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Au recommencement
Gosselin Thomas
ATRABILE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782940329571
Au Recommencement, est un récit fantastique narré par un homme-dont-le-visage-est-l'Univers, mais vécu avant tout par son épouse, qui, toujours un peu perdue, toujours un peu intruse, mais jamais suffisamment paranoïaque, emménage dans une nouvelle ville. Psychogéographie de bazar, angoisses de fin du monde, hésitations spatio-temporelles, confusion d'identités, métamorphoses d'objets, néologismes barbares, rien ne lui sera épargné... Est-ce que tous les autres habitants sont au courant de quelque chose qu'elle ignore ? Pour son premier ouvrage chez Atrabile, Thomas Gosselin renoue avec une certaine science-fiction façon Quatrième Dimension, tout en la portant hors des limites du genre, grâce à une inventivité débridée et un goût marqué pour les logiques folles.
Archéologie d'un vol raconte l'échec d'un hold-up, mais depuis le début. Quatre amateurs préparent le braquage d'une banque. Pour qu'il y ait une banque, il a d'abord fallu un bâtiment, de l'argent, des chiffres, l'écriture, la propriété, la parole, la confiance, de la place. Pour un braquage il faut du matériel : des cordes à noeuds, des briques de mur, des sandwiches, des polyèdres réguliers, du miel, un panier en osier, un boomerang, des porte-bonheur - mais les objets, comme les mots et les êtres, sont chargés et ont des histoires. On y parlera forcément de magnétisme, de météo, d'astronomie, de géoglyphes, de la construction de la Grande Muraille de Chine, d'alchimie et de terrains vagues, toutes choses bien utiles dans la préparation d'un vol, mais surtout comme ressources face à la calamité. Archéologie d'un vol décrit les rencontres fertiles entre tous ces éléments. C'est une histoire qui commence il y a plus de 5000 ans et qui essaie de se terminer bien, dans un futur proche et local, rebondissant sur un échec annoncé qui se transformera en nouvel envol. C'est un carnet de rendez-vous, vous êtes cernés. Thomas Gosselin est une des voix les plus originales de la bande dessinée contemporaine. Chacun de ses livres, qu'il en soit l'auteur complet ou "juste" le scénariste, présente systématiquement un foisonnement d'idées, une érudition et une exigence qui en font des oeuvres à nulles autres pareilles.
Résumé : Au départ, un groupe de "blackface" composé d'une dizaine de comédiens. Quand le dénommé Hip ne semble plus capable de monter sur scène à cause d'une légère addiction à l'opium, nos valeureux artistes - qui malgré leur goût prononcé pour la caricature raciale savent soliloquer et philosopher avec talent - engagent comme remplaçant un certain Hop, un "vrai" noir. Mais cette nouvelle arrivée, qui n'est pas sans provoquer de légitimes questions (comme "devra-t-il quand même se maquiller ? "), permettra-t-elle de leur éviter le courroux des dieux uniques perchés dans les cieux ? Car l'existence même des artistes semble tenir à ce commandement divin : pour pouvoir continuer à exercer leur art, il leur faudra être plus de 9, mais moins de 10. Puis l'emprise du vaudou, par l'entremise de Hop, va transfigurer de manières différentes chaque membre de la troupe, juste avant que ceux-ci, comme les dix petits nègres de la comptine, ne se mettent à disparaître, les uns après les autres. Si on rajoute encore que tout le livre est parcouru de questionnements touchant aussi bien aux mathématiques qu'à la philosophie, qu'il regorge de logiques aux développements aussi rigoureux que tortueux, on devinera alors aisément qu'une oeuvre de cet acabit ne peut venir que de l'esprit foisonnant de Thomas Gosselin, qui signe ici sans doute son livre le plus complexe, et le plus riche.
Avec un ton qui évoque le théâtre de l'absurde, Sept milliards de chasseurs-cueilleurs met en scène les multiples rencontres entre deux Amérindiens de tribus différentes ; tandis que l'un deux, au fur et à mesure des rencontres et des expériences, devient de plus en plus "cow-boy" , le second est renforcé dans son "amérindianité" , les deux risquant, à chaque rencontre, de devenir des personnes encore différentes (marchand ambulant, femmes Inuit, caricaturiste, tueur à gages, etc.) : c'est un récit fantaisiste. Ils vont jouer des rôles différents à chaque confrontation (vengeur, voyou, frère, voyageur de temps, dragueur, etc.) à la recherche d'une définition d'eux-mêmes, enchevêtrement de multiples identités, de mutations sémantiques et de constantes cosmiques : c'est un récit-totem. A l'image des hommes, leurs histoires sont multiples et leurs puissances peuvent cohabiter en harmonie, sans s'entretuer, comme les font souvent les histoires. Peut-être qu'après une sorte d'apocalypse, tout le monde est devenu chasseur-cueilleur et les gens vivent en paix entre eux, s'entraidant pour qu'un monde idéal se construise au présent : c'est un récit pseudo-rousseauiste. Tous oeuvrent alors dans la promesse d'une grande union finale nourrie de partage et d'amour fraternel, travaillant contre la désespérante solitude de chacun : c'est un récit humoristique. Thomas Gosselin est un génie, et comme tous les génies, il est fou. Son oeuvre est à son image, pleine de logiques démentes, de références philosophiques, et de moments de pur bonheur de lecture, ces moments magiques qui allient franche cérébralité et humour décapant. On se retrouve dans ses livres comme perdu dans un labyrinthe fait de miroirs déformants : surpris et amusés par ce que l'on y voit, et toujours un peu inquiet de ce que ces visions pourraient dire de vrai.
Francesca Murphy ! Thomas Gosselin de c'est le livre nouveau, dans lequel portrait il dresse le d'une science-fiction aspirante écrivaine de, parasitée une biographie romanesques par ses projets (temps voyage dans le, parallèles dimensions, etc. voitures volantes, scatologie expérimentale,) ça et tout, désordre le raconté dans. oui Eh.
Résumé : Rita doit bien se rendre à l'évidence : il y a déjà quelqu'un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la "chose" est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l'existence du plus étrange des ce co-loc : Mauk ! Pourtant Mauk n'est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font - dans un premier temps en tout cas - une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même... Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l'amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves - ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies inspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée ; on a pu l'apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kus ! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.
Baladi découvre tout d'abord "les Robinsons suisses" sous forme de série télé durant les années 70, puis tombe par hasard bien des années plus tard sur le roman à la base de la série, roman écrit en allemand par un écrivain bernois, et datant du début du 19e siècle. C'est en jouant avec l'idée d'adapter ce livre (qu'il n'a toujours pas lu ! ) qu'il déniche alors la traduction qu'en a fait la Baronne de Montolieu. Mais la Baronne de Montolieu ne s'est pas contentée de traduire le livre, elle en a changé certains passages jugés trop moralisateurs, et a même écrit des chapitres supplémentaires au roman. Baladi va donc décider de s'atteler à une adaptation, mais en commençant par le chapitre 37 (le premier de la suite écrite par la Baronne, vous suivez ? ) et en se sentant très libre (comme la Baronne ! ) dans son adaptation. De la matière première, il va garder la situation de base (une famille suisse doit survivre sur une île lointaine suite à un naufrage) et le charme un peu suranné des histoires d'aventure à l'ancienne ; mais Baladi va surtout malaxer, transformer, trahir et transcender cette matière pour en faire une bande dessinée à la portée évidemment politique. Il faut le préciser, la paisible famille suisse craint une confrontation avec de terribles sauvages qui semblent rôder, des sauvages que certaines caricatures montrent menaçant et dangereusement enturbannés... Au niveau graphique, Baladi s'est surpassé et propose un travail en couleur rare, mélange de découpages et de couleurs directes, et réalise ainsi certaines de ses plus pages. Le livre sortira peu avant le festival BDFIL, dont Baladi est cette année l'invité d'honneur (succédant entre autres à Zep, Blutch, Frederik Peeters, Anna Sommer, etc.)
Edimbourg, début du XXe siècle. Charles Hamilton a tout pour être heureux : un confort financier qui le met à l'abri du besoin, des nuits bien remplies et des journées oisives juste ce qu'il faut. Et pourtant, après la fête, c'est la descente. Victime de troubles de l'humeur, de hauts et de bas, Charles Hamilton se sent en alternance. Déçu par l'amour, Charles est néanmoins père d'une petite Sophia, mais ne voit pas là de quoi combler ce vide existentiel qui l'habite. Ce qu'il lui faudrait c'est un exemple - un maître, un sage, là, au fond de son jardin. En s'inspirant de l'histoire (réelle) de Charles Hamilton et de son "ermite ornemental" , Gabrielle Piquet traque des maux bien modernes - recherche d'un bien-être perpétuel, positivisme à tout crin - et nous interroge sur cette dictature du bonheur qui voudrait éradiquer de nos vies toute forme d'aspérité, comme si la vie ne pouvait, ne devait être que réjouissance et béatitude. On retrouve dans La Mécanique du Sage toutes les qualités qui faisaient déjà le charme de La Nuit du Misothrope : un dessin aux influences retro tout en élégance, une écriture mélodieuse d'une grande finesse, avec un prime une touche d'ironie et un humour pince-sans-rire du plus bel effet.
Un été, quelque part en France, avant les réseaux sociaux et les téléphones portables. Il fait beau, il fait chaud, les vacances sont longues, les journées surtout. Où aller quand le décor mélange si peu de verdure et tant de béton, que faire quand on n'a rien à faire. C'est dans cette ambiance de désoeuvrement que l'on rencontre ces sales gosses ; souvent livrée à elle-même, à la recherche du moindre divertissement, la petite troupe se cherche et se tourne autour, se provoque et s'affronte, et petit à petit, se frotte au monde ? bref, fait les quatre cents coups. Fumer une première cigarette ? Fait. Un pétard dans une crotte chien ? Fait. Se planquer dans la cave ? Fait. Et après ? Par petites touches, à travers ces portraits d'enfants, c'est le chaos du monde que l'on devine : l'apprentissage de l'amour, la complexité des sentiments et des relations, la violence physique comme psychologique. Tout est déjà là, mais il manque encore l'indignation, et la révolte est bien timide. Car chaque enfant aborde son quotidien avec ses propre fêlures, ses propres tourments, et derrière, il y a la famille, absente, décomposée ou envahissante, et aussi, parfois, réconfortante, aimante. Peggy Adam se place ici en observatrice amusée de tout ce bruit et cette fureur, mais en démiurge bienveillant, ne tente de faire le procès ni des enfants, ni des parents. A l'instar de Plus ou moins..., Les Sales Gosses est une oeuvre drôle et emportée, qui décrypte avec humour et finesse les relations humaines dans ce qu'elles ont de plus délicat mais aussi de plus compliqué.