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Le piège de Salomon. La pensée de l'art dans le Coran
Gonzales Valérie
ALBIN MICHEL
22,80 €
Épuisé
EAN :9782226126825
La rencontre légendaire entre la reins de Saba et le roi Salomon fut un thème très prisé dans la littérature arabe et persane médiévale. On le trouve aussi abondamment traité dans les enluminures de cette époque. Dans le Coran, sourate XXVII, verset 44 (Les Fourmis, Al-Naml), une parabole raconte la conversion de la souveraine au Dieu unique. Cette conversion se produit après une étrange épreuve : Salomon invite la reine à entrer dans une partie de son palais qu'il a fait revêtir au préalable d'un décor de verre si parfait qu'elle le prend pour une étendue d'eau et retrousse son vêtement avant de constater son erreur. Prenant pour point de départ ce récit, et le confrontant à l'exégèse coranique et à la philosophie contemporaine de l'art, l'auteur explore, dans cette étude stimulante et novatrice, l'art de la représentation tel qu'il s'est développé en Islam. L'illusion d'optique créée par le décor de verre permet à Valérie Gonzalez de réfléchir à la métaphore visuelle et, au-delà, à la problématique de la représentation figurative, ouvrant ainsi de nouvelles voies de compréhension de l'art musulman. Plus généralement, l'examen du texte coranique révèle les différents modes d'expression de cet art caractérisé par un goût prononcé pour les ornements géométriques et abstraits et le rejet de la représentation des êtres animés.
Ce livre analyse de manière critique le concept de l'intelligence en suivant la démarche historique et épistémologique ; il traite de la question du diagnostic, tant au plan neuropsychologique qu'étiologique. Il s'efforce ainsi d'intégrer plusieurs domaines concernés et de démystifier le jargon qui les caractérise. Il aborde les facteurs culturels, sociaux et économiques, les problèmes de santé physique communément associés à la déficience intellectuelle ainsi que les troubles psychiatriques, le vieillissement, la fin de vie et la représentation de la mort. Ainsi, le livre couvre fort largement le domaine de la déficience intellectuelle, de la genèse du concept au concept de la mort - Un livre intelligent (Professeur Bernard Dan, Université libre de Bruxelles).
Nouvelle édition revue et actualisée de la magistrale Histoire de la procréation naturelle et artificielle publiée en 1994 par Jacques Gonzales, professeur de médecine, historien. Introuvable (puisqu?épuisé), ce livre est devenu une référence, Des théories les plus fantaisistes sur la reproduction, nées de l?imagination des hommes, jusqu?aux prouesses de la procréation médicalement assistée aujourd?hui, en passant par le cheminement scientifique qui a permis d?y aboutir, ce livre est une mine formidable, notamment par l?érudition de l?auteur en la matière, mais aussi grâce à son talent de conteur. Seule grande synthèse sur le sujet, il est recommandé à tous les étudiants concernés (histoire, médecine, élèves sages-femmes, notamment).
Le peuple yaqui, volontiers perçu comme un peuple guerrier et inassimilable, a survécu aux pires atrocités. Cet essai sur la culture yaqui lève une partie du voile sur un monde a priori inaccessible. Résister chez les Yaqui, c'est défendre la terre sacrée pour laquelle des femmes et des hommes sont morts et sont prêts à mourir encore aujourd'hui. C'est maintenir une perception du monde, une organisation sociopolitico-religieuse et guerrière, que le Gouverneur de l'Etat du Sonora (au Nord du Mexique) considérait, en 1872, comme une " véritable anomalie ". Par l'attachement à leur Loi, les Yaqui ont vécu et vivent dans un monde différent. Un monde que l'anthropologue (à qui le peuple yaqui oppose également sa résistance) a, malgré sa bonne volonté, beaucoup de peine à restituer. Protéger le temps, l'espace et l'esprit de l'homme-Cerf-fleur (Sewa Wailo), c'est légitimer la réalité vécue de leurs ancêtres mythiques (les Surem) et préserver ainsi la Kothumbre (Coutume).
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".