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Au-delà des murs
Goody Jack ; Albera Dionigi ; Kennedy Marianne ; S
PARENTHESES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782863641514
L'histoire commence en septembre 1943, à Chieti, non loin de la côte Adriatique, exactement à l'est de Rome, dans un camp où étaient détenus de jeunes officiers britanniques. Jack Goody est d'abord retenu dans ce camp puis, après une évasion de quelques mois, il est repris et transféré dans un camp en Allemagne où il rédige ce récit. L'empreinte de Jack Goody est marquante dans plusieurs champs des sciences humaines. Pendant plus d'un demi-siècle, son oeuvre a permis de renouveler les connaissances, de bouleverser certaines idées reçues et d'ouvrir des pistes de réflexion nouvelles, comme en témoignent ses travaux novateurs sur la parenté, l'écriture, la cuisine, la culture des fleurs, la représentation... Si la formation littéraire de Goody se manifeste ici par la maîtrise de moyens expressifs d'une grande efficacité et par le choix d'une écriture à la troisième personne, ce récit, qui reste inédit en anglais, constitue en quelque sorte l'amorce de sa carrière d'anthropologue. On y décèle une tendance à questionner la réalité qui l'entoure, à la filtrer pour dégager les mécanismes sociaux à l'?uvre. La description de la vie du camp, de cet assemblage hétéroclite de prisonniers d'horizons divers, relève déjà d'un registre sociologique. Cette même attention aux détails de la vie quotidienne l'amène à s'intéresser aux paysans des Abruzzes et au milieu cosmopolite de la haute société romaine. On voit déjà à l'?uvre cette capacité de construire la connaissance à partir du vécu, par le biais d'une imbrication étroite entre subjectivité et objectivité, qui caractérise la démarche ethnologique. Dans un certain sens on pourrait qualifier cette période italienne d'expérience proto-ethnographique, effectuée avant même d'être formé à l'anthropologie: terrain avant la lettre
Goody Jack ; Verdrager Pierre ; Vinciguerra Jean-M
Résumé : Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ? Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver à mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérés comme des inventions européennes. Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.
Goody Jack - Duby Georges - Segalen Martine - Lett
PERSPECTIVES. LES DEUX RIVES DE LA MEDITERRANEE. CHANGEMENTS EN TERRES GERMANIQUES. COUSINS ET VEUVES, ADOPTION ET CONCUBINAGE. DE LA SECTE A L'EGLISE. EGLISE, TERRE ET FAMILLE EN OCCIDENT. LA REFORME ET LES REFORMES. L'ECONOMIE OCCULTE DE LA PARENTE. LE SPIRITUEL ET LE NATUREL
Résumé : Jack Goody, dans Famille et mariage en Eurasie, s'est fixé pour objet premier l'examen approfondi des pratiques de la parenté en Asie et au Proche-Orient. Cette enquête, qui se situe dans le prolongement de l'étude comparée de la formation de la famille préindustrielle entreprise dans L'évolution de la famille et du mariage en Europe (1985), amène l'auteur à envisager la transmission des biens dans ses rapports tant avec l'économie politique qu'avec les structures familiales et idéologiques. Qu'il aborde l'Antiquité ou l'époque contemporaine, loin de se satisfaire de la cohérence et de la rigueur apparentes des normes écrites, Goody poursuit ses exploitations Entre l'oralité et l'écriture (PUF, 1993) pour mettre en lumière le jeu subtil des interactions entre la richesse et la complexité des pratiques, et le caractère nécessairement réducteur de l'écrit. Le périple entrepris en Extrême-Orient conduit logiquement l'auteur en Europe. En effet, les notions relatives à l'unicité de l'Occident se révèlent sans fondement et force est d'admettre que bien des travaux antérieurs consacrés à la parenté asiatique ont été involontairement faussés par l'application de concepts et démarches empruntés à des formations sociales de tout autre nature, qu'elles soient simples ou postindustrielles. Plutôt qu'une unicité de l'Occident, c'est l'unité de l'Eurasie qu'il convient de postuler.
Ecrire ce n'est pas seulement enregistrer la parole, c'est aussi se donner le moyen d'en découper et d'en abstraire les éléments, de classer les mots en listes et combiner les listes en tableaux. N'y aurait-il pas une manière proprement graphique de raisonner, de connaître ? Les modes de pensée ne sauraient être indépendants des moyens de pensée. Sans tomber dans un déterminisme étroit, il vaut la peine de reprendre l'analyse des différences entre cultures sous l'angle nouveau d'une technologie comparée de l'intellect. On a chance d'échapper ainsi aux oppositions simplistes et ethnocentristes entre la rationalité et l'âme primitive... De prendre aussi plus clairement conscience qu'un savoir écrit des sociétés sans écriture, cela ne va pas de soi : parce qu'ils se posent peu la question, les ethnologues, pour connaître la pensée "sauvage", commencent souvent par la domestiquer.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.