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La réforme grégorienne. De la lutte pour le sacré à la sécularisation du monde
Gouguenheim Sylvain
TEMPS PRES
18,30 €
Épuisé
EAN :9782916842042
Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage: c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle - l'Empire et la Papauté -, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Église. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent.
Les habitants de l'espace balte actuel avaient quitté depuis longtemps le stade de la prédation lorsque les Européens de l'Ouest, les Scandinaves ou les Rus' les rencontrèrent, du IXe au XIIIe siècle. Ils travaillaient la terre, utilisaient le bronze et le fer, tant pour des outils, des armes que des objets d'art, enterraient ou incinéraient leurs morts et entretenaient un panthéon de dieux foisonnant. En somme, ils pourraient être situés dans ce que l'on désigne par "Protohistoire" , appellation et périodisation qui ne font pas l'unanimité mais qui tentent de définir une période où ne manque que l'écriture - et la monnaie ? - pour être insérée dans "l'Histoire" . En cela ils ne diffèrent pas des Celtes d'avant la conquête romaine ou, plus près d'eux chronologiquement, des Germains et des Slaves non christianisés : à tous l'écriture faisait défaut. Les derniers païens ont pourtant une histoire fascinante, et un héritage aussi important que surprenant. C'est à la restituer que s'emploie l'auteur, à travers une analyse éminemment stimulante.
De leur naissance en Terre sainte au XIIe siècle à nos jours, Sylvain Gouguenheim retrace l'épopée des chevaliers teutoniques - ces "moines-soldats", conquérants et bâtisseurs, devenus de véritables princes temporels dans leur Etat de Prusse. S'appuyant sur des sources peu connues et des documents inédits, ce livre décrit l'épopée de cet ordre mythique.
La guerre et la paix, le pouvoir, le travail, la foi et la culture, la mémoire et les mythes, autant de thèmes étudiés qui permettront de mieux comprendre les spécificités médiévales et de montrer comment le travail des historiens nuance, amende ou précise la plupart des idées toutes faites. Sylvain Gouguenheim nous invite à plonger dans dix siècles d'histoire qui ont façonné notre imaginaire, construit nos représentations politiques et religieuses ou structuré nos territoires, à travers une succession de tableaux qui forment un panorama de l'Occident chrétien. L'auteur nous entraîne alors sur les chemins des défricheurs de Brocéliande, dans les pas des pèlerins en route vers Jérusalem; il nous convie aux assemblées des moines noirs de Cluny et aux réunions des corporations urbaines; il nous emporte dans le tourbillon des foires de Champagne et dans le tumulte des cavalcades des chevaliers...
Résumé : Quel fut le rôle de l'empire byzantin dans l'essor culturel de l'Europe latine à l'époque de l'art roman ? C'est à Byzance, en effet, que fut recopiée la quasi-intégralité des oeuvres de l'Antiquité grecque. Et c'est dans la cité impériale que la culture antique continua pendant des siècles à servir de socle à l'enseignement scolaire. Ce bagage byzantin fut transmis aux cours royales et aux abbayes de l'Europe à l'époque romane. On rencontre ainsi les influences artistiques byzantines à travers toute l'Europe des Xe-XIIe siècles, dans les vallées de la Meuse ou du Rhône, en Allemagne, jusque dans les royaumes scandinaves. De nombreux textes antiques furent alors traduits en latin puis commentés. Les routes et les intermédiaires humains par lesquels cette transmission s'est effectuée montrent un couloir de circulation reliant la Sicile, l'Italie du Sud, la vallée du Rhône, la cour de Champagne, les abbayes d'Ile-de-France et de Normandie, le monde rhénan... C'est toute l'influence byzantine sur le monde latin, visible dans les fresques et les enluminures, dans la transmission d'ouvrages, d'abord religieux, puis savants que retrace dans cet essai magistral Sylvain Gouguenheim.
Alexandre Thabor, aujourd'hui âgé de 92 ans, nous livre l'incroyable récit que lui a fait son père, Sioma, il y a plus d'un demi-siècle : celui de sa vie, de ses combats et de son amour pour sa femme, morte en déportation. Il lui a raconté son engagement dans des conflits qui ont marqué le XXe siècle : au coeur de la Révolution russe à Odessa, sa ville natale ; au sein des Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole ; comme prisonnier dans les camps du régime de Vichy ; pour la création d'un Etat d'Israël binational dans lequel les Juifs et les Arabes cohabiteraient en paix. Un récit époustouflant, épique et sentimental qui nous fait voyager à travers l'histoire et les continents. Une aventure intérieure aussi, celle d'un homme qui voit s'effondrer ses idéaux de paix, de justice et de fraternité. Alors qu'il ne signe plus de préface, Edgar Morin a fait une exception pour ce livre qui l'a bouleversé. La postface est signée Dominique Vidal, historien et journaliste.
Les catholiques sont à un tournant de leur histoire. Les églises se vident et les scandales et les crimes se succèdent, laissant l'institution démunie et les croyants abasourdis. Pour inciter l'Eglise à sortir de son impuissance et aider les fidèles à dépasser la tristesse et la colère, un journaliste et une universitaire catholiques publient cet appel. Son but est d'ouvrir des débats et de suggérer des réformes, pour que le catholicisme adopte une autre attitude : moins dogmatique et plus incarnée, moins moralisatrice et plus joyeuse, moins infantilisante et plus égalitaire. Au fil de vingt propositions, des pistes concrètes sont avancées. Elles concernent l'exercice du pouvoir, le partage des responsabilités entre clercs et laïcs, la formation des prêtres et des fidèles, l'accès des femmes aux ministères, la place des plus pauvres dans les communautés paroissiales ou encore la qualité des liturgies. Issus de deux générations différentes, les auteurs de ce livre, engagés dans l'Eglise, veulent diffuser un message d'espoir : " Oui, une autre Eglise est possible ! "
Histoire du journal créé en 1937 par Jacques Maritain et François Mauriac après la disparition de "Sept", le journal des dominicains. Tribune d'une génération catholique regroupant Gabriel Marcel, François Perroux, Pierre Emmanuel, le journal se déclarait au-dessus des partis. L'auteure met en avant la rupture éditoriale avec la droite conservatrice et l'engagement du journal contre le nazisme et l'antisémitisme.
Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle l'Empire et la Papauté, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent.