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A l’école du capitalisme. Edition
Gorré Cécile ; Hirtt Nico ; Laval Christian
AGONE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782748906110
Les réformes qui frappent les systèmes d'enseignement européens depuis les années 1990 marquent une nouvelle étape dans le glissement progressif de l'école depuis la sphère idéologique et politique vers la sphère économique. Nous faisons face à une transformation de l'ordre scolaire, de ses fondements comme de ses modes d'organisation. Cette "nouvelle école capitaliste" est le fruit d'une entente entre décideurs politiques et grands patrons. Après avoir favorisé le développement quantitatif de l'enseignement les milieux économiques concentrent désormais leur attention sur le développement qualitatif de l'enseignement. Un changement de cap qui répond à une urgence : l'instabilité des évolutions économiques, l'adéquation des formations aux besoins du marché, et les crises récurrentes des finances publiques. Ces bouleversements des conditions de production et l'exacerbation des luttes concurrentielles imposent aux yeux du patronat une réforme fondamentale de l'enseignement sur le plan des structures, des contenus enseignés et des méthodes. Leur réponse : des réseaux flexibles d' "initiatives éducatives" , des "lieux de formation" diversifiés et différenciés, des institutions souples et en situation de forte concurrence mutuelle. Et leur programme : la réduction de l'éducation à la double logique de l'accumulation du capital et de la reproduction de la force de travail ? la transposition aux institutions scolaires et universitaires du modèle de l'entreprise capitaliste et de ses normes de rentabilité. Ce projet n'aurait pu atteindre son objectif sans l'ouverture de l'enseignement à la sphère privée, et sans le développement des "nouvelles technologies de l'information et des communications" . La réduction du financement du public a détérioré les conditions de scolarisation des enfants des classes populaires, premières victimes de la ségrégation sociale des établissements. L'abandon d'objectifs cognitifs au profit de seules compétences liées à l'employabilité prive les enfants d'origine populaire de l'accès à des savoirs généraux indispensables pour comprendre le monde et donc pour le changer.
Que peut nous dire le corps du souverain ? Comment permet-il d'identifier la forme et la nature du pouvoir politique ? Comment manifeste-t-il la prééminence et l'autorité du monarque ? Ce volume étudie et compare pour la première fois, dans une perspective d'histoire culturelle et politique, les corps des rois hellénistiques et des empereurs romains en confrontant des sources diverses : textes, inscriptions, sculptures, peintures et monnaies. Il réunit des spécialistes européens de différentes disciplines - histoire, anthropologie, histoire de l'art, philologie - qui analysent la construction du corps des souverains antiques à travers sa codification et ses mises en scène, par rapport aux traditions et aux normes grecques, hellénistiques et romaines.
L'étude de la culture matérielle grecque en Thébaïde connaît un développement nouveau. Aujourd'hui, avec l'avancée des travaux archéologiques et des études récentes dans cette partie de la Haute Egypte, nous disposons d'une documentation variée, allant de la céramique aux monnaies sans oublier l'architecture et son décor. Comment interpréter ces éléments matériels ? Témoignages de communautés grecques ou d'origine grecque ayant vécu ou séjourné sur les rives thébaines avant et après la conquête macédonienne de l'Egypte ? Signes de l'adoption d'éléments de mode de vie grecs ? Importations isolées qui ne permettent pas de supposer une évolution majeure de la culture matérielle des communautés locales ? Ce questionnement justifie l'optique adoptée dans ce livre qui est l'étude de la présence grecque dans la vallée à travers la culture matérielle. Celle-ci permet de montrer une présence grecque, celle d'objets importés de Grèce, de reproductions égyptiennes d'objets grecs, voire si ce n'est de Grecs eux-mêmes, là où on l'attendrait le moins : au sein même des temples égyptiens, cette présence amenant à se poser la question des installations profanes au sein des temples égyptiens. L'étude de la culture matérielle grecque de la Vallée thébaine s'inscrit donc dans un double contexte. Un contexte local avec la question de l'implantation et du développement d'une communauté nouvelle sur les rives thébaines ; un contexte commun à toute l'Egypte avec la question de la cohabitation dans un même espace - celui des temples - de deux cultures différentes.
Séduit par une mystérieuse femme de la ville, un jeune paysan se laisse convaincre de tuer sa femme en simulant un naufrage lors d'une sortie en bateau. Mais au moment de passer à l'acte, il se repent et tente de se faire pardonner. Un voyage en tram, la métropole, une nouvelle lune de miel, la reconquête de la confiance et de l'amour. De nouveau ensemble, sur le chemin du retour, leur bateau est renversé par une tempête furibonde et la femme disparaît dans les flots. Le destin réalise ce que l'homme est coupable d'avoir désiré. Désespoir, remords, solitude, puis un miracle. L'aurore annonce la naissance d'un jour nouveau. Hypnotique et envoûtant, réaliste dans les passions qu'il raconte et cosmique dans les jeux d'ombres et de lumières avec lesquels il les sublime, L'Aurore est un film entré dans l'histoire, dans la légende du cinéma et dans l'imaginaire de générations entières de spectateurs. Dans le livre, scène après scène, le récit et l'analyse critique de L'Aurore, la proposition d'un regard neuf sur le " plus beau film de l'histoire du cinéma " (Truffaut), l'uvre la plus aboutie de Murnau, le réalisateur " qui a porté le cinéma muet à un niveau de perfection absolue " (Chaplin) et " a jeté les bases de son art " (Lang).
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?