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Monumental Semestriel 2, Décembre 2007 : Les décors peints
Goven François ; Kagan Judith ; Pallot-Frossard Is
PATRIMOINE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782858229550
Dans cette seconde livraison de 2007, la revue Monumental propose un dossier sur les décors peints. Une synthèse faisant état de la politique des monuments historiques et de l'évolution des doctrines à travers une sélection d'exemples significatifs est étayée par des articles sur des ensembles d'époques et de natures différentes. Ainsi à la cathédrale d'Albi, la récente restauration des décors de trois chapelles a permis de découvrir la technique subtile employée pour ces fresques ; au château de Sucy-en-Brie, l'attribution est en cours pour cet ensemble de grande qualité de la seconde moitié du XVIIe siècle ; l'église médiévale de Brunoy, dotée d'un riche décor couvrant l'ensemble de l'édifice, a retrouvé le lustre qui fut le sien aux XVIIIe et XIXe siècles ; enfin, à Strasbourg, c'est une reconstitution à l'identique qui a été réalisée pour les décors avant-gardistes de l'Aubette, exécutés en 1927-1928 par Jean Arp, Sophie Taeuber-Arp et l'architecte Théo Van Doesburg. Parmi les autres chantiers évoqués dans ce numéro, il est aussi question d'innovation avec la nouvelle toiture du théâtre antique d'Orange, de restitution avec la nef de la collégiale Saint-Martin à Angers, de restauration avec les tours d'entrée du château de Nantes, de reconstruction pour la ville de la Nouvelle-Orléans. Enfin, autre cas d'école à être présenté, celui de l'église Saint-Pierre de Firminy, l'un des derniers projets de Le Corbusier commencé en 1971, après sa mort, et tout récemment achevé.
Ce numéro thématique de Monumental est consacré aux objets mobiliers. Il traite particulièrementde la question de la politique de protection au titre des monuments historiques, des problèmesspécifiques rencontrés pour la mise en oeuvre de la conservation préventive et de la restauration,et enfin de la présentation des décors et objets mobiliers in situ, associée à de nouveaux circuits devisite.Ces sujets fréquemment évoqués dans les différentes rubriques de la revue se trouvent être aucoeur même du métier des conservateurs du patrimoine. Monumental publie ici une premièresynthèse qui présente un état des lieux, l'évolution juridique en la matière depuis l?établissementde la première liste des monuments historiques en 1840, ainsi que le renouvellement des circuitsde visite et l?ouverture au public des collections, notamment au CMN.
Résumé : Ce numéro thématique s'intéresse au patrimoine industriel dont la prise en compte, en France, date des années 1970-1980. A la suite des Trente Glorieuses, la désindustrialisation a entraîné la fermeture et l'abandon, de nombreux sites. Demeurent les hautes silhouettes des cheminées des immenses usines, leurs toitures en sheds, les chevalements et les terrils des paysages miniers qui, ayant modelé le territoire en leur temps, sont apparus dès lors comme un héritage à sauvegarder et à revitaliser. La protection au titre des monuments historiques des lieux les plus emblématiques, leur reconversion, ainsi que le renouvellement urbain généré par le réaménagement des friches ont contribué à faire connaître et à valoriser ce patrimoine d'un genre nouveau. Ce dossier dresse un bilan de cette reconnaissance patrimoniale suscitée par les multiples acteurs, venant d'horizons divers (historiens, universitaires, architectes, artistes...), et militant souvent au sein de mouvements associatifs. Il porte, pour l'essentiel, sur des lieux de production industrielle - patrimoine bâti et machines -, en activité ou non, et sur les reconversions et la valorisation des sites, notamment en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. Plusieurs études de cas illustrent les différentes facettes de cette évolution, tant sur le plan théorique que dans les pratiques. Si, en France, on constate qu'environ 700 édifices, relevant de l'architecture industrielle, ont été, à ce jour, protégés au titre des monuments historiques, la patrimonialisation s'est étendue à l'échelle du paysage, comme en témoigne l'inscription du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du patrimoine mondial en 2012. Enfin, la rubrique des brèves présentant des sujets d'actualité, la liste des immeubles qui ont été classés au titre des, monuments historiques en 2014 et une recension des publications viennent clore ce numéro.
Ce 2ème numéro 2009 de la revue Monumental est consacré à l¿actualité des chantiers monuments historiques, en particulier les principales opérations récentes de restauration, réhabilitation et reconversion de bâtiments du XXe siècle. Les focus sur deux icônes du Mouvement moderne, la villa E-1027 à Roquebrune-Cap-Martin et la villa Cavrois à Croix dans le Nord, posent notamment la question de l¿aménagement de ces villas et des perspectives muséographiques. L¿article sur le label du patrimoine du XXe siècle en régions Paca, Rhône-Alpes et Ile-de-France, témoigne du débat sur la protection des grands ensembles architecturaux des années soixante. Les autres chantiers présentés sont, entre autres, la restauration du triptyque du Buisson ardent à la cathédrale d¿Aix-en-Provence, la polychromie retrouvée à la cathédrale de Toul, la restauration des intérieurs de l¿église Notre-Dame de Bon-Secours à Nancy, les découvertes archéologiques dans l¿ancien monastère de Saint-Claude et à La Charité-sur-Loire ou la restauration et la mise en sécurité du théâtre antique d¿Arles. Pour la partie technique et scientifique, le troisième volet du dossier " Métal dans l¿architecture " est axé sur les couvertures en cuivre et en plomb.
Résumé : Portant sur l?actualité des chantiers, ce numéro consacre son dossier principal au domaine de Chantilly. Propriété des Montmorency, des Condé, puis des Orléans, il s?agit de l?un des ensembles les plus exceptionnels de la région parisienne ; l?Institut de France qui en a la charge a confié à la fondation Aga Khan la gestion du château, du parc, des grandes écuries, ou des admirables collections du duc d?Aumale. De grandes campagnes de travaux sont engagées sur le château, ses décors, ainsi que les jardins, créés par André Le Nôtre dont on commémore le 400e anniversaire. Monumental prend également part à la célébration du centenaire de la loi de 1913 qui sera illustrée à travers une sélection d?opérations de restaurations emblématiques réalisées récemment. Sont également au sommaire les halles du Boulingrin (Reims), la chapelle Saint-Martial du palais des Papes (Avignon) ou l?arc antique d?Orange.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Après la publication en 2020 du Guide des Jardins remarquables en Ile-de-France(plus de 3 500 ex vendus ! ), voici le Guide des Jardins remarquables de Normandie. En 2004, le ministère de la Culture a créé le label " Jardin remarquable ". Il distingue des jardins et des parcs, publics ou privés, présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique. Six critères régissent l'attribution du label : la composition, l'intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d'éléments remarquables, l'intérêt botanique, l'intérêt historiques pour les jardins anciens et la qualité de l'entretien. Aujourd'hui, 450 parcs et jardins sont labellisés en France. Ce guide est la première publication qui rassemble les jardins de Normandie labellisés et invite à de belles promenades à travers les 37 jardins de la région, dont les plus célèbres comme le jardin du musée des impressionnismes à Giverny, les Jardins d'Etretat ou le jardin Jacques Prévert à La Hague-Saint Germain-des-Vaux.
Monument commémoratif dédié au souvenir de Louis XVI et Marte-Antoinette, la Chapelle expiatoire a été édifiée entre 1815 et 1826, sur l'emplacement de l'ancien charnier révolutionnaire de la Madeleine, à l'endroit même où furent inhumés les souverains après leur exécution. Son créateur, Pierre François Léonard Fontaine, lauréat du grand prix de Rome en 1785 puis architecte de Napoléon réalisa ici une ?uvre complexe, qui, tout en reflétant les goûts décoratifs de son époque, est riche des emprunts au monde antique, à la tradition classique française, mais aussi à l'Italie du Moyen Age et de la Renaissance. Cette ?uvre subtile, longtemps déprisée pour des raisons politiques, est à redécouvrir comme une des réalisations les plus élégantes et sophistiquées du Paris du début du XIXe siècle.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "