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Indochine ou Vietnam ?
Goscha Christopher ; Larcher Agathe
VENDEMIAIRE
20,20 €
Épuisé
EAN :9782363581914
L'Indochine française est formée de cinq merveilleux départements : la Cochinchine, le Cambodge, l'Annam, le Tonkin, le Laos " ... Tel était le message que l'on pouvait trouver dans un ouvrage destiné, à la fin du XIXe siècle, aux enfants des écoles de cette nouvelle colonie française. Puis vinrent la Seconde Guerre mondiale et les décolonisations, dans un mouvement de l'histoire qui paraît simple et linéaire : de l'effondrement d'un empire à l'indépendance des territoires conquis, d'une mosaïque de peuples arbitrairement réunis à la construction d'Etats modernes... Pourtant, les anciens colonisés continuèrent longtemps à se penser eux-mêmes comme des Indochinois. Un effet de l'éducation dispensée pendant des décennies, sans doute. Mais aussi de l'expansionnisme vietnamien, et de la longue association de ce peuple avec les colonisateurs dans l'administration des territoires. De fait, les Vietnamiens, tous horizons politiques confondus, furent bien plus enclins qu'on ne le croit à construire leur nouvelle identité sur l'ancien modèle colonial. Beaucoup trouvèrent dans la révolution et la lutte pour l'indépendance un motif d'asseoir leur domination sur les autres Etats de la région... Une étude inédite sur l'identité indochinoise, qui invite à repenser l'histoire coloniale de la péninsule.
Depuis plus d'une décennie, le champ historiographique dans l'écriture de l'histoire du Viêt Nam actuel est en train de changer s radicalement. Les archives au Viêt Nam, en Chine, en Europe et en Amérique du Nord s'ouvrent, alors que les Vietnamiens publient sans cesse davantage. Ces nouvelles sources participent à un renouvellement des problématiques sur le Viêt Nam contemporain depuis 1945. A travers quatre fils conducteurs, ce livre s'intéresse à la naissance et l'évolution d'un Etat-Parti au Viêt Nam depuis 1945 sous des angles originaux en s'appuyant sur des sources souvent entièrement inédites. Comme aucun de ces auteurs n'ambitionne de clore le débat, cet ouvrage contribuera à stimuler de futures recherches et à penser la complexité du processus de formation de l'Etat-Parti au Viêt Nam un processus qui ne s'est jamais construit par le seul apport extérieur et a été sujet à de continuelles évolutions depuis 1945.
En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des Etats qui remplaceront l'Indochine coloniale, faisant naître l'espoir que la paix allait s'installer dans cette partie du monde. Il n'en fut rien. La lutte pour l'Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu'une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s'ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé: l'Indochine devait demeurer, jusqu'en 1991, un foyer de guerres dans le système international. Des milliers d'ouvrages ont été écrits sur les guerres d'Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d'intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l'Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l'occasion d'étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l'Est et l'Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud.
Revue de presse Un livre témoignage qui, en jetant une lumière crue et cruelle sur l'Amérique du XXe siècle, avec sa corruption, son puritanisme mais aussi son dynamisme, son extraordinaire vitalité, nous permet de mieux lire l'Amérique d'aujourd hui. Le Monde --www.lemonde.frUne fresque fabuleuse de l'Amérique des années folles à la guerre du Viêt Nam. Le Nouvel Observateur --www.lenouvelobservateur.fr
Petit immigré sicilien dans le New York des années 1900, Luciano fait les quatre cents coups avec d'autres gamins du Lower East Side. Puis vient le temps du trafic d'alcool, des braquages et des règlements de comptes. En 1920, Luciano rejoint la famille d'un des parrains de New York. Il va devenir après une guerre sanglante le chef des cinq familles de Cosa Nostra. Il est alors l'un des hommes les plus puissants d'Amérique, même lorsqu'il est incarcéré après avoir été lâché par Franklin Roosevelt qu'il a contribué pourtant à faire élire. Lorsque les Etats-Unis s'engagent dans la Seconde Guerre mondiale, Lucky Luciano profite de la situation et obtiendra une libération anticipée. En 1946, à Cuba, alors aux mains de la mafia américaine, Luciano organise la conférence de La Havane qui réarme son leadership sur le syndicat du crime. Il va à la fin de sa vie tisser des liens avec les mafias italiennes et organiser le trafic international de stupéfiants avec les trafiquants corses et la pègre marseillaise. A la veille de sa mort, le parrain dicte cet incroyable testament à son ami Martin Gosch et au journaliste Richard Hammer. C'est à partir de ces mémoires que Mario Puzo et Francis Ford Coppola ont créé le personnage mythique de Don Corleone dans le Parrain. C'est à partir du testament de Lucky Luciano que Sergio Leone a imaginé Il était une fois en Amérique.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de "tutos beauté" : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd'hui partout. Mais si on l'associe volontiers au Moyen Age tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu'énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l'Antiquité grecque et l'Ancien Testament ? Qu'elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d'éventrer l'éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu'en tant qu'exemple canonique d'objet dont il faut déterminer ou non s'il existe - ou s'il est possible qu'il existe et ce que cela signifie -, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ? Saisissant cette figure sans cesse réinventée dans toutes ses dimensions, un collectif de philosophes et de spécialistes d'histoire de l'art et de littérature lève le voile sur les mystères de cet animal-totem devenu l'incarnation de la nostalgie de l'innocence et de l'insatiable besoin de réenchantement de notre monde contemporain.
C'était un matin du mois d'octobre 1959, à l'aéroport de Cairns ; comme il était très tôt, il faisait froid. Quatre enfants, issus de deux familles différentes, montent dans un avion qui doit les emmener en Amérique, et de là en Europe où ils retrouveront des parents qui n'ont jamais fait preuve de beaucoup de sollicitude à leur égard. Ils n'arriveront pas à destination. Quand l'appareil sombre dans l'océan Pacifique, ils abordent, seuls rescapés du désastre, dans une île, qu'ils croient déserte, de l'archipel des Lau. Ils y resteront des années, au cours desquelles ils feront l'apprentissage de la solitude, celle de la sauvagerie et, pour finir, celle de la séparation. La survie, le renoncement, le poids de l'histoire individuelle et la possibilité d'y échapper : tels sont les thèmes que ce livre explore, dans une subtile polyphonie où se mêlent souvenirs, contes aborigènes et légendes scandinaves, et où se fait entendre, à chaque page, puissante, inexorable, la voix de la nature.