Il y a longtemps que le besoin d'un ouvrage de vulgarisation consacré à la poésie de Gongora se fait sentir en France. Destinée prioritairement aux lecteurs non hispanistes et aux étudiants de licence, la présente anthologie bilingue, conçue par un spécialiste connu et reconnu, devrait combler, et au-delà, cette lacune. La présentation et les notes de ce recueil visent à replacer les 114 textes qui le composent dans leur circonstance et leur cadre, en relation avec la personnalité de l'auteur, avec sa vie et son époque: restituée à ses racines, cette oeuvre, trop longtemps exilée dans les limbes de la poésie pure, retrouve alors une vitalité oubliée. La traduction, stricte et précise tout en sonnant juste, a pour seul but de faciliter l'accès au texte original, devant lequel elle n'attend que le moment de s'effacer. C'est presque le cinquième de la production poétique de Gongora que l'on trouvera dans ces pages, assez, en tout cas, pour permettre d'entrer dans une poésie splendide et rare - "précieuse" au plein sens du terme -, non pour l'étiqueter ni développer des théories, mais simplement pour redécouvrir en toute liberté le bonheur que, quatre siècles après, elle réserve toujours à ses lecteurs.
Face au grand mètre libre qui l'attache aux ultimes grands poèmes des Solitudes, Gongóra pratiqua, . sa vie durant, l'art régulier du sonnet. Ce qui pourrait sembler paradoxal porte pourtant le même signe . d'invention qui conduira la langue particulière à l'homme et au si singulier poète (« un esprit rare et . sans pareil », proclame Cervantès dans sa Galatée) à forcer, sous couvert identique, formes . métriques comme thèmes conventionnels. Soit un même enjeu, moderne, que chaque ensemble . reconduit jusqu'à gagner sa qualité de poème, sa propre esthétique. Première édition bilingue . intégrale des Sonnets. .
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
A un moment où de nombreux domaines affichent des préoccupations relatives à la littératie, ce numéro s'intéresse à la constitution et à la réinterprétation de son espace conceptuel dans le champ de l'enseignement et de l'éducation. Plutôt que de se focaliser sur les différentes tentatives de définition qui ont pu en être proposées, ce volume cherche à comprendre en quoi la littératie conduit à penser autrement le développement des activités langagières : le continuum de leurs apprentissages, leurs interactions, leurs usages dans différentes institutions sociales, leurs fonctionnalités pour l'individu et la société.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".