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De arte magna libri quator
Gosselin Guillaume
BELLES LETTRES
97,00 €
Épuisé
EAN :9782251446271
L'étude de l'oeuvre de Guillaume Gosselin (mort vers 1590) permet de reconnaître en cet auteur peu fréquenté un mathématicien rigoureux, dont la contribution à l'émergence de l'algèbre à la Renaissance est sous-estimée. De façon originale, Gosselin conçoit et rédige parallèlement une Algèbre en latin, les De arte magna libri IV (1577), et une Arithmétique de Nicolas Tartaglia (1578), sa traduction française, à la fois abrégée et augmentée de ses propres additions, des deux premières parties du General trattato di numeri et misure de Nicolò Tartaglia (1556). Ce faisant, il fonde sur des imbrications voulues entre les deux traités une autonomie inédite du champ numérique par rapport au champ géométrique. Il est par ailleurs l'auteur d'une Leçon sur la manière d'étudier et d'enseigner la mathématique, la De ratione discendae docendoeque mathematices proelectio (1583), par laquelle il contribue au débat plus large sur le statut des mathématiques, nourri à la Renaissance par la philosophie d'Aristote et la pensée de Proclus. Se caractérisant par le souci d'énoncer des règles générales et concises, et surtout de les démontrer, sans le recours à la géométrie, grâce à sa réception très personnelle des Eléments d'Euclide, Gosselin est également fortement influencé par les Arithmétiques de Diophante d'Alexandrie, qu'il découvre dans leur première traduction latine, due à Guilielmus Xylander (1532-76) et parue à Bâle en 1575. Cet ouvrage présente et rend accessibles en français les textes du De arte magna libri IV et de la Proelectio, les accompagnant d'annotations qui en facilitent la compréhension pour le lecteur contemporain.
L'Etat veut-il instaurer un " gouvernement des âmes " ? Depuis le 13 octobre 1999 des députés tentent d'encadrer la conduite des psychothérapies, de les catégoriser et d'y assimiler la psychanalyse. Les raisons invoquées sont connues : lutte contre l'influence des sectes et des charlatans, droit à l'information des patients, exercice illégal de la médecine. En fait, confrontée à l'augmentation des dépenses de santé, l'autorité politique commande des expertises, recherche des alternatives, notamment aux médicaments, dans un contexte de crise de la psychiatrie publique et de la médecine de ville. L'Etat, depuis les drames du sang contaminé et de l'amiante, peine à sécuriser les procédures de l'expertise scientifique dite collective qui montrent d'inquiétantes défaillances pour guider ses choix en matière de santé. Ce livre a pour objet la nécessité de réformer les procédures de l'expertise dite collective, de l'ouvrir au débat citoyen, d'alerter des dangers des technologies comportementales présentées comme des alternatives au nom de la science, et de leurs présupposés idéologiques. Fidèles à la pensée de Thucydide, les auteurs n'ont pas d'autre but que de cultiver l'attention de tous sur un malaise au sein du processus démocratique et le rôle obscur du scientisme dans la Cité.
Résumé : Le thème des effets pervers a fait beaucoup de chemin depuis ce précepte affirmant que l'enfer est pavé de bonnes intentions. On le trouve au centre de multiples disciplines (sciences économique, politique, cognitive, sociologie, philosophie des sciences, psychologie sociale, sémiologie, etc.) et de multiples systèmes de pensée (Adam Smith, Max Weber, Karl Popper, Friedrich Hayek, Raymond Boudon, Michel Crozier, etc.), transformé aussi bien en mode d'explication et en paradigme, qu'en argument politico-idéologique (de gauche ou de droite) et catégorie éthique, d'où une complexité sans cesse croissante de la même idée qui ne s'épuise jamais à emprunter de nouvelles directions, parfois fructueuses, parfois stériles, et souvent antinomiques. Le livre d'André Gosselin est un essai visant à mieux comprendre la richesse et la portée de la notion d'effet pervers dans les sciences sociales, dans la rhétorique politique moderne et dans la réflexion éthique néo-libérale et journalistique.
Tout au long du XIXe siècle, la place accordée à la pratique musicale collective dans le nord de la France et notamment à Lille est considérable. Toutefois aucun ouvrage jusqu'à présent n'avait encore été consacré à l'un de ses aspects les plus spécifiques, à savoir l'engouement exceptionnel des auditeurs et des musiciens eux-mêmes pour le concert symphonique. Des festivals grandioses où brillent des interprètes renommés et des compositeurs tels que Berlioz ; des sociétés dynamiques à même de créer plus d'un chef-d'oeuvre avant Paris ; de grands ensembles que dirigent tantôt un Alfred Cortot, tantôt l'une des premières femmes chef d'orchestre, constituent autant de précieux témoignages qui, le siècle durant, confèrent à la ville son surnom bien mérité : " Lille, la mélomane ". Dans une cité douée d'une intense vie politique et économique, l'analyse d'une des formes essentielles de sociabilité démontre le lien profond et permanent qui unit les pratiques symphoniques aux représentants des milieux industriels. La passionnante découverte de toute une richesse insoupçonnée s'offre alors au musicologue, au musicien ou au mélomane pour qui l'apport de riches illustrations agrémente encore la lecture.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.