Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour solde de tout compte
Gordon Mary
GALLIMARD
11,10 €
Épuisé
EAN :9782070287666
Pendant onze ans, Isabel a vécu en recluse, au rythme exténuant de la maladie, auprès de son père impotent. Devant la tombe pas encore refermée du vieillard, elle découvre, non sans angoisse, qu'il lui faut à trente ans s'inventer une nouvelle vie. Elle se jette avec avidité sur ce que toutes les femmes de son âge ont déjà connu, parfois même épuisé : les plaisirs de la coquetteerie et de l'amour. Jusqu'au moment où refluent sur elle, dans le désarroi d'un sentiment de culpabilité, le passé et le chagrin car, de fille dévouée, de "petite sainte du Bon Dieu" admirée de tous, elle est devenue objet de réprobation : une femme à la sensualité sincère, maîtresse d'un homme marié. L'emploi qu'elle a trouvé dans l'aide sociale - une enquête sur les soins à domicile aux vieillards - la confronte chaque jour au problème, familier mais non résolu, de savoir s'il vaut la peine de sacrifier sa vie aux autres. Au passage, ce roman ouvre de troublantes perspectives sur les rapports entre le masochisme et la vertu.
Wollstonecraft Mary ; Bernard Nathalie ; Gourdon S
Rendue célèbre par une éloquente Défense des droits de la femme (1792), Mary Wollstonecraft est une figure importante de la littérature anglaise du XVIIIe siècle. Oscillant entre compte-rendu détaillé des pays traversés et épanchement des sentiments annonçant le romantisme, son récit de voyage en Scandinavie, publié en 1796, est ici présenté pour la première fois dans une édition complète en français.
Godon Ingrid ; Ollivier Reina ; Masset Maryse ; De
Pas le temps de s'ennuyer! La journée passe très vite pourNelly et César. Ecoute l'histoire, réponds aux questions etdécore ton livre en utilisant les autocollants! Un livrestimulant pour la créativité et l'esprit d'observation des pluspetits: des illustrations riches en détails; une histoireattachante; de petites questions d'observation; toute une séried'autocollants; un quiz visuel pour terminer la lecture. Dessituations reconnaissables qui permettront de discuter de tousles moments de la journée, du lever au coucher: à la maison, àl'école, entre amis...
Résumé : Lorsque, pendant l'absence de son mari, parti enseigner pour un an en France, Anne décide de se mettre au travail en rédigeant la monographie d'une femme-peintre injustement méconnue, Caroline Watson, il lui faut quelqu'un pour s'occuper de ses deux jeunes enfants, Sarah et Peter. La baby-sitter qu'on lui présente, Laura Post, n'a rien d'engageant. Taciturne, mal fagotée, lourde au point d'en être envahissante. Mais dangereuse ? Sûrement pas. Jamais Anne ne lui confierait ces deux enfants qu'elle adore si elle savait ce qui se passe sous le front placide de Laura. Détestée par sa mère, rejetée par son père, jalouse de sa jeune soeur plus gracieuse et plus vive, Laura s'est réfugiée dans la religion et, de visions en extases multiples, a fini par se persuader qu'elle était l'Elue du Seigneur, celle que Dieu a chargée de ramener à lui, par le Fer et par le Feu s'il le faut, les brebis égarées. Ces brebis, ce sont les enfants dont elle a la charge. C'est Anne, aussi, qui, cédant à une pitié mal comprise, a eu vis-à-vis de Laura des gestes que celle-ci, affamée d'amour, a interprétés faussement. Sur ces prémisses se bâtit un drame qui, d'étape en étape, monte vers une conclusion sanglante. Mary Gordon, qui avait déjà tracé dans La compagnie des femmes un inoubliable portrait d'adolescente, brosse ici avec force le tableau inquiétant d'une jeune fille poussée à la démence par la solitude et le manque d'amour.
Résumé : Elevée dans la compagnie des femmes par sa mère veuve et ses trois marraines, Felicitas ne connaît pas de plus grand bonheur que de passer ses vacances auprès du Père Cyprian, un ancien moine, leur directeur de conscience à toutes. A quatorze ans, à l'occasion d'un séjour à l'hôpital, elle découvre qu'elle a eu une enfance singulière. Incarner tous les espoirs de quatre femmes solitaires et d'un prêtre uniquement soucieux des plus hautes valeurs spirituelles est une charge lourde à porter ; tous les gens qu'elle aime ont au moins quarante ans de plus qu'elle, et tous ont raté leur vie. On est alors dans les années soixante. L'esprit de contestation fait son chemin jusque dans l'atmosphère raréfiée où vit Felicitas. Les heurts avec Cyprian se multiplient. A vingt ans, elle échappe enfin à la tutelle des femmes et à l'emprise intellectuelle du prêtre en allant, suprême audace, poursuivre ses études dans une université non catholique. Et c'est l'explosion, la rupture. Elle tombe sous la coupe d'un chargé de cours à Columbia, Robert, s'installe avec lui dans une "communauté" fondée sur un total mépris des moeurs bourgeoises. Elle cherche fiévreusement la liberté. Jusqu'au jour où elle se retrouve enceinte sans savoir de qui, seule, déçue, brisée. Alors elle retourne vers les siens, les femmes et le prêtre, qui l'accueillent sans un reproche, la réconfortent, élèvent son enfant. Rien sans doute ne pouvait mieux leur convenir, songe-t-elle : ils ont retrouvé leur raison de vivre. Mais elle, Felicitas, trouve auprès d'eux une authentique bonté, un monde imparfait mais vivable où elle va tâcher d'élever sa fille sans trop l'étouffer. Est-ce possible ? A huit ans, Linda déjà s'impatiente en secret d'être entourée de tant de vieillards et de tant d'amour.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.