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Lamentation des ténèbres
Goux Jean-Paul
FLAMMARION
15,20 €
Épuisé
EAN :9782080646521
Lamentation des ténèbres, roman. Quelque chose s'achève sous nos yeux: une longue époque où l'espoir de dominer le temps en maîtrisant le devenir organisait la vie comme l'histoire. Voici qu'au contraire nous découvrons la faillite des maîtrises dans l'expérience de l'éclatement et du morcellement, des multiplicités insaisissables, des emmêlements de niveaux temporels. Temps de Ténèbres: temps des désillusions, de la perte, de l'échec, du vieillissement. Roman des Ténèbres: mais ce n'est pas parce que nous sommes en lambeaux, qu'il faut mettre le roman en charpie. C'est que, mieux que le fragment, les longues phrases continues disent cette "pénombre indistincte des temps" où se fondent des trames temporelles et des voix diverses comme s'enchevêtrent les strates bouleversées d'un site archéologique.
Résumé : C'est une réflexion intime, tout intérieure que "note" le narrateur de ce roman au charme puissant qui interroge le "colombier de la mémoire", cette volière d'où s'échappent trop souvent les pigeons du souvenir. Après tant d'années riches de leurs mémoires partagées, Vivien est profondément troublé lorsque Julie, sa compagne architecte, évoque des souvenirs très précis de chantiers qui n'ont pour lui aucune réalité, et qu'il met en doute. Le monde clos de leur entente amoureuse et intellectuelle ouvert sur le jardin et ses ciels se fragilise, soudain menacé par la traversée inquiétante de ces "sourdes contrées" que fabrique à notre insu le Temps qui passe. Qu'il s'agisse d'un être ou d'un projet d'architecture, quelle est la réalité de nos souvenirs dès lors qu'ils sont aussi nourris de nos rêves et de nos rêveries ? Ce sont ces troublantes confusions que scrute Jean-Paul Goux dans ces "notes" teintées d'une mélancolie non dénuée d'ironie, et dans une langue somptueusement poétique.
Résumé : "De telles pensées, ces pensées vivantes de votre absence, je devais apprendre à vivre avec elles, comme j'apprenais à vivre seul avec votre maison". Le roman de Jean-Paul Goux s'écrit avec délicatesse autour de la mort de Claire, compagne de Thibaud le narrateur, et artiste qui dessinait au crayon et au fusain des nuages et des arbres contemplés par la fenêtre de leur appartement parisien, mais surtout de sa maison Au milieu des bois. Une maison dans laquelle Thibaud veut peu à peu réapprendre à "habiter le temps". Or, cette maison offre un espace dans lequel s'est déposé et se dépose le temps, temps passé avec Claire, temps présent dans lequel écrit Thibaud, et temps d'un futur désirable, lorsque Thibaud, redécouvrant l'atelier et la beauté de l'oeuvre de Claire, invente pour elle un projet que le temps du livre laisse ouvert. Comment ce roman né de la douleur et de la solitude, puisque Thibaud s'adresse à ses amis et à Claire disparue, comment ce roman peut-il devenir pour le lecteur une telle ode à la beauté du monde, à sa représentation dans l'art, une telle ode au vivant ? Annie Clément-Perrier.
Résumé : A travers une approche dynamique et neuve de Kleist, Le Tasse, Chateaubriand, Balzac, Jean Thibaudeau, Gracq et de l'expérience intérieure de l'écrivain, ce texte remarquablement concis restitue, en en renouvelant l'urgence, l'exigence littéraire perdue pour les médias, par les modes et par la culture de masse. En pleine mutation technologique de l'écriture, Jean-Paul Goux ose opposer à la dégradation du langage créateur l'acte de l'écrivain authentique pour qui l'écriture par la puissance humblement vécue de la syntaxe et de la prose trace aussi physiquement que métaphysiquement la seule liberté qui délivre du temps les hommes. Dans cette analyse intime de l'idéal littéraire, La Voix sans repos apporte une preuve à la fois érudite et naturelle de l'indémodable vitalité de la création poétique et romanesque dont la voix ne peut pas se taire sans menacer d'extinction notre parole. La Voix sans repos qui nous plonge simultanément dans plusieurs siècles pourrait être une sorte de manuel d'initiation à l'irremplaçable littérature.
Après la disparition de Chaunes, un architecte de jardins, Wilhem, le confident et ami de toujours, et Maren, la jeune femme que Chaunes a aimée, se retrouvent. Leurs deux voix se relaient pour évoquer le défunt et l'histoire des Cravanche, la famille maternelle de Chaunes, qui a pris une part active dans la vie politique de la France des années 1920 à la fin des années 1950. A travers la geste d'une dynastie d'orateurs et d'hommes d'Etat, La Commémoration interroge avec une rare acuité le statut du politique - de l'éthique au discours. Cependant que face à cette parole omni-présente et dominatrice, le jardinier Chaunes tente d'ériger un contre-pouvoir par la seule vertu de son ?uvre.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)