Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LES MEDITATIONS METAPHYSIQUES DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU
GOUHIER
VRIN
46,00 €
Épuisé
EAN :9782711603244
Nature et histoire dans la pensée de J.-J. Rousseau - Ce que le Vicaire doit à Descartes - La métaphysique du promeneur solitaire Les tentations platoniciennes de J.-J. Rousseau - Une christologie rationnelle - " Confesseur de la foi protestante ". Les six chapitres de ce livre sont des études relativement indépendantes, ce qui en permet des lectures séparées. Toutefois, il y a une unité d'intention clairement marquée par le titre signifiant qu'il y a une métaphysique de Rousseau comme il y a une métaphysique de Descartes. En bref : La Profession de foi du Vicaire savoyard ne représente pas pour Rousseau ce que Maurice Barrès disait de l'intelligence : " une petite chose à la surface de nous-même ". La forme didactique et prédicante du morceau ne nous donne pas l'impression d'entendre Jean-Jacques " en direct " comme les Rêveries du promeneur solitaire - c'est pourtant la même voix qui parle ici et là. Et pour dire les mêmes vérités. Ajoutons : vérités que l'on retrouvera dans la vie comme dans les écrits de Rousseau.
Il appartient à chaque philosophe de dire ce qu'il entend par philosophie : la définition même de la philosophie engage déjà une philosophie. L'histoire nous apprend donc quelles définitions les philosophes ont données de la philosophie : elle ne saurait en tirer la définition de la philosophie. La perspective change si nous considérons la philosophie non comme une essence à définir mais comme une existence à décrire : l'histoire devient alors un recueil d'expériences illustrant les conditions d'existence de la philosophie. Il n'est pas question de déguiser le philosophe en historien ni de transformer l'histoire de la philosophie en philosophie de l'histoire. On ne demandera pas à l'histoire de juger ce qui est vivant et ce qui est mort : sa vocation est de ressusciter tout ce qui fut vivant. On lui demandera ce qu'elle peut donner sans cesser d'être historique : des faits et des suggestions pour une phénoménologie de l'esprit philosophique. Tel est le sens de ces esquisses. Ecrites à des époques différentes, une même préoccupation les rapproche [... ]. Chacun de ces trois essais représente, à partir d'un problème particulier, une digression sur la philosophie et son histoire, ou plus précisément sur la philosophie dans son histoire.
Ce volume est un recueil d'études convergentes, dont l'unité tient à une double intention. La première est d'offrir une introduction à la connaissance de quelques grands textes et, en particulier, du Discours de la méthode. L'historien des idées procède parfois comme l'historien de l'art qui, devant l'oeuvre réelle ou reproduite, ne parle pas pour être écouté mais pour faire regarder ; ainsi le lecteur ne cessera d'être, à travers ce livre, le lecteur de Descartes. Descartes savait qu'il y a plus de choses sur la terre que dans sa philosophie ; sa vision du monde était plus étendue que son système et il est naturel de la connaître avant le système qu'elle précède, déborde et contient. C'est cette présence continue d'un univers dans une âme qu'il essaie de rendre familière, arrêtant volontiers le lecteur devant les images qui donnent au style de Descartes une transparence si trompeuse et un accent d'une savoureuse humanité.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.