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Les politiques au stade. Etudes comparées des manifestations sportives du XIXe au XXIe siècle
Gounot André ; Jallat Denis ; Caritey Benoît ; Def
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753505209
Lieux de rencontre intense de pratiques et de propagandes, les manifestations sportives constituent un objet de recherche particulièrement prometteur si on veut comprendre les articulations entre les champs du politique et du sport - à condition d'être examinées non pas de manière isolée mais dans une perspective de comparaison internationale. C'est cette approche encore trop rarement employée en France qu'a privilégiée un projet de recherche dont les résultats sont rassemblés dans cet ouvrage. Qu'est-ce qui motive la tenue régulière de telles manifestations depuis la deuxième moitié du XIXe siècle? Est-ce le signe de l'universalisme du sport, et de sa consécration comme référence suprême, apolitique et collective? Ne permettent-elles pas plutôt de prouver la supériorité de systèmes politiques ou de nations, de légitimer des modes de domination .à l'intérieur d'une société ou d'imposer des identités partisanes? Autant de questions sur lesquelles se sont penchés les auteurs (des universitaires français et allemands pour la plupart). Ils ont travaillé sur la base d'un cadre commun qui leur a permis d'étudier dans les moindres détails les significations symboliques de ce type particulier de fêtes publiques que représentent les manifestations sportives.
On a raconté qu'elle était une magicienne qui répandait autour d'elle son ?uvre de haine, une mère dénaturée qui avait tué ses propres enfants par jalousie de leur père infidèle. Depuis la tragédie d'Euripide, la figure mythique de Médée est victime de calomnie et de médisance. Et si la réalité était tout autre? Si Médée, la jeune fille du roi de Colchide fascinée par les Grecs, leurs coutumes, leur éloquence, leurs vertus démocratiques, avait été tout simplement une femme assoiffée de justice et attachée à la parole donnée? Si l'épouse passionnée du beau Jason, le chef des Argonautes, et la mère de deux petits garçons avait été à Corinthe l'étrangère à abattre, le jouet d'un complot, un vrai bouc-émissaire? Et si le nom de Médée, qui signifie "celle qui apporte aide et guérison" était enfin lavé dans ce roman de tous les affronts qu'il subit depuis la plus haute Antiquité?
Le sport a souvent porté des enjeux sociaux, culturels,économiques mais aussi diplomatiques et politiques. Samédiatisation grandissante a renforcé son utilisation. Il estainsi devenu un outil dans les stratégies visant à conserver,conquérir ou influencer le pouvoir. Cette instrumentalisationpolitique du sport, parfois par les acteurs les plus inattendus,trouve dans le football "transformé en événement" uneillustration de choix, permettant de renouveler l'approche desrelations entre sport et politique. L'ouvrage croise desapproches historiques et sociologiques et s'organise autour detrois thématiques: la responsabilité que portent les médias etles journalistes dans la politisation des événementsfootballistiques; l'utilisation du football par les acteurs duchamp politique pour résoudre les questions de construction,de restauration ou de transformation des identités nationales,régionales ou locales; des analyses montrant commentl'attitude des spectateurs peut constituer un prétexte à une"surpolitisation" du sport.
Bien avant sa naissance, le destin d'Énée semblait déjà tracé. L'oracle avait prédit que le fils d'Anchise serait un jour roi des Troyens. La prophétie paraissait pourtant bien étrange. Comment Énée, le chef des Dardaniens, pouvait-il devenir roi sans appartenir à la lignée royale? Et son cousin, le valeureux Hector n'était-il pas le mieux placé pour monter sur le trône de Troie? Énée en arrivait à douter. Mais les oracles sont imprévisibles et quand ils se réalisent, c'est bien souvent d'une manière inattendue. Énée assiste impuissant à la mort d'Hector sous les remparts de Troie puis à la destruction de la cité par les troupes grecques. Il parvient à sauver des flammes son père Anchise et son fils Ascagne avant de s'enfuir. Troie est rayée de la carte. Enfin, la prédiction prend tout son sens. Les dieux ont choisi Énée pour bâtir au loin une nouvelle Troie. La route est longue jusqu'à la terre promise, balisée de nouveaux oracles et de rivages inhospitaliers. Il faudra tout ce temps pour qu'Enée comprenne que l'avenir ne se construit passeulement sur le passé.
De Nathaniel Hawthorne, nous connaissons l'éducation puritaine, l'univers crépusculaire de ses écrits, l'obsession de la filiation et la crainte d'une malédiction ancestrale. Nous gardons en mémoire la lettre A, inscrite sur la poitrine de la pécheresse dans La Lettre écarlate. Nous ignorons cependant encore trop par quel miracle cet enfant souffreteux de Salem est aujourd'hui considéré comme l'un des auteurs américains les plus connus et qui aura permis à Herman Melville de naître à l'écriture. Marie Goudot prend à bras-le-corps ce monument du Massachusetts et n'en omet aucune part d'ombre : l'enfance douloureuse, marquée par le deuil et la maladie, son rapport complexe aux femmes, la fièvre de ses premiers contes et le long chemin vers le succès, son obsession de la faute, ses amitiés politiques équivoques et la nature énigmatique de ses liens avec Herman Melville. Servie par une langue tout à la fois délicate et acérée, Lettre américaine porte haut le nom de Hawthorne, en lui insufflant un souffle poétique et charnel bouleversant.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.