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Descartes. L'arbre inversé
Gontier Thierry
ELLIPSES
5,50 €
Épuisé
EAN :9782729858353
Descartes nous a laissé de sa philosophie l'image d'un arbre mais, paradoxalement, d'un arbre dont les racines sont métaphysiques et qui porte des fruits bien terrestres (médecine, morale, mécanique). Un arbre inversé, car orienté à l'envers - du ciel vers la terre - ; un arbre inversé aussi parce qu'il inverse presque systématiquement les affirmations fondamentales de l'aristotélisme régnant dans les écoles, en tirant sa substance non d'un ordre ontologique immanent au monde, mais de l'homme, de son esprit, de son agir et de ses fins. Aussi l'homme lui-même ne se réduit-il pas à l'ego cogito, dont Descartes fait dériver les premières vérités de la métaphysique ; il est aussi l'homo totus, l'homme entier, totalité irréductible qui assigne à la spéculation scientifique elle-même ses fins et son domaine de certitude. Au terme de cette approche, la philosophie cartésienne apparaît non comme un « système » isolé dans l'histoire de la philosophie, mais bien comme un effort qui, quoique pleinement original, s'inscrit dans les grandes problématiques de la Renaissance.
Résumé : Dans quelle mesure s'éclairent mutuellement la définition de l'animal et celle de l'homme ? C'est à cette question proprement philosophique que s'attache cet ouvrage, en proposant une réflexion sur le rapport entre les discours zoologiques et anthropologiques dans la philosophie antique, de Platon jusqu'à Augustin. Sont abordées des problématiques aussi différentes que : - les intuitions philosophiques fondamentales qui gouvernent les zoologies antiques, tant celle d'Aristote que celle de Pline ou d'Elien ; - l'étonnante dignité, que les philosophies d'inspiration cynique ou épicurienne attribuent à l'animal, d'être un modèle de sagesse sur lequel l'homme doit régler sa conduite ; - la polémique entre les stoïciens et les académiciens sur l'intelligence animale et sur la légitimité de l'anthropocentrisme ; - la caractérisation de la prérogative humaine qui, pour les Pères de l'Eglise, fait de l'homme - et de lui seul - " l'image de Dieu ". Tout en respectant la diversité des discours sur l'animal ou sur l'animalité, cet ouvrage tente de fournir quelques lignes directrices en évaluant le lien de ces discours à la conception originaire des Grecs d'un logos unique à la fois présent dans l'ordre cosmique de l'univers, dans l'intelligence humaine et dans la vie animale. Cette question générale détermine celle du rapport de la vie à l'intelligence, du biologique au noétique - rapport au sein duquel s'inscrit, aujourd'hui plus que jamais, notre réflexion sur la vie, sur l'animal et sur l'homme.
Publié en 1957, Platon et Aristote constitue le troisième des cinq volumes d'Eric Voegelin analyse le "saut dans l'être" , accompli par la philosophie grecque, réitérant sur un autre mode la grande révolution que fut la révélation mosaïque caractérisée par le passage des symbolisations cosmologiques de l'ordre politique aux symbolisations anthropologiques. Allant à l'encontre des lectures polémiques et anachroniques de l'époque, tendant à voir dans Platon et Aristote des précurseurs des grands totalitarismes modernes, Voegelin propose une analyse précise des textes politiques des deux philosophes, en prêtant particulièrement attention aux contextes narratifs et à la fonction des symboles. A travers l'analyse des grands mythes platoniciens, il interprète de façon neuve des rapports entre le logos et le mythos, lui permettant de poser les fondements d'une nouvelle pensée de l'histoire, alternative au modèle des Lumières. Voegelin ouvre ainsi la perspective d'un dialogue renouvelé entre les Anciens et les Modernes, en rendant à la philosophie politique son véritable rôle, qui n'est pas de produire des systèmes idéologiques, mais d'analyser les expériences fondamentales de l'homme dans son rapport à l'ordre. Eric Voegelin (1901-1985) est l'un des grands philosophes politiques du xxe siècle. Né en Allemagne, il fait ses études de droit et de sociologie à Vienne. Ses ouvrages sur la race et les "religions politiques" l'obligent à s'exiler aux Etats-Unis en 1938. Il enseigne dans plusieurs universités, et notamment à l'université de Louisiane, avant d'être nommé, en 1958, professeur et directeur de l'Institut d'études politiques à Munich. De retour aux Etats-Unis en 1969, il est nommé à la Hoover Institution, où il reste jusqu'à sa mort.
Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 Machiavel, Le Prince Chap. 2 Montaigne, Apologie de Raimond Sebond Chap. 3 Descartes, Discours de la méthode Chap. 4 Descartes, Méditations métaphysiques Chap. 5 Hobbes, Du citoyen Chap. 6 Spinoza, Traité de la réforme de l'entendement Chap. 7 Pascal, Pensées Chap. 8 Leibniz. Discours de métaphysique Chap. 9 Montesquieu. De l'esprit des lois Chap. 10 Rousseau, Discours sur l'origine de l'inégalité Chap. 11 Rousseau, Le Contrat social Chap. 12 Kant, Critique de la raison pure Chap. 13 Kant, fondements de la métaphysique des moeurs Chap. 14 Hegel, La Raison dans l'histoire Chap. 15 Marx, L'Idéologie aliemande Chap. 16 Nietzsche, La Généalogie de la morale Chap. 17 Bergson. L'Evolution créatrice Chap. 18 Husserl. L'Origine de la géométrie Chap. 19 Heidegger, Lettre sur l'humanisme
Cet ouvrage porte sur l'auto-compréhension de l'homme moderne dans son rapport à la dimension de l'animalité. L'auteur part du statut paradoxal des discours philosophiques de la Renaissance et de l'Age Classique sur la nature des animaux. Ce caractère paradoxal a été bien caractérisé par Pierre Bayle qui, dans l'article Pereira de son Dictionnaire, place son lecteur devant une alternative inconfortable entre les deux positions " extrêmes " que sont l'opinion " très dangereuse " de Montaigne (qui affirme la supériorité des animaux sur les hommes) et l'opinion " absurde " de Descartes (celle des animaux-machines). L'auteur propose une analyse minutieuse des deux textes séminaux que sont l'Apologie de Raimond Sebond de Montaigne et la cinquième partie du Discours de la méthode de Descartes, en s'attachant tout particulièrement aux déplacements opérés dans ces textes sur le fonds légué par la littérature zoologique antique, d'Aristote à Pline, Plutarque et Elien. Il montre ainsi le lien des paradoxes du discours zoologique des Modernes à un paradoxe philosophique plus fondamental par lequel l'anthropologie moderne se trouve dégagée des ontologies scalaires traditionnelles pour constituer une champ autonome d'investigation. Cette libération a une conséquence importante pour les temps modernes : l'unité de l'homme n'est plus donnée dans un ordre prédéfini de l'être, mais constitue une tâche que l'homme doit accomplir, à la fois sur le plan éthique et sur le plan technique, en affrontant, dans une perspective d'immanence, le dualisme de la vie et de la pensée, du biologique et du noétique.
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.