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Lettres d'amours infinies
Gosselin Thomas
ATRABILE
24,50 €
Épuisé
EAN :9782889230662
Attention : un livre peut en cacher mille autres ! Lettres d'amours infinies, le nouveau livre de Thomas Gosselin, se compose de plusieurs lettres et histoires d'amour, autant de pistes et de récits laissés en suspens, inachevés et donc " infinis ".A travers une narration qui fait la part belle à la forme épistolaire, le livre nous entraîne dans un labyrinthe d'aventures à tiroirs, rempli de divagations sur des univers parallèles et des enquêtes fractales, où se bousculent et se chassent exotisme et quête d'exil, animaux artificiels, centre de tri postal, le tout enchâssé par des forces (orages, frustrations), traversé de motifs (feuillages, cachemire) et d'objets (cicatrices, amphores), dans un jaillissement ininterrompu d'idées, de concepts et de couleurs. De bout en bout, Lettres d'amours infinies offre une lecture aussi déstabilisante qu'excitante, un tour de force narratif bluffant sans réel équivalent ? bien que l'on pourrait, sans doute, y trouver des échos à des oeuvres comme Si par une nuit d'hiver un voyageur d'Italo Calvino ou Les Mille et Une Nuits. Derrière tout ça se cache ce que l'auteur appelle "l'ivresse des débuts incertains", cette ivresse qui nous envahit lors des premiers pas dans une histoire ? et que l'on cherche à retenir par des jeux gigognes de tiroirs dans des tiroirs, mais des tiroirs qui, activement incomplets, peuvent être remplis et poursuivis à volonté
Au Recommencement, est un récit fantastique narré par un homme-dont-le-visage-est-l'Univers, mais vécu avant tout par son épouse, qui, toujours un peu perdue, toujours un peu intruse, mais jamais suffisamment paranoïaque, emménage dans une nouvelle ville. Psychogéographie de bazar, angoisses de fin du monde, hésitations spatio-temporelles, confusion d'identités, métamorphoses d'objets, néologismes barbares, rien ne lui sera épargné... Est-ce que tous les autres habitants sont au courant de quelque chose qu'elle ignore ? Pour son premier ouvrage chez Atrabile, Thomas Gosselin renoue avec une certaine science-fiction façon Quatrième Dimension, tout en la portant hors des limites du genre, grâce à une inventivité débridée et un goût marqué pour les logiques folles.
Johnnychrist : derrière ce nom, plein de promesses, se cache le nouveau projet de Moolinex et Aurélie William Levaux, un livre réalisé à plusieurs mains, un travail singulier et sans réel équivalent. Car dans ce grand format tout en couleurs, Aurélie William Levaux et Moolinex se sont comme fondus en une troisième personne, le Johnnychrist du titre, artiste inclassable et personnalité borderline, et inventeur d'un mouvement (dont il semble être le seul membre), le PRISME. Ce personnage complexe, dans la peau duquel se sont glissés les deux auteurs (et dont le livre dresse un portrait en creux), produit alors une oeuvre flirtant perpétuellement avec le ringard et le beau, le mauvais goût et la recherche. Perclues d'obsessions et de visions affolantes, les images offertes ici font parfois rire, mettent aussi mal à l'aise, et, par leur étrange radicalité, obligent toujours le lecteur à prendre position - car en allant loin, très loin, repoussant dans ses derniers retranchements des notions comme le goût, alors, comme par magie, Johnnychrist touche au beau. "L'art c'est beau disait Alphonse Daudet, Et il a pas tort, dit Johnnychrist par l'intermédiaire du PRISME".
Biographie de l'auteur Pierre Oscar Lévy est un documentariste à la carrière déjà bien fournie. On citera, entre autres films, la série de documentaires sur la grotte Chauvet, Premier Convoi, Georges Perec - Un parmi eux, ou encore Je sais que j'ai tort mais demandez à mes copains, ils vous diront la même chose (Palme d'or du court-métrage en 1983). C'est à travers le projet d'une adaptation cinématographique de Pilules bleues qu'il va rencontrer Frederik Peeters. Château de Sable est son premier scénario pour la bande dessinée. Frederik Peeters n'a eu de cesse de se remettre perpétuellement en question et semble décidé à n'être jamais là où on pourrait l'attendre, comme le prouve sa bibliographie, de Pilules bleues à Pachyderme, en passant par Lupus, RG ou Koma, et comme le confirme aujourd'hui Château de Sable.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)