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Gherla
Goma Paul
GALLIMARD
6,50 €
Épuisé
EAN :9782070294800
Un ancien concentrationnaire roumain tente de raconter à une amie française l'atroce "passage à tabac" que les gardiens de son camp lui ont fait subir, deux jours avant sa libération, pour graver à jamais en lui le souvenir de son passage dans les prisons du régime. La tâche n'est pas simple. Non que l'amie soit sceptique, mais quelque chose ne " passe " pas. Elle ne comprend pas, ou ne comprend pas bien comment on en est venu là, ce qui a rendu cela possible. Cette résistance oblige le narrateur, l'auteur, à reconstituer peu à peu le contexte hors duquel le récit qu'il entreprend de faire, d'écrire, risque en effet de n'avoir pas de sens certain, d'apparaître "absurde", et donc de ne pas franchir vraiment le seuil de la conscience. Ce procédé narratif permet à l'auteur de faire tomber les résistances du lecteur même auquel il s'adresse : de cet Occident qui n'a rien su, rien voulu savoir, ou que rien n'avait forcé à faire l'effort d'imaginer cet inimaginable. Le camp est celui de Gherla, bourgade de Transylvanie, dont la réputation est telle que le nom commun "gherla" est passé dans le langage courant pour dire "prison".
Contrairement aux thèses qui montrent que la femme africaine n'avait pas de pouvoir, ce livre postule que, en réalité et dans le cas de la femme akwa, elle avait non pas le pouvoir (temporel) mais les pouvoirs au sens de Marc Augé, c'est-à-dire magico-religieux. Aujourd'hui, avec l'école devenue l' "initiation" des temps modernes, que deviennent ces pouvoirs ? La réponse se trouve dans la bifurcation : une partie de femmes n'est pas allée ou peu à l'école et a continué à perpétuer les traditions dans les activités génératrices de revenus. Une autre, la plus nombreuse, s'est engouffrée dans la nouvelle voie. Mais, même les premières ont rejoint sur le tard la modernité, et vivent dans l'entre-deux : elles utilisent l'argent, la médecine des Blancs tout en recourant au magico-religieux. Celles qui ont acquis le capital culturel revendiquent aujourd'hui la parité dans toutes les instances de commandement. C'est la problématique du genre. Mais, du fait d'un certain sentiment de déficit du pouvoir moderne acquis, elles recourent au magico-religieux : le religieux sorcellaire (sorcellerie du village et sorcellerie des Blancs, des loges) et le religieux christique (pasteurs, prêtres et autres syncrétismes...).
La diaspora, le panafricanisme, l'unité africaine, les Etats-Unis d'Afrique sont des concepts intimement liés qui n'ont cessé d'évoluer avec le temps. Cet ouvrage consacré aux relations entre l'Afrique noire et sa diaspora, du XIXè au XXè siècle, indique les rapports qui ont été établis entre les Africains du continent et ceux vivant en Amérique et en Europe. Il examine le rôle que pourraient jouer les Africains de la diaspora pour relever les défis africains en ce début du XXIè siècle.
Catherine est une Basque sensuelle et extravagante que le narrateur a connue à son arrivée en France. Après vingt ans de silence, elle revient bouleverser sa vie. Un appel inattendu et un rendez-vous mystérieux qu'elle lui fixe dans un café de Belleville marquent le début d'un suspense tourbillonnant où se mêlent meurtres en série, esclavage sexuel et réseaux mafieux. Essayant de résoudre ces énigmes, fauteur se heurte à ses propres souvenirs d'emprisonnement, d'humiliations et de tortures. L'enquête policière devient dès lors une quête romanesque qui oscille entre fiction et confession. Profil bas est un aveu drôle et douloureux dont nous sommes à la fois les témoins et les complices.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.