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Les rebelles d'Allah
Gozlan Martine ; Kahn Jean-François
ARCHIPEL
23,49 €
Épuisé
EAN :9782809813777
Extrait Extrait du prologue Un mensonge se répand dans la société française : l'application des lois religieuses relèverait de la défense des libertés, même si ces lois sont en contradiction avec les lois civiles. En conséquence, celle ou celui qui exige de se conformer dans l'espace public aux obligations supposées de l'islam devrait être soutenu par les défenseurs des droits de l'individu. Aussi étrange que cela puisse paraître, des esprits crédules, des intellectuels qui ont dû perdre sur une route hasardeuse toute capacité d'analyse, des journalistes en mal de lecteurs, des politiciens en mal d'électeurs véhiculent avec aplomb ce mensonge. Il permet aux islamistes d'avancer leurs pions au détriment de centaines de milliers de nos compatriotes catalogués «musulmans», quand bien même, en esprits libres et universels, ces Français prénommés Farid ou Malika tenteraient de s'arracher au destin religieux auquel on les assigne. Nos droits-de-l'hommistes font ainsi écho à leurs intégristes. Nos esprits pseudo-éclairés se transforment en fourriers de l'obscurantisme. Ce livre est destiné à rappeler quelques vérités simples. Dans le monde islamique, les lois religieuses font obstacle aux libertés personnelles. Les droits individuels y sont constamment bafoués. La chute des tyrannies, l'élan révolutionnaire ne suffisent pas à les restaurer. Au-dessus de la volonté des peuples, souffle le vent mauvais d'une transcendance imposée qui la manipule et la domine. Voltaire s'était dressé contre le fanatisme, cette hérésie de la non-pensée. Ce livre est dédié aux Voltaire du monde islamique, aux «rebelles d'Allah», qu'ils aient quinze ou soixante ans, qu'ils soient hommes ou femmes, quelle que soit la forme de résistance choisie. Il m'a semblé urgent d'évoquer quelques-uns de leurs parcours, à l'heure où l'on tente de nous faire prendre, en France, l'abrutissement religieux, du voile à la prière de rue, de la non-mixité aux diktats alimentaires, pour un droit républicain. Les tragédies recensées ici racontent l'éternelle histoire humaine : un jour, quelque part, quelqu'un se lève et dit non. C'est de ce non chuchoté en terre d'islam, dans la nuit et le danger, que nous devons être solidaires. Ce faisant, défendant ainsi le droit universel à la liberté de conscience, nous ne sommes pas plus «contre» l'islam que «contre» la météo ! Ce livre commence par l'histoire d'une jeune Tunisienne révolutionnaire. Trop révolutionnaire pour la révolution. La réflexion sur la liberté et le courage doit beaucoup à Amina Sboui. Nos promoteurs de voile islamique à la française l'auraient probablement jetée dans le même bûcher que celui qui se préparait pour elle à Tunis, quand son jeune féminisme a éclaté de rage et de beauté. 4 juillet 2013, tribunal de Sousse. Elle a arraché le safsari blanc sale, ce voile dont la tradition tunisienne affuble les femmes traduites en justice, et elle a levé le poing avec un demi-sourire, étrange mélange de timidité enfantine et d'extrême audace. Amina Sboui, dix-huit ans, comparaissait une nouvelle fois devant ses juges. Devant le mâle tribunal, la jeune fille est coupable de tout, même de l'air qu'elle respire. De procès en procès, les charges inventées contre elle s'accumulent. Quel crime a-t-elle donc commis ? Qui a-t-elle blessé ou volé ? Pourquoi, dans l'air raréfié de la salle d'audience, comme devant les grilles où gronde la foule, sent-on une haine si lourde, si grasse contre la frêle accusée ? L'addiction des masses à la malédiction fuse dans un geyser d'insultes : - Fouettez-la ! - Lapidez-la ! - À mort ! Ils jurent de la défigurer à l'acide. C'est qu'ils haïssent la vie, ce torrent ample et libre. Et Amina est la liberté.
Pour moi, dès l'adolescence, l'Orient a été la patrie de la volupté, de l'amour, de la beauté. De la douceur de la mélopée arabe et du poème persan à la splendeur des coupoles, je me suis fait une certaine idée, mystique et charnelle, de la sensualité... Plus tard, devenue journaliste, je suis allée explorer cet espace, du Maghreb à l'Iran, et le songe se changea, tragiquement, en sang. La grande nuit intégriste avait obscurci les aires de lumière. Je vis poètes et jeunes filles perdre le souffle et la vie. Je vis le deuil s'étendre sur la blancheur d'Alger et la peur faner les jardins de Téhéran. Je vis partout la lourde et terrible obsession sexuelle poignarder le gracieux Eros oriental. J'entendis les chants mourir sur les lèvres des femmes au motif que leur voix conduisait les hommes en enfer. Mais l'enfer, il leur était, à elles, chaque fois réservé.... Alors, je voulus comprendre comment la plume du calligraphe avait cédé la place à la lame du bourreau. Comment l'Islam des amants avait été chassé de l'azur et mené aux ténèbres. Comment les mille et une nuits de l'Islam étaient devenues les mille et une morts de l'islamisme... Ce livre est lé récit de cette métamorphose."
Pourquoi l'Islam est-il, de nos jours, la religion qui recrute le plus d'hommes et de femmes en ce monde? Et quel charme, en lui, envoûte tant d'Occidentaux en mal d'appartenance?
Résumé : Arrivée de sa Russie natale à huit ans, chassée par les pogroms, Rosa Ajivanski s'installe à Paris, où elle apprend le français. Le début d'une histoire de vie à laquelle vient s'accoler la grande Histoire, récit romancé par sa petite-fille, Martine Gozlan. Telle cette femme mystérieuse qui s'invite dans la vie de la narratrice, journaliste, en l'abordant dans un café des Gobelins. Surgie d'une autre époque, elle va pourtant se révéler très proche et l'entraîner dans une enquête où remonter le temps, de la Russie natale à l'ancien cours de la Bièvre, la rivière parisienne enterrée, fief des tanneurs juifs, puis à l'Algérie où l'enchaîna un amour malheureux. Les destins des deux femmes se croisent au passé et au présent dans ce roman irrigué par la magie du Paris secret, la vie quotidienne d'un journal et les ressacs de la mémoire, de la Lituanie au Constantinois. Sur les pas de Rose, la frontière s'efface entre le possible et l'impossible, le songe et la réalité, pour une traversée de la condition féminine sur un siècle, de l'enfermement à la liberté.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
Il a connu la notoriété pour l'aide apportée aux femmes victimes d'abus sexuels durant les guerres en cours dans l'Est du Congo. Il a réchappé à de nombreuses tentatives d'assassinats, dont la dernière en 2014. Et, s'il côtoie des célébrités, il a aussi de très dangereux ennemis : la vie de Denis Mukwege est toujours menacée. C'est en découvrant les difficultés rencontrées au Congo par les femmes enceintes pour accéder à des soins adaptés que le Dr Mukwege trouva sa vocation. Depuis, il a fondé son propre hôpital, où il soigne les femmes victimes de violences sexuelles. En dépit des menaces qu'il reçoit, Denis Mukwege continue à se battre pour ces femmes. Pour raconter leur histoire, et la sienne.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Le conte de fées est connu : en 1980, lorsque René rencontre Céline, alors âgée de 12 ans, il tombe sous le charme de sa voix. C'est le début de leur collaboration artistique, qui se poursuivra en une idylle fusionnelle. Grâce à lui, Céline, à 18 ans, remporte l'Eurovision. Majeure, elle déclare sa flamme à celui qui n'était encore que son impresario. Ils se marient en 1994. Dès lors, le couple "à la vie comme à la scène" enchaîne les succès : Céline enregistre la musique originale du film Titanic, qui devient un succès international ; elle remplit les salles de concert grâce aux tournées qu'elle fait à travers le monde, collectionne les récompenses... Dans les périodes de doute et de déprime, tous deux continuent à se serrer les coudes. D'autant que le diagnostic tombe dès 1998 : René a une tumeur. Quand la santé de René décline, Céline, suspendant concerts et enregistrements, reste à ses côtés. Après la disparition du producteur début 2016, Céline Dion, pour leurs trois fils, René-Charles, Nelson et Eddy, reprend la route : The show must go on. Elle en avait fait le serment à René.
4e de couverture : "En des temps meilleurs, on parlait de perspective critique ou de vision du monde alternative. Aujourd'hui, en Inde, on dit sédition." Mon coeur séditieux réunit le travail de vingt ans de réflexion et d'engagement. En 1998, après le magistral Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy prend la plume pour s'élever contre le programme nucléaire indien dans plusieurs essais qui signeront le début de son combat politique. Au travers d'une quarantaine de textes, elle s'intéresse à la politique et aux dynamiques de pouvoir en jeu au sein des gouvernements des puissances mondiales. Dans un environnement de plus en plus hostile, elle décrit avec toujours autant de férocité et de clairvoyance le combat des opprimés, les injustices de castes ou les tragédies écologiques. Elle observe, comme autrice et comme citoyenne du monde, l'évolution de la société des années quatre-vingt-dix à nos jours. Son écriture radicale met à la portée de tous une réflexion passionnante d'une extrême actualité.
Résumé : Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. Cest la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.
Résumé : "Une expérience beaucoup plus cruelle que celle du colonialisme nous attend, celle de la guerre impitoyable avec notre vie sauvage. Ce qui n'avait pas été assimilé par la domination coloniale ne l'a pas été par la modernité nationale, ni par la Révolution, ni par la démocratie. L'islamisme armé vient nous rappeler que le travail ne fait que commencer, et qu'en réalité, nous l'avons esquivé". Hélé Béji La Révolution tunisienne de 2011, née du sentiment de dignité et de justice d'un peuple, fut celle de la spontanéité. Elle a aussi ouvert une voie alternative à l'ingérence démocratique occidentale, aux accents de nouvelle croisade, qui n'a fait que raviver dramatiquement l'islamisme radical. Mais qu'a fait la Tunisie de ce grand moment de son histoire ? Neuf ans après, au coeur d'une crise politique et sociale aiguë, Hélé Béji dresse le constat d'un échec, qui dépasse les frontières de la seule Tunisie. Comment sortir de cette dépression politique, si ce n'est par la constitution d'une société qui, trouvant en elle-même une réponse à l'obscurantisme, restaure la dignité de l'homme ?