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The Beatles 1969. De l'autre côté de la rue...
Gonin Philippe
EUD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782364413351
2019 est l'année d'un double anniversaire : celui de la sortie d'Abbey Road et celui de la (presque) fin d'un groupe dont l'histoire, au fond, ne dure guère plus de huit années. En dehors de tout jugement esthétique ou musical, c'est cette fulgurance avec laquelle les Beatles sont parvenus au sommet qui rend leur aventure exceptionnelle. Si cet essai se focalise in fine sur Abbey Road, ce n'est en réalité qu'un prétexte pour revenir sur ce phénomène Beatles : de la délirante beatlemania des débuts au groupe plus mûr qui, au mitan des sixties, se consacre exclusivement à la création musicale en studio. Expérimentant sans cesse, ils livrent alors une poignée d'albums qui, après avoir dans leurs premières années bouleversé le paysage de la musique populaire, vont changer la manière même de concevoir des oeuvres pop-rock.
Cette publication se présente comme le premier ouvrage académique en langue française consacré à la formation mythique fondée par Jimmy Page en 1968, Led Zeppelin. Les contributions sont organisées autour de trois axes : contexte, analyse et réception. Le contexte, abordé comme une sorte d'introduction à l'oeuvre explore les sources folk et blues qui ont nourri la musique du groupe tandis que la troisième partie doit être lue comme sorte de Coda explorant la "présence" de Led Zep dans les musiques populaires d'aujourd'hui. Une part importante est consacrée à l'analyse et, en particulier, à une analyse se concentrant sur le sonore et l'espace acoustique des enregistrements du groupe. Destiné à un public de spécialistes, cet ouvrage s'adresse également à toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir et comprendre les processus de création des interprètes de Stairway to Heaven.
Ebauché, composé, travaillé et présenté un an avant sa sortie officielle pendant leur tournée mondiale de 1972, The Dark Side Of The Moon est l'album culte des Pink Floyd, et un des trois plus vendus au monde. Huitième du groupe, il marque le tournant commercial de la formation anglaise notamment via l'apparition des premiers tubes, "Money", "Us And Them" et "Time". Philippe Gonin analyse les différentes phases d'élaboration et de réception du disque, le rôle de chacun des musiciens, du producteur et des ingénieurs du son, ainsi que le matériel utilisé par le Floyd, désireux depuis ses débuts de repousser les frontières musicales et technologiques, notamment sur scène.
Résumé : En 1977, Roger Waters, bassiste et parolier de Pink Floyd, esquisse sur une feuille de papier le croquis d'un mur séparant public et musiciens. Partant de cette intuition, le groupe enregistre un double album au concept fort et qui rencontre un succès massif - plus de trente millions de copies vendues. Porté par le single "Another Brick In The Wall Part 2", prolongé par des concerts au dispositif révolutionnaire et un film d'Alan Parker, The Wall séduit bien au-delà du public habituel du Floyd. Dans Pink Floyd The Wall, Philippe Gonin retrace, de la genèse du projet aux concerts récents de Roger Waters, l'histoire d'une oeuvre plusieurs fois reprise, repensée et dont l'universalité du propos dépasse ses auteurs, rendant justice aux collaborations cruciales du producteur Bob Ezrin et du dessinateur Gerald Scarfe.
Après une année 1973 marquée par le succès de The Dark Side Of The Moon, un doute créatif s'installe au sein du Floyd. Le groupe réintègre les studios d'Abbey Road à l'automne 1973 mais rien de concret ne sort de ces séances. Malgré tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer l'intégralité de Dark Side, expérimente un morceau, destiné à être la colonne vertébrale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre n'est alors que "Shine On". Très vite pourtant, on comprend que son texte évoque celui dont l'ombre plane au-dessus d'un groupe au succès devenu planétaire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et démarre l'enregistrement de Wish You Were Here, analysé ici sous la plume du spécialiste Philippe Gonin.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.