumière les phénomènes de continuité et de rupture et les héritages du fascisme dans la société du temps présent."
Les débats contemporains sur les classifications psychiatriques illustrent la complexité des troubles mentaux. Ces tensions ne sont pas seulement cliniques mais relèvent de défis théoriques, méthodologiques et épistémologiques. L'un de ces débats concerne la tendance à s'éloigner des catégories diagnostiques conventionnelles. L'attention se porte alors sur les symptômes individuels et leurs interactions. Une telle interaction entre des symptômes s'aligne sur l'intuition du praticien à qui apparaît un ensemble de manifestations cliniques : il perçoit en effet un réseau de problèmes qui s'influencent mutuellement. Les réseaux de symptômes discutent cette intuition clinique au prisme de la philosophie de la psychiatrie et de la modélisation. Cette introduction aux réseaux de symptômes est destinée à un public de cliniciens et de chercheurs en psychologie et en psychiatrie non spécialistes, mais intéressés par les nouvelles classifications, les approches émergentes, la modélisation, les apports de la science des réseaux et la philosophie de la psychiatrie.
Louis LLiboutry est considéré comme le père de la glaciologie moderne. Ce livre met en valeur une grande figure scientifique locale et une histoire scientifique en prise avec l'actualité. En appliquant les outils de la physique aux processus glaciaires, il a fortement contribué à faire passer la glaciologie d'une discipline naturaliste à une science quantitative, branche de la géophysique. Sa rigueur alliée à une grande intuition scientifique en font un précurseur dans les nombreux domaines dans lesquels il a brillé. A Grenoble, en 1956, la tâche est immense. La seule possibilité locale de recherche pour Lliboutry était la glaciologie, au carrefour de nombreuses disciplines : topographie, exploration géophysique, météorologie, métallurgie physique, hydrologie, etc. Mais fort de son expérience en Amérique du Sud, il lutte sur tous les fronts : monter au fil des ans un atelier de mécanique ainsi qu'une bibliothèque spécialisée, la glaciologie avait en effet à créer ses instruments propres, en particulier ceux de forage et de carottage; écrire de nouvelles publications ; chercher à regrouper les quelques glaciologues français; créer une filière d'enseignement de la géophysique à Grenoble en 2e et 3e cycle et obtenir des locaux indispensables au fonctionnement de cette toute nouvelle et restreinte équipe d'ingénieurs et de techniciens "aux mains d'or qui faisaient des moutons à cinq pattes pour résoudre des problèmes de forage". Pionnier de l'exploration scientifique des glaciers des Alpes et des Andes à partir des années cinquante, son héritage - qui permettra notamment de développer l'exploration polaire en Antarctique avec Claude Lorius - n'est toutefois pas assez reconnu en France. Ce livre est bien positionné (comité scientifique, adossement au laboratoire de glaciologie de Grenoble (IGE)) et revêt en outre une forte dimension internationale, qui correspond à des liens déjà existants dans le domaine de la recherche. Il propose un choix de textes et de documents photographiques inédits, mettant en valeur, à la fois l'oeuvre essentielle et le rôle que Louis Lliboutry a joué dans l'essor et le développement d'une science toute jeune et désormais cruciale. Il ne s'agit pas d'une simple biographie encore moins d'une hagiographie mais d'un portrait inédit de l'homme, de l'explorateur et du vrai savant, dont l'oeuvre scientifique se rapporte à la glaciologie et à la géophysique de l'environnement. Il est considéré comme le pionnier du développement de la géophysique de l'environnement en France.