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Chasse gardée
Goytisolo Juan
FAYARD
17,15 €
Épuisé
EAN :9782213019086
Chasse gardée, premier texte autobiographique de Juan Goytisolo, nous mène d'une enfance assombrie par la guerre civile jusqu'à la révolte de l'adolescent contre son milieu, la bourgeoisie de Barcelone, franquiste et sclérosée, dont l'auteur ne se libère que dans ses échappées vers le sud désertique et brûlé de l'Espagne, puis en s'exilant à Paris. Avec la même intransigeance vigilante, Goytisolo s'en prend à un pays, à une époque et à lui-même. Mais cette quête rétrospective d'une identité et d'une patrie, loin de se cantonner dans les règles du genre, se fait au hasard de fulgurations intenses, ruptures, hors-textes qui ponctuent l'itinéraire chronologique et fondent la véritable dimension temporelle et poétique du livre. Incursions lucides et déchirées dans les méandres de la mémoire, où se révèlent les exigences éthiques de la conscience, inséparables des tensions expressives du langage. Avec Chasse gardée, qui inaugure une géographie personnelle jamais explorée, Juan Goytisolo donne à la littérature espagnole, comme à la littérature européenne, une oeuvre majeure. Juan Goytisolo, dont l'oeuvre fut interdite dans son pays par la censure franquiste dès 1963 et jusqu'à la mort du dictateur, vit à Paris depuis 1957. Il a obtenu, en 1985, le prix Europalia pour l'ensemble de son oeuvre. Parmi ses livres publiés en France figurent les romans Pièces d'identité, Don Julian, Juan sans Terre, Makbara, Paysages après la bataille, et le recueil d'essais Chroniques sarrasines.
Fiestas est le roman de toutes les solitudes : celle des pauvres, des malades, des inadaptés, des criminels, celle qu'on trouve au sein des groupes : couples, familles, sociétés. C'est en vain que les hommes cherchent à s'en évader. Aussi Fiestas est-il également le roman de l'échec : Pira n'arrivera jamais à Rome où elle imagine que son père l'attend ; Ortega n'ouvrira jamais officiellement son école ; Benjamin restera condamné à ses décevantes poursuites ; et Pipo, trahi par Gonzàles, se voit contraint, après avoir lui-même trahi son ami le Gorille, d'abandonner sa vie de rêve pour rentrer dans l'ordre établi. L'amour de don Paco pour son jardin consolateur n'est aussi qu'une déception : ce n'est pas dans la nature que l'homme peut trouver un remède à son isolement. Né seul, il est condamné à vivre et à mourir seul, après s'être laissé perpétuellement leurrer.
Après Chasse gardée, son premier texte autobiographique, Juan Goytisolo retrace dans Les Royaumes déchirés le chemin parcouru depuis la fin des années 50. Du militantisme antifranquiste aux côtés des communistes espagnols à la vie littéraire parisienne, de l'aventure de la révolution cubaine à la création d'une revue ouverte aux intellectuels de langue espagnole, les illusions s'effondrent et Goytisolo va de rupture en rupture ; il ne perd pas pour autant le sens de l'humour ni ne renonce à la quête d'une véritable authenticité morale. Ce parcours, de plus en plus solitaire, est jalonné de trois repères : la rencontre avec Genet, dont le portrait est l'un des temps forts du livre, la relation avec Monique Lange, parfois difficile mais toujours ouverte, inventive, généreuse, et la reconnaissance de l'homosexualité à l'occasion d'une rencontre fortuite dans le quartier de la Goutte d'Or. Désaffection, dessaisissement, détachement, dépouillement et, en corollaire, purification. Les Royaumes déchirés ne sont pas le récit d'une déroute mais celui d'une conquête. La douloureuse traversée des apparences débouche pour Juan Goytisolo sur la liberté qui lui permet de se retrouver à travers l'appropriation jubilante de son territoire de poète. Le dernier chapitre n'appartient déjà plus à l'autobiographie : c'est l'ouverture sur l'univers poétique qui n'a, depuis, cessé de se déployer dans Don Julian, Juan sans Terre, Makbara et Paysages après la bataille.
Enfermé dans son refuge parisien du Sentier, un personnage solitaire, qui entretiendra tout au long du récit d'étranges relations affectives avec son invisible épouse, mêle ses inquiétudes politiques _ qui passent par des contacts avec de mystérieuses organisations terroristes étrangères _ et ses prévisions de catastrophes écologiques avec ses fantasmes sexuels proches du monde enfantin d'Alice au pays des merveilles. Son excentricité est peut-être une défense contre la normalisation de notre époque. Doublement exilé, de son pays et de son temps, il ne se reconnaît que dans la dispersion : ses idées, pulsions et sentiments l'entraînent sur des chemins divers, sans lien avec son passé aboli, incertain. Le jeu des rapports existant entre le copiste-héros et le narrateur, compliqué par l'intervention d'un homonyme collaborant à différents journaux, pose d'une manière originale le problème de la paternité du texte et de sa connivence avec le lecteur qui le recrée. Conçu comme un puzzle dont les morceaux se mettent en place à mesure que le roman se constitue, Paysages après la bataille nous incite aussi à une lecture arabe : de gauche à droite, d'une prétendue fin à un soi-disant début, en partant de la genèse de son écriture pour aboutir à la monstrueuse hécatombe imaginée par le narrateur-héros. Né à Barcelone dans une famille qui sera profondément marquée par la guerre civile espagnole, Juan Goytisolo se consacre très jeune à la littérature. En 1957, il quitte l'Espagne pour s'établir à Paris et dès 1963 son oeuvre est interdite dans son pays par la censure franquiste jusqu'à la mort du dictateur. Il a enseigné pendant quelques années dans les universités de Californie, Boston et New York. Actuellement, il partage sa vie entre Paris et Marrakech. Parmi ses livres publiés en France figurent les romans Pièces d'identité, Don Julian, Juan sans Terre, Makbara et le livre d'essais Chroniques sarrasines.
Résumé : La mort subite d'une amie plonge le narrateur dans un désarroi tel qu'il "meurt" lui aussi subitement. Il passe alors dans le barzakh, ce monde intermédiaire dans lequel, selon la tradition musulmane, les morts doivent séjourner pendant quarante jours avant de connaître le sort que leur réservent Nakîr et Munkar, les anges chargés de les interroger et d'émettre un jugement sur leur vie. Il y retrouve son amie perdue et verra défiler toutes sortes de visions : réminiscences de lectures de Dante et d'Ibn 'Arabî, tableaux de Jérôme Bosch et de Gustave Doré, images d'horreur d'une guerre qui se déroule durant cette même quarantaine, scènes cruciales de sa vie et expériences de béatitude. Tandis que chaque jour le texte relatant l'histoire de la quarantaine s'écrit... Etrange et fascinant, d'un étonnant pouvoir hallucinatoire, ce court récit en quarante épisodes donne la mesure du talent de Juan Goytisolo : imagination visionnaire, style rythmé, d'une extrême densité, vocabulaire souvent inattendu, tout un travail sur le langage et l'écriture (dont la traduction s'est attachée à rendre les reflets) destiné à faire entrer le lecteur dans une autre dimension, à le décentrer, l'ensorceler peut-être par les charmes et les sortilèges de l'Au-Delà...
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."