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La Suggia. L'autre violoncelliste
Gourdin Henri
PARIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782846212106
Guilhermina Suggia (1885-1950) est entrée dans l'histoire à un double titre : comme compagne de Pablo Casals pendant sept ans, de 1906 à 1913, et comme pionnière du violoncelle qu'elle imposa entre les mains d'une femme. Son existence est épique. Sur scène à 5 ans, violoncelle solo à l'Orpheon Portuense à 15 ans, soliste au Gewandhaus de Leipzig à 18 ans, elle partage de 21 à 28 ans la vie mouvementée de Pablo Casals. Ils tournent ensemble en Europe et en Russie, créent le double concerto de leur ami Emanuel Moor, se produisent sous les baguettes les plus prestigieuses de leur temps : Arthur Nikisch, Edouard Colonne, Eugène Ysaye... A leur rupture en 1913, Suggia triomphe en Angleterre avec l'appui de personnalités dont elle gagne l'estime et l'affection : le magnat de la presse Edward Hudson, l'écrivain Lytton Strachey, la compositrice Ethel Smith, le chef et compositeur Donald Tovey, le pianiste Gerald Moore, le peintre des stars Augustus John... Sa vie illustre le combat des femmes pour l'égalité sur le front de la musique. Elle parcourt les révolutions de la pratique musicale (de la lutherie, de l'enregistrement, de l'enseignement, des concours, du répertoire) au cours du siècle qui nous sépare de ses premiers succès.
Résumé : Que devient le chant d'un artiste après qu'il a disparu et n'est plus là pour s'occuper de son oeuvre ? Les héritiers décrit et analyse la succession de vingt-deux grands artistes et écrivains célèbres de génération en génération, qu'il y en ait huit (comme pour Montaigne et Diderot) ou dix (Mme de Staël). Fierté ou indifférence, défense ou dénigrement, affection ou haine : tous les comportements se rencontrent et s'expliquent. Charles de La Fontaine égare la correspondance de son père, Pauline de Simiane détruit volontairement celle de sa grand-mère Mme de Sévigné, Carl-Philip Emmanuel Bach publie les partitions de son père qui lui sont échues tandis que son frère Wilhelm Friedmann vend les siennes au premier venu. Michel Monet et Paul Cézanne junior alimentent des vies de nababs en vendant les toiles de leurs pères alors que Jean Renoir trouve le temps, entre deux grands films, d'écrire une magistrale biographie de son père. Le frère et héritier universel de Maurice Ravel se laisse dépouiller de l'héritage par un couple de domestiques machiavéliques, les fils de Chagall et de Simenon consacrent des livres à leurs relations chaotiques avec leurs géniteurs, à l'opposé d'Anne Wiazemsky qui a consacré plusieurs livres où apparaît, de manière tendre, son grand-père François Mauriac. Premier livre sur ce sujet, Les héritiers, fondé sur une recherche rigoureuse et précise, livre une passionnante galerie de portraits parmi les plus grands artistes, et, bien au-delà, une réflexion sur notre rapport à l'art. Les artistes, par ordre chronologique : Michel de Montaigne, Françoise de Sévigné, Jean de La Fontaine, Jean-Sébastien Bach, Denis Diderot, Germaine de Staël, Alexandre Dumas, George Sand, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Paul Cézanne, Claude Monet, Auguste Renoir, Henri Matisse, Maurice Ravel, Francis Picabia, Fernand Léger, Amedeo Modigliani, Marc Chagall, François Mauriac, André Malraux, Georges Simenon.
Jean Hugo a créé en soixante-dix ans de carrière plus d'un millier de dessins et de peintures, plusieurs centaines de décors et costumes de théâtre, trente vitraux, trois cents gravures et gouaches illustrant une centaine de livres rares. Ses mémoires l'inscrivent dans une lignée rare de peintres-écrivains où il côtoie Delacroix et Fromentin. Mais son grand oeuvre, plus grand que sa peinture et ses écrits, c'est lui, c'est sa vie. Sa vie de fils et de père, d'ami et de camarade, de descendant d'un géant dont le poids "annihila" deux générations de Hugo. C'est cette vie, enfouie sous trente ans de silence, qu'Henri Gourdin reconstitue, en alternance avec des portraits de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, Marcel Proust et Pablo Picasso, Max Jacob, Georges Auric, Christian Bérard... renouvelés par le témoignage de leur ami Jean Hugo.
Quatrième de couverture Domaine du Pradel jardin d'Olivier de Serres : Hypothèse d'identification des structures et zones de plantation mises au jour dans le jardin février-mars 2000 Olivier de Serres (1539-1619) fut le premier depuis l'Antiquité à envisager la science agricole du point de vue à la fois du théoricien et du praticien. Cette biographie du "père de l'agriculture" est aussi un tableau de son époque. Architecte et écrivain, Henri Gourdin a publié plusieurs biographies depuis 1997. Il prépare actuellement celle de jean-Jacques Audubon, à paraître chez Actes Sud.
On écrit toujours l'histoire au présent. En cette aube du troisième millénaire, la Renaissance est miroir : en nous parlant de ses réussites, de ses échecs ou de sa fascination trouble pour la mélancolie, le XVIe siècle nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. La chute de Grenade, la relation entre musulmans, juifs et chrétiens, la découverte de l'Amérique comme l'invention de l'Utopie, la bataille de Lépante, la chasse aux sorcières ou l'édit de Nantes n'ont pas disparu de notre horizon. Thomas More et Machiavel, Luther et Calvin, Dürer et Caron, Copernic et Nostradamus, Ignace de Loyola, Cervantès, Palestrina et Shakespeare nous ont légué une partie de nos références philosophiques, éthiques et esthétiques... Le mariage et la famille, le choix des ancêtres ou l'humanité des Indiens - à l'origine des droits de l'homme - font également l'objet de débats nourris en ce siècle de fer et de splendeur. Mais la Renaissance a partiellement échoué dans son programme pacificateur. Loin de mettre fin à l'ère des sacrifices, elle a renoué avec le martyre. La barbarie n'est pas, comme on le croit parfois, l'antonyme de la culture. Des liens complexes ont toujours uni la violence et le sacré. La barbarie naît au sein même de la civilisation. Hier comme aujourd'hui.
De nombreux livres d'histoire et de fiction ont été écrits sur le hors-la-loi Jesse Woodson James (1847-1882) et son gang, mais l'ouvrage que son fils lui a consacré est un document unique et inédit en français. Publié en 1899, ce récit fait revivre la figure paternelle à travers souvenirs d'enfance et témoignages familiaux, et retrace aussi les aventures du Robin des bois américain : de sa participation à la guerre civile au Kansas et au Missouri jusqu'à sa mort chez lui tué dans le dos par un traître. Un meurtre qui suscitera bien des créations dont la dernière est le film L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais ce livre est aussi un plaidoyer pour un héros viril dont le fils cherche à réhabiliter la mémoire, en atténuant la portée de ses meurtres et la réalité de ses vols. D'ailleurs, Jesse James lui-même se pose en victime dans les lettres qu'il envoya aux journaux de son temps (traduites ici) et qui participèrent aussi de la fabrication de sa légende. . . Jesse Edwards James Jr (1875-1951), le seul fils survivant de Jesse James, fut lui-même accusé d'une attaque de train, et apparut dans le premier film dédié à l'histoire de son père, avant de devenir avocat à Los Angeles.
Lorsqu'on se lamente sur l'état de l'école aujourd'hui, sur l'existence d'élèves illettrés, démotivés, violents, de professeurs malmenés et déboussolés, se pose-t-on suffisamment la question de la formation de ceux sur qui, précisément, repose l'ensemble du système, "les enseignants"?Comment prépare-t-on aujourd'hui les jeunes professeurs à ce métier difficile? Loin du regard des médias et des parents, des institutions, mal connues du grand public, en sont chargées: les IUFM, Instituts universitaires de formation des maîtres.François Vermorel a été l'un de ces jeunes maîtres. Il avait choisi d'enseigner les Lettres, avec enthousiasme mais sans illusions: il savait le métier ardu et l'année de formation éprouvante. Mais ce qui l'attendait dans cet IUFM du Nord en ce mois de septembre plu vieux dépassait tout ce que la rumeur et les récits de ses prédécesseurs lui avaient laissé redouter. Sur un mode ironique et précis, son livre est un témoignage. Il nous entraîne dans un monde qui décourage même les plus motivés. Un monde ubuesque où, à l'issue d'un concours sélectif, on lui fait dessiner des arbres ou colorier des blasons. Où les mots: professeur, élèves, exercices, devoirs, discipline sont frappés d'interdits étonnants. Où on déconseille Le Cid au motif que Corneille y ferait l'apologie du racisme. Où on inculque que toutes les formes de communication se valent, de l'insulte au rap, dès l'instant qu'on peut leur accoler les étiquettes de "citoyenneté" et "d'autonomie". Que la syntaxe et l'orthographe sont la "science des imbéciles" et qu'il ferait à ses élèves une violence inadmissible en leur "imposant" sa "culture bourgeoise". Une institution rompue au lavage de cerveaux où il faut feindre la soumission à des "formateurs" au mieux incompétents, au pire malveillants...Un voyage étonnant qui ne peut manquer d'interpeller: devenue un gigantesque laminoir pour nos enfants, l'Education nationale le serait-elle, en amont, pour ses professeurs? Un livre décapant qui vient à point au moment où l'on s'interroge sur les responsabilités de ceux qui ont conduit à la faillite de l'enseignement et au développement de l'illettrisme.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l'Institut Universitaire de France, où il occupe la chaire de Civilisation des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale, Bernard Cottret est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Cromwell, Calvin (traduit en sept langues), Histoire de la Réforme protestante, Histoire de la révolution américaine, Histoire de l'Angleterre. Il a publié aux Éditions de Paris : Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, La Renaissance, civilisation et barbarie, ainsi qu'un ouvrage collectif Saintes ou sorcières ? L'héroïsme chrétien au féminin. Parallèlement à cet ouvrage, il publie le Traité des reliques de Jean Calvin.