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LA DIALECTIQUE DES STOICIENS
GOURINAT
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711613229
Pendant cinq siècles, de 300 av. J. -C. jusqu'au crépuscule de Marc Aurèle, la philosophie stoïcienne domina la culture antique. Encore aujourd'hui, notre grammaire, notre logique et notre linguistique sont les héritières plus ou moins conscientes de l'une des trois parties de cette philosophie, la dialectique. Dès l'enfance, l'une de nos premières leçons de grammaire, la distinction du nom commun et du nom propre, était en fait une leçon de dialectique stoïcienne. Nous parlons et nous pensons donc souvent en stoïciens, sans même nous en rendre compte. Si nous voulons comprendre pourquoi, nous nous heurtons à la disparition des textes fondateurs. En effet, la dialectique stoïcienne dans sa forme classique fut l'oeuvre de Chrysippe (280 - 204 av. J. -C.), dont les 311 volumes qu'il écrivit sur cette question, notamment ses Recherches logiques, furent sans doute la plus extraordinaire somme de logique de l'Antiquité. De cette oeuvre immense, il ne reste que quelques pages. Ce livre est la première reconstruction synthétique de la dialectique stoïcienne dans son ensemble, car les études antérieures n'en ont souvent reconstruit que des parties. Son point de vue est en outre entièrement nouveau. En effet, d'après les histoires de la philosophie, la dialectique a connu son heure de gloire avec Platon, a été minimisée par Aristote avant de devenir un des "arts libéraux" de l'université médiévale et de renaître sous une autre forme dans l'idéalisme et le matérialisme allemands du XIXème siècle. Ce sont les histoires de la logique qui nous apprennent que les stoïciens ont développé, un siècle après Aristote, la forme antique de la "logique des propositions", complément de l'analytique d'Aristote. En réalité, les stoïciens n'avaient pas une logique au sens moderne du terme, mais une dialectique, c'est-à-dire une technique de l'argumentation dialoguée. La conception complexe, à première vue multiple et équivoque de la dialectique stoïcienne reçoit ainsi un éclairage inédit, qui permet de comprendre son originalité et d'en réinterpréter la place dans l'ensemble du système. Cela nous permet aussi de mieux comprendre le sens des disciplines qui en sont les héritières infidèles.
L'image du philosophe « stoïque », serein et ferme, indifférent à son sort, à la souffrance comme aux plaisirs, représente assez bien le stoïcisme mais ne rend pas compte de la complexité d'une philosophie exempte de fatalisme, qui est à la fois un exercice de méditation et le premier système philosophique conçu comme tel. De la fondation de cette école par Zénon de Citium au IIIe siècle av. J.-C. jusqu'aux nombreuses résurgences du stoïcisme au fil des siècles, Jean-Baptiste Gourinat présente une reconstitution de la doctrine des fondateurs, en particulier Chrysippe, et explique les transformations qu'elle a subies à Rome (Sénèque, Épictète, Marc Aurèle) et aux Temps modernes, pour en dégager l'essence.Table des matières : Introduction Chapitre premier - Le stoïcisme hellénistique I. Histoire et évolution de l'école II. Le système stoïcien sous sa forme classique : Chrysippe Chapitre II - Le stoïcisme à l'époque romaine (Ier siècle av. J.-C.-IIIe siècle apr. J.-C.) I. La décentralisation du stoïcisme au Ier siècle av. J.-C. II. Continuités et innovations, de Panétius à Sénèque III. Le renouvellement du stoïcisme : Épictète et Marc Aurèle Chapitre III - Postérité et actualité du stoïcisme I. L'héritage stoïcien II. Le stoïcisme des érudits depuis Juste Lipse III. Le « néostoïcisme », de la Renaissance au XVIIIe siècle IV. Ce qui reste du stoïcisme Chronologie stoïcienne Bibliographie
Gourinat Jean-Baptiste - Laks André - Narcy Michel
Premier périodique spécialisé, en France, dans le domaine de la philosophie ancienne, Philosophie antique a pour vocation d'offrir aux travaux français dans ce domaine le lieu de publication et la visibilité dont ils ont besoin, mais aussi de contribuer au dialogue international en publiant régulièrement des contributions étrangères, soit en français, soit dans leur langue originale. A l'instar des grands journaux internationaux, la revue constitue un instrument d'information en offrant un bulletin de lecture d'ouvrages importants parus dans la discipline. Une originalité de Philosophie antique est son ouverture tant à l'histoire de la réception de la philosophie ancienne qu'aux études sur l'historiographie et la méthodologie de la discipline, ainsi qu'à des essais mobilisant tel ou tel aspect de la philosophie ancienne. Tout en constituant un outil de travail disciplinairement solide, elle offre ainsi sur un mode innovant la possibilité de thématiser la présence de la philosophie ancienne à toutes les époques de l'histoire de la pensée. La revue publie des numéros thématiques, mais telle n'est pas son unique destination. Son ambition est en effet d'être l'écho des recherches en cours, aussi bien de celles de chercheurs confirmés que de jeunes chercheurs.
L'image du philosophe « stoïque », serein et ferme, indifférent à son sort, à la souffrance comme aux plaisirs, représente assez bien le stoïcisme mais ne rend pas compte de la complexité d'une philosophie exempte de fatalisme, qui est à la fois un exercice de méditation et le premier système philosophique conçu comme tel.De la fondation de cette école par Zénon de Citium au IIIe siècle av. J.-C. jusqu'aux nombreuses résurgences du stoïcisme au fil des siècles, cet ouvrage présente une reconstitution de la doctrine des fondateurs, en particulier Chrysippe, et explique les transformations qu elle a subies à Rome (Sénèque, Épictète, Marc Aurèle) et aux Temps modernes, pour en dégager l'essence.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.