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La question de l'humain entre l'éthique et l'anthropologie
Gomez-Muller Alfredo ; Balibar Etienne
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782747567589
L'éthique et le politique font toujours référence à une certaine détermination de l'humain. La diversité de nos réponses à la question primordiale: "Que doit-on garantir de manière prioritaire à chacun?" renvoie à chaque fois à une pluralité de conceptions de l'humain, qui se rattachent à la diversité des cultures, des contextes et des défis auxquels les hommes et les femmes de la planète doivent faire face. L'affirmation de l'humain comme exigence éthique universelle serait-elle dès lors illusoire? La possibilité de répondre à cette question passe par une double critique des discours anthropologiques qui ramènent l'humain à une "essence" et des discours normatifs "universalistes" qui entendent faire abstraction des contextes de l'action. Affirmer l'universalité de l'humain, dans la double signification éthique et anthropologique du terme, c'est d'abord assumer la condition humaine comme incessante auto-création en situation, à travers le jeu des interactions humaines et interculturelles.
Résumé : La biographie et l'?uvre de Sartre sont l'histoire d'une conversion, lente et douloureuse, d'une compréhension " individualiste " à une compréhension " sociale " de la subjectivité. Au fil de cette histoire, les déplacements anthropologiques, éthiques et politiques s'entrecroisent avec une variation fondamentale qui touche à la question du sens et de la valeur de l'existence : de l'affirmation de l'absurdité d'être - la " Nausée " - Sartre passe à la conscience du sens comme enjeu biographique-historique de l'existence. Avant le tournant de la Seconde Guerre mondiale, le thème de la contingence radicale ou de l'absurdité de l'existence domine dans la pensée de Sartre ; à partir du tournant, la contingence perd, progressivement, son caractère d'absolu et appartient désormais au registre de l'être-en-société. Suivant cette nouvelle perspective, l'expérience de la contingence radicale signifie un effondrement de la relation sociale, que Sartre décrit, biographiquement, comme une " chute ". L'expérience de l'absurdité est une expérience sociale, qui engage des manières particulières de comprendre la subjectivité, la relation avec les autres, la liberté et l'agir en général. N'étant pas des attributs " ontologiques " ou " naturels " de l'existence, le sens et le non-sens apparaissent comme des possibilités de l'humain, confiées à la responsabilité de l'humain. Ce livre se propose de retracer l'histoire de cette découverte.
Le débat sur le multiculturalisme, qui a accompagné pendant les quatre dernières décennies la mise en place des premières politiques multiculturalistes dans les démocraties libérales avancées, a modifié profondément notre manière de percevoir la culture et la diversité culturelle. Nos sociétés auraient ainsi pris conscience du pluralisme culturel qui les traverse, et seraient devenues plus sensibles aux injustices faites aux minorités nationales et culturelles au nom d'une certaine idnom d'une certaine idée de la nation, de la démocratie, de la liberté ou de l'égalité. Pourtant, le multiculturalisme est loin de faire l'unanimité aujourd'hui ; selon certains diagnostics, il serait même en crise. Le présent ouvrage propose un bilan critique du multiculturalisme, tant au niveau des réalisations des politiques multiculturalistes que de ses apports théoriques au débat sur la diversité et sur l'unité en démocratie. Les conclusions des auteurs sur les trois axes privilégiés dans ce livre (fédéralisme et pluralisme national ; critiques de l'universalité ; reconnaissance du pluralisme linguistique) sont contrastées mais permettent de dresser un tableau clair et nuancé des apports et des limites du multiculturalisme dans les démocraties libérales.
Vivre, bien vivre, sur-vivre, mal-vivre : quels sont les critères qui nous permettent aujourd'hui de qualifier notre vie comme " bonne " ou " mauvaise " ? En observant que ces critères ne peuvent pas être simplement inventés par l'individu isolé, la réflexion éthique contemporaine redécouvre l'actualité de la question de la " vie bonne " ou du " bonheur ", qui fut au cœur des traditions éthiques grecque et médiévale. De nos jours, la question de la vie bonne, débarrassée de toute connotation élitiste ou individualiste, se rattache à d'importants débats de société, qui impliquent la signification de notions telles que " dignité humaine ", " qualité de la vie ", etc. Plus particulièrement, le débat sur l'universalité des droits de l'homme a établi, d'une manière nouvelle, que la définition des droits et des devoirs suppose toujours une certaine compréhension de l'homme ou, plus concrètement, de la vie humaine, c'est-à-dire, d'une vie bonne pour un être humain. Les six contributions qui conforment cet ouvrage collectif abordent cette question commune, en interrogeant les rapports entre l'éthique et la théorie du sujet, la liberté et le désir, l'autonomie et l'éducation morale, le " juste " et le " bien ", l'éthique et l'esthétique.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.