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SARTRE - DE "LA NAUSEE" A L'ENGAGEMENT
GOMEZ-MULLER ALFREDO
DU FELIN
18,70 €
Épuisé
EAN :9782866455804
La biographie et l'?uvre de Sartre sont l'histoire d'une conversion, lente et douloureuse, d'une compréhension " individualiste " à une compréhension " sociale " de la subjectivité. Au fil de cette histoire, les déplacements anthropologiques, éthiques et politiques s'entrecroisent avec une variation fondamentale qui touche à la question du sens et de la valeur de l'existence : de l'affirmation de l'absurdité d'être - la " Nausée " - Sartre passe à la conscience du sens comme enjeu biographique-historique de l'existence. Avant le tournant de la Seconde Guerre mondiale, le thème de la contingence radicale ou de l'absurdité de l'existence domine dans la pensée de Sartre ; à partir du tournant, la contingence perd, progressivement, son caractère d'absolu et appartient désormais au registre de l'être-en-société. Suivant cette nouvelle perspective, l'expérience de la contingence radicale signifie un effondrement de la relation sociale, que Sartre décrit, biographiquement, comme une " chute ". L'expérience de l'absurdité est une expérience sociale, qui engage des manières particulières de comprendre la subjectivité, la relation avec les autres, la liberté et l'agir en général. N'étant pas des attributs " ontologiques " ou " naturels " de l'existence, le sens et le non-sens apparaissent comme des possibilités de l'humain, confiées à la responsabilité de l'humain. Ce livre se propose de retracer l'histoire de cette découverte.
Avec les questions cosmologiques et anthropologiques nées de la découverte de l'Amérique, se présentèrent aussitôt de nouvelles questions religieuses, éthiques et politiques, qui mobilisèrent la pensée européenne et américaine dès le XVIe siècle : prétention universaliste de la raison, altérité et étrangeté, rationalité des traditions...
Vivre, bien vivre, sur-vivre, mal-vivre : quels sont les critères qui nous permettent aujourd'hui de qualifier notre vie comme " bonne " ou " mauvaise " ? En observant que ces critères ne peuvent pas être simplement inventés par l'individu isolé, la réflexion éthique contemporaine redécouvre l'actualité de la question de la " vie bonne " ou du " bonheur ", qui fut au cœur des traditions éthiques grecque et médiévale. De nos jours, la question de la vie bonne, débarrassée de toute connotation élitiste ou individualiste, se rattache à d'importants débats de société, qui impliquent la signification de notions telles que " dignité humaine ", " qualité de la vie ", etc. Plus particulièrement, le débat sur l'universalité des droits de l'homme a établi, d'une manière nouvelle, que la définition des droits et des devoirs suppose toujours une certaine compréhension de l'homme ou, plus concrètement, de la vie humaine, c'est-à-dire, d'une vie bonne pour un être humain. Les six contributions qui conforment cet ouvrage collectif abordent cette question commune, en interrogeant les rapports entre l'éthique et la théorie du sujet, la liberté et le désir, l'autonomie et l'éducation morale, le " juste " et le " bien ", l'éthique et l'esthétique.
Résumé : Dans la société contemporaine, l'exigence de justice et la question du sens deviennent les préoccupations majeures des hommes. Car justice et sens dessinent les nouvelles frontières des solidarités inter humaines. Comment mettre en ?uvre une telle requête quand l'économique impose ses lois, que les grandes institutions politiques et religieuses sont en crise de signification ? Dans le débat qui oppose les tenants du libéralisme et les adeptes du communautarisme, Alfredo Gomez-Muller propose une nouvelle approche qui articule l'idée moderne de justice et le sens d'une existence en commun. Sans sacrifier les attentes des individus aux finalités du groupe social ou aux impératifs du néolibéralisme, il invite à repenser l'éthique d'un nouveau vivre ensemble.
Résumé : L'expérience nihiliste de vivre dans un monde dépourvu de sens est rattachée à l'expansion mondiale du capitalisme, qui n'est pas simplement un mode de production mais aussi et surtout un régime de dévastation de la capacité humaine de créer et de conférer du sens et de la valeur au monde ainsi qu'à l'activité humaine comme telle. Le capitalisme ? privé ou d'Etat? est un régime de clôture du possible qui assigne à l'humain ainsi qu'à tout ce qui existe la signification absolue de ressource disponible et appropiable en vue de l'accumulation de l'avoir et du pouvoir. Un régime qui est incompatible avec la culture dont le sens premier est le prendre soin de la terre ? puis le prendre soin de l'humain. L'activité capitaliste est portée par un modèle de rationalité purement instrumentale et calculatrice, déterminant une subjectivité "unidimensionnelle", capable de finalités utilitaires mais incapable de (re)créer socialement et incessamment une symbolique du sens existentiel. Une subjectivité sans esprit, à l'image du "dernier homme" décrit par Nietzsche, pour lequel l'habitude de regarder vers le bas lui fait perdre jusqu'à la signification du mot "étoile". La critique de la dévastation "moderne" de la vie humaine et de la vie en général passe aujourd'hui par une critique culturelle du capitalisme, explicitant le statut idéologique du nihilisme. La critique de la clôture capitaliste du symbolique ne signifie nullement qu'il faille revenir aux récits traditionnalistes du sens et de la valeur. En tant que modalité de l'exigence critique de la pensée, la critique culturelle du capitalisme nous invite à repenser historiquement les conditions du sens existentiel et de la valeur, par-delà toute dogmatique et en deçà des dichotomies établies entre le "réel" et l'"utopie", la "raison" et l'"imaginaire", le "visible" et l'"invisible". Elle entend ainsi contribuer à libérer un espace de pensée et de passion en vue de la (re)création des "énergies utopiques" de l'humain ou, pour le dire peut-être plus simplement, de l'esprit humain. Ce livre entend proposer, de manière succincte, une série de repères historiques et thématiques de la critique culturelle du capitalisme.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.