Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le rendez-vous des Gobelins
Gozlan Martine
ECRITURE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359053203
Arrivée de sa Russie natale à huit ans, chassée par les pogroms, Rosa Ajivanski s'installe à Paris, où elle apprend le français. Le début d'une histoire de vie à laquelle vient s'accoler la grande Histoire, récit romancé par sa petite-fille, Martine Gozlan. Telle cette femme mystérieuse qui s'invite dans la vie de la narratrice, journaliste, en l'abordant dans un café des Gobelins. Surgie d'une autre époque, elle va pourtant se révéler très proche et l'entraîner dans une enquête où remonter le temps, de la Russie natale à l'ancien cours de la Bièvre, la rivière parisienne enterrée, fief des tanneurs juifs, puis à l'Algérie où l'enchaîna un amour malheureux. Les destins des deux femmes se croisent au passé et au présent dans ce roman irrigué par la magie du Paris secret, la vie quotidienne d'un journal et les ressacs de la mémoire, de la Lituanie au Constantinois. Sur les pas de Rose, la frontière s'efface entre le possible et l'impossible, le songe et la réalité, pour une traversée de la condition féminine sur un siècle, de l'enfermement à la liberté.
Pourquoi l'Islam est-il, de nos jours, la religion qui recrute le plus d'hommes et de femmes en ce monde? Et quel charme, en lui, envoûte tant d'Occidentaux en mal d'appartenance?
Pour moi, dès l'adolescence, l'Orient a été la patrie de la volupté, de l'amour, de la beauté. De la douceur de la mélopée arabe et du poème persan à la splendeur des coupoles, je me suis fait une certaine idée, mystique et charnelle, de la sensualité... Plus tard, devenue journaliste, je suis allée explorer cet espace, du Maghreb à l'Iran, et le songe se changea, tragiquement, en sang. La grande nuit intégriste avait obscurci les aires de lumière. Je vis poètes et jeunes filles perdre le souffle et la vie. Je vis le deuil s'étendre sur la blancheur d'Alger et la peur faner les jardins de Téhéran. Je vis partout la lourde et terrible obsession sexuelle poignarder le gracieux Eros oriental. J'entendis les chants mourir sur les lèvres des femmes au motif que leur voix conduisait les hommes en enfer. Mais l'enfer, il leur était, à elles, chaque fois réservé.... Alors, je voulus comprendre comment la plume du calligraphe avait cédé la place à la lame du bourreau. Comment l'Islam des amants avait été chassé de l'azur et mené aux ténèbres. Comment les mille et une nuits de l'Islam étaient devenues les mille et une morts de l'islamisme... Ce livre est lé récit de cette métamorphose."
Soixante-dix ans après sa création - sa "recréation", selon David Ben Gourion -, l'Etat d'Israël reste un mystère aux yeux du monde. Mystère de l'hostilité que ce pays inspire toujours, comme de sa réussite qui fascine amis et ennemis. Mystère d'une extrême modernité mariée aux formes religieuses les plus traditionnelles. Mystère d'une révolution technologique et d'un rayonnement scientifique sans commune mesure avec les dimensions du territoire. Mystère d'une société contrainte de vivre en guerre depuis quatre générations. A rebours de la défiance et des idées reçues, Martine Gozlan tente de percer les sept secrets d'Israël : la force de la mémoire, la régularité des vagues d'immigration, les surprises de la démographie, les ambiguïtés de la foi, les métamorphoses de l'armée, le jaillissement de la recherche, sans oublier un optimisme existentiel et pour ainsi dire fondateur. Un récit en forme d'enquête, qui explore les paradoxes d'un peuple et d'une nation.
Résumé : Héritière des grands écrivains russes, première poétesse de l'hébreu moderne, muse des pionniers d'Israël, Rachel Bluwstein a été une héroïne moderne au destin romanesque. Intellectuelle farouche, amante fougueuse, femme libre, elle s'est imposée, au nom de toutes ses soeurs de par le monde, dans les domaines jusqu'alors masculins de l'écriture et de l'action. Son oeuvre, qui a connu un immense succès de son vivant, perdure après sa mort comme un pan de la littérature universelle. Cette biographie illustrée nous fait revivre, à travers son histoire personnelle, sa soif de justice, son combat pour l'humanité, la seconde vague d'immigration juive qui gagna la Palestine à l'orée du XXe siècle. Une vie marquée du sceau de la passion, celle d'une artiste et d'une terre.
Résumé : " Jocelyne Sauvard restitue un Proust libre et bouleversant dans sa quête d'amour. Le lecteur devient son compagnon de route. " Alain Vircondelet A la recherche des femmes de Proust : une étude originale pour le centenaire de sa mort " Tout ce qui est tendre, poétique, pur, beau " - ainsi qu'il l'écrit à treize ans en réponse à un questionnaire destiné à une camarade de jeux - symbolise la féminité idéale pour Marcel Proust. Depuis qu'il a vu le jour, le 10 juillet 1871, il a vécu au plus près des femmes et les a aimées. Elles ont été ses confidentes, ses professeurs, celles qui apaisent. Elles lui ont servi de modèles, de muses fines et cruelles ; il les a désirées, admirées, les a comblées de lettres, d'éloges, de reproches, de fleurs, de notes. Et il a souffert pour elles en secret. Il les a dépouillées des fards, des convenances, a agencé leurs traits, leur personnalité, leurs mots avec d'autres, imaginés, pour les faire vivre à travers son oeuvre. Qu'elles soient duchesses, artistes, grandes bourgeoises, courtisanes, cuisinières, femmes de chambre ou secrétaires, A la recherche du temps perdu les a mises en lumière. D'ailleurs, des quelque deux cents personnages recensés dans l'oeuvre, plus de la moitié - cent vingt - sont des femmes ! Figures d'amour, de tendresse, ou figures du désir et du manque, Jeanne Proust, Adèle Weil ou encore Elisabeth de Clermont-Tonnerre sont remodelées par l'écriture et incarnent les héroïnes de sa littérature. Car " Maman ", tante Léonie, Françoise, Gilberte, Mme Verdurin, Odette, Oriane de Guermantes, Albertine, Léa ou encore Mlle Vinteuil, elles, sont immortelles !
Spécialiste de Stevenson, auteur prolifique et fondateur du mythique festival littéraire de Saint-Malo, Etonnants Voyageurs, Michel Le Bris se raconte dans cette autobiographie traversée par les embruns et les écrivains du grand large. " Dans la salle enfumée du bistrot de marins, des noms passaient, tels des soupirs portés par le vent battant les volets clos : Mascareignes, Terre de Feu, Veracruz - et c'était comme si les murs, alors, se reculaient jusqu'au bout de la terre... Le jour revenu, je courais de rocher en rocher, tandis que les cargos s'éloignaient vers le large, et je restais des heures à fixer l'horizon : là-bas, derrière la ligne bleue où ils disparaissaient, il y avait des mondes, effrayants et splendides, et, à n'en pas douter, des îles de corail sous des cieux sans nuage. Un jour, moi aussi, je m'en irais ! Je m'en allais déjà, le nez dans la poussière de mon grenier, avec pour seul témoin le ciel, par l'étroite lucarne, pour seuls complices les grands chevaux de l'empire des nuages, tandis que je tournais les pages de mes trésors, Curwood, Stevenson, Jack London, le Journal des voyages - et chaque livre, alors, m'était comme une porte qui ouvrait sur des mondes... Je suis parti. Du moins, j'ai essayé. Voici quelques fragments de ce qui m'attendait derrière la ligne d'horizon... " Au fil de ses voyages, Michel Le Bris égraine ses souvenirs, raconte ses rencontres et évoque les livres qu'il a aimés, les films qui l'ont touché, les expériences qui l'ont marqué, les musiques qui l'habitent... Chemin faisant, il nous ouvre les portes de son royaume intérieur.
Critique, chroniqueur et passionné par la littérature du XIXe siècle, Joseph Vebret raconte l'une des passions les plus célèbres des lettres françaises : celle liant Gustave Flaubert à Louise Colet, aussi brève et tumultueuse que féconde par la correspondance. L'amour avec Louise Colet... poste restante Le 28 juillet 1846, Gustave Flaubert, 24 ans, grand gaillard moustachu, rencontre Louise Colet qui pose dans l'atelier du sculpteur James Pradier. Eclatante beauté de dix ans son aînée, elle est plus connue pour ses frasques sentimentales et son caractère emporté que pour sa production littéraire, pourtant non dénuée d'intérêt. Lui-même sacrifie au " culte fanatique de l'art ", unique consolation à " la triste plaisanterie de l'existence ", mais n'a encore rien publié. Le coup de foudre est immédiat, violent, dévastateur. Louise s'offre sans retenue. Deux jours d'amour fou. Le troisième, Gustave file en direction de Croisset, près de Rouen, où il vit avec sa mère et sa nièce, laissant Louise pour le moins surprise. Gustave semble déjà moins épris, mais il donne le change : " Tu donnerais de l'amour à un mort, écrit-il à Louise. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. " En réalité, Gustave appartient corps et âme à une puissante maîtresse : la littérature. Bourreau de travail, reprenant et polissant infatigablement ses phrases, noircissant des milliers de feuillets, il jette toutes ses forces dans un roman : Madame Bovary. Louise, volcanique, attend, s'impatiente, tempête, s'emporte, exige, se désespère, se révolte, s'épuise dans d'autres bras. Gustave, impavide, jaloux de sa solitude, tempère. Comment réconcilier le feu et l'eau ? Ce manège dure de 1846 à 1848, puis de 1851 à 1855 : liaison en pointillés de deux amants aux aspirations contradictoires. Mais qui donnera naissance à l'une des plus belles correspondances de la littérature française.
Résumé : Janvier 1936 : la récolte de la canne commence à Bel-Event, une plantation de Martinique. Le commandeur Firmin Léandor, contremaître mulâtre, s'est trop avancé en promettant de livrer sept cents barriques de canne à l'usine. Alors, le "commandeur du sucre" surveille sans indulgence le travail des coupeurs et des amarreuses. Labeur éreintant, enfer quotidien : "Depuis le commencement du monde, le Bondieu a inscrit notre malheur dans l'envers du bonheur du Blanc". Békés, mulâtres, nègres-Congo, coulis. Depuis des générations, chacun obéit à la stricte hiérarchie de sa couleur et de son rang, courbé sous le poids d'une double fatalité : la négritude et la canne. Redouté par ses hommes, méprisé par le maître, jalousé par le "géreur" et par les autres commandeurs de l'île, Firmin lui-même ne peut que répéter l'antienne de sa mère : "Canne, c'est maudition". Il fallait, pour faire revivre les travaux et les jours de la Martinique agricole des années 1930, la passion, la mémoire et le français revigoré de Raphaël Confiant.