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La série Schönberg
Gould Glenn
BOURGOIS
18,29 €
Épuisé
EAN :9782267014518
On connaît Glenn Gould pianiste, Glenn Gould essayiste, Glenn Gould épistolier, il reste à découvrir en France un Glenn Gould inconnu : l'écrivain de radio. En 1974, à l'occasion du centenaire de la naissance de Schönberg. Gould réalise une série de dix émissions (du 11 septembre au 13 novembre 1974) consacrées à l'un de ses compositeurs préférés. Mais il ne s'agit pas pour lui de vanter le révolutionnaire qui, avec l'invention de la musique sérielle, oriente la musique occidentale dans d'autres voies, mais au contraire de s'attarder aux aspects du compositeur négligés par la modernité : le post-romantique "fin de siècle", nostalgique de la tonalité ! Voici la découverte d'une autre facette du génie de Glenn Gould. Et si comme le propose Ghyslaine Guertin dans une introduction, cette "série Schönberg" n'était pas autre chose qu'un autoportrait du pianiste ?
Résumé : Un des plus grands pianistes de l'histoire, Glenn Gould, n'a pas fini de dérouter. Il se retirait en pleine gloire de " l'arène sanguinaire " des salles de concert à l'âge de 32 ans pour mener une existence monacale consacrée, pour sa partie musicale, à l'enregistrement de disques. Mais le champ de sa méditation allait par ailleurs largement déborder le domaine de la musique : des programmes de radio d'une facture très élaborée, comme la " Trilogie de la solitude ", de nombreux écrits qui en font un des penseurs les plus brillants et les plus originaux de notre époque, ont constitué une autre part de son activité. Ces textes sont pour la plupart restés inaccessibles en France et c'est à une publication quasi intégrale que s'attache la présente édition. Dans ce premier volume, nous retrouvons exposées ses idées philosophiques fondamentales, tracés des portraits de quelques-uns des compositeurs qui ont le plus compté pour lui et d'interprètes qu'il affectionnait ou qui l'intriguaient tout particulièrement, puis enfin présentés quelques échantillons de sa verve critique. Ces textes sont très révélateurs du génie de Gould. Il s'y met lui-même en scène et nous voyons apparaître, par allusion et avec humour, le personnage de légende avec ses phobies : l'horreur du contact physique et des poignées de main, l'hypocondrie et, plus profondément, le théoricien d'une humanité épurée, le moraliste austère et convaincu qui a su, en faisant fi de la recherche stérile des honneurs et des plaisirs mondains, mettre en accord sa vie et sa foi " Le dernier puritain ". Bruno Monsaingeon.
Il me semblait inconcevable de mener à son terme une tâche de propagation de la pensée et de la littérature gouldienne sans essayer d'imaginer une concoction toute spéciale, à l'esprit de laquelle Gould n'aurait, à mon avis (peut-être présomptueux ? ), pas manqué d'acquiescer, sans m'adonner, autrement dit, aux délices d'un plantureux montage. C'est ainsi que je décidais de mettre en scène Gould, sur le papier, dans le cadre d'une conférence de presse imaginaire, se déroulant par vidéophone. Pour y parvenir, il me fallait simplement puiser dans mes dernières et ultimes sources (souvenirs, bribes de conversations personnelles, fragments de mes propres films avec Glenn, etc.) et faire intervenir dix journalistes, réels ou fictifs, mais tous profondément gouldiens, auxquels j'allais donner une distribution géographique dépassant largement celle du monde anglo-saxon. J'ai composé ce volume de telle manière qu'il trace une sorte de portrait quasi autobiographique, et je l'espère, fort pittoresque du personnage qui a marqué au plus profond ma propre trajectoire ainsi que celle de ses innombrables auditeurs et lecteurs. Bruno MONSAINGEON.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.