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Dialogue pour un monde plus habitable. Contribution pour une éthique de la rencontre
Gougbèmon Serge ; Mostfa Ali ; Poché Fred
KIME
23,00 €
Épuisé
EAN :9782380721881
Comment vivre dans un contexte marqué du sceau de la méfiance, engoncé dans les replis identitaires et tétanisé par un avenir incertain ?? Sur quelle base ouvrir d'autres chemins propres à apaiser les souffrances, voire à réenchanter nos existences ?? Les réponses ne se résument pas en quelques formules lapidaires, ni en de vagues idées généreuses. Comme s'efforcent de le faire les auteurs du présent ouvrage, elles se tissent, patiemment, dans la confrontation des idées et le frottement avec l'altérité. Partenaires dans une pensée en tension, ouverts à ce qui risque de déplacer leurs représentations, ceux-ci refusent les enfermements simplistes et mutilants qui sclérosent aujourd'hui nos sociétés. Si les questions de la traduction, du croisement des cultures, des langages et des langues tressent cet échange à trois voix, cela provient sans doute du fait que notre humanité se manifeste toujours dans la pluralité. Elle donne à voir, en effet, diverses manières de produire et de donner du sens, tout en requérant un nécessaire processus d'universalisation. Le constat des différences et de la diversité des formes de vie ne doit pas donc pas boucher l'horizon des possibles mais, au contraire, permettre de rouvrir les imaginaires. Dans une confrontation sincère et authentique, il s'agit alors, ici, de chercher sans relâche les voies propres à penser les conditions d'un monde plus habitable.
En dépit des déclarations et des cérémonies officielles, quelque chose a radicalement changé entre la France et l?Allemagne. À l?union, parfois délicate, ont succédé une époque de doutes partagés et une relation de plus en plus déséquilibrée. Du côté français, les comparaisons systématiques, parfois hasardeuses, avec le voisin d?outre-Rhin, expriment un réel malaise. Sans parler des tristes relents de germanophobie ? heureusement minoritaires. Du côté allemand, le rapport à la France est de plus en plus relativisé, tant dans l?opinion publique que chez les dirigeants et les intellectuels. En fin connaisseur de l?histoire et de la vie politique des deux pays, Jacques-Pierre Gougeon montre que le malaise dépasse la simple sphère économique. Quand l?Allemagne entreprend de se réinventer, la France se tourne vers elle-même, hantée par la peur du déclassement. L?union est-elle menacée? De la réponse dépend en grande partie l?avenir de l?Europe. Ancien conseiller culturel en Allemagne, Jacques-Pierre Gougeon est professeur des universités et directeur de recherche à l?Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Résumé : L'unification de l'Allemagne - la troisième dans l'histoire du pays - est sans doute l'événement politique majeur de cette fin de siècle. Quel est l'avenir de ce véritable " poids lourd " européen, dont les succès économiques pourraient désormais se doubler d'un rayonnement diplomatique, voire culturel, à sa mesure ? Redevenue le c?ur de l'Europe, l'Allemagne doit pourtant affronter les handicaps réels qui grèvent son unité recouvrée : entre l'Est et l'Ouest, les écarts ne sont pas comblés, et des voix s'élèvent pour contester le " modèle " de l'économie sociale de marché, longtemps envié à l'étranger. Les régionalismes s'éveillent, qui réclament un droit de regard dans la construction européenne. De façon significative, le passé est scruté, qu'il s'agisse du nazisme ou du totalitarisme communiste. Autrement dit, la " république de Bonn " est aujourd'hui une grande puissance en gestation, encore incertaine de son identité et de ses choix. Proposant un état des lieux extrêmement précis des failles et des atouts de l'Allemagne, cet ouvrage tente ainsi de répondre à la question que tous, voisins et partenaires européens, se posent : où va l'Allemagne ?
Lucas a huit ans. Dans la maison où il vit avec sa mère se trouve un piano sur lequel est posée une photo de son grand-père jouant de l'accordéon. Du piano comme du grand-père, Lucas ne sait rien, sinon que ce dernier jouait, de son vivant, de plusieurs instruments de musique. Lucas voudrait bien en savoir plus sur son grand-père mais sa mère ne lui donne que peu de détails si ce n'est que le grand-père est mort depuis neuf ans et que le piano est le seul souvenir qu'il reste de celui-ci. La meilleure amie de Lucas, Emma, lui propose d'aller voir son grand-père en rêve. Mais, de répondre Lucas, il est impossible de rêver à quelqu'un si facilement ! Emma lui livre alors un secret que sa tante lui a révélé. Il lui sera possible de rencontrer son grand-père en rêve s'il dépose la photo de celui-ci sous son oreiller. À son grand étonnement, son rêve le conduit dans les bois où se niche une petite maison verte avec des volets jaunes. Il décide donc, avec sa complice Emma, de partir à la recherche de la petite maison verte. Les deux amis la découvriront au fond des bois et dans cette petite maison retrouvée se cachent... des secrets incroyables !
L'Allemagne unie d'après 1990, située au coeur de l'Europe, dotée d'un potentiel économique considérable, assume progressivement son rôle de puissance tout en s'interrogeant sur son nouveau statut international. Cet ouvrage : • décrit les grandes étapes de l'histoire de la diplomatie allemande et en analyse les principaux ressorts; • développe la pratique de la sublimation de l'intérêt national entre 1945 et 1989; • présente les attributs de puissance dont dispose l'Allemagne actuelle et les débats qui découlent de cette nouvelle situation.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.