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Le bébé, du sentiment d'être au sentiment d'exister
Golse Bernard
ERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782749266442
Le concept "sense of being", introduit par Winnicott à la fin de sa vie, peut se traduire en français par l'expression "sentiment d'être" ou par celle de "sentiment d'exister". Or ces deux composantes sont fort différentes dans la mesure où le sentiment d'être est sans doute inhérent à tout organisme vivant alors que le sentiment d'exister fait référence à l'extérieur, à l'environnement et aux objets relationnels qui le composent. Il apparaît aujourd'hui que le bébé peut se représenter psychiquement le lien avant de pouvoir se représenter l'objet concerné par ce lien. Le soin du lien est donc essentiel car c'est par là que le bébé va progressivement découvrir l'autre (accès à l'intersubjectivité) et par son truchement se découvrir lui-même comme un sujet, comme une personne (travail de subjectivation). Alors que la pédiatrie a fait d'énormes progrès pour aider les bébés à mieux naître physiquement, le défi de la périnatalité est de prendre soin des liens précoces afin d'aider les enfants à mieux naître psychiquement, sans violence ni traumatisme développemental.
Le bébé en lui-même nous apparaît de plus en plus, aujourd'hui, comme un monde de possibles. Les possibles, ce sont des éventualités, des virtualités, des ouvertures... tout ce qui fait l'attente émerveillée des adultes face au développement des bébés, et bien sûr au-delà. On sait la place de plus en plus importante que l'épigénèse tient désormais dans notre façon de penser le développement, épigénèse qui ouvre certes sur la possibilité d'une causalité épigénétique des dysfonctionnements et des divers troubles de l'enfance, mais aussi sur la chance de la diversité propre à notre espèce, et finalement sur des enjeux éthiques considérables pour les adultes (parents et/ou professionnels) dans la mesure où la qualité des soins précoces apportés aux bébés est déterminante pour leur devenir à long terme.
La controverse entre la psychanalyse et la théorie de l'attachement occupe en France le devant de la scène depuis maintenant de longues années. Très coûteux psychiquement, ce débat a relégué à l'arrière-plan un autre débat qui aurait pu avoir lieu, de manière utile, entre la psychanalyse et la phénoménologie. Le bébé, à qui nous devons déjà beaucoup, peut sans doute aujourd'hui nous servir de "passeur" dans ce débat occulté et pourtant important car seul à même d'empêcher la psychanalyse de se couper des réalités émotionnelles quotidiennes des patients. Susceptibles de créer des ponts entre neurosciences, théorie de l'attachement, phénoménologie et psychanalyse, le langage, la musique du langage et le paradigme de l'autisme infantile occupent une place centrale dans cet ouvrage et permettent d'imaginer que toutes nos connaissances sur les bébés peuvent venir féconder et enrichir nos théories de l'interprétation, voire même nos modèles de la cure-type... Etudiants ou professionnels, tous ceux qui se trouvent engagés auprès de bébés et dans le champ de la première enfance, trouveront ici matière à de nombreuses réflexions à la recherche d'une vision d'ensemble synthétique mais pas forcément consensuelle. Biographie: Pédopsychiatre et psychanalyste, Bernard Golse est chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Necker-Enfants Malades (Paris) et professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université René-Descartes (Paris V).
Bernard Golse est pédopsychiatre et psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris) et professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université René-Descartes (Paris V).
La maltraitance de l'enfant - si douloureuse pour lui mais aussi pour les adultes qui le maltraitent - est un chapitre dérangeant de la psychopathologie et de la pédopsychiatrie. Il nous confronte à la destructivité qui nous habite tous et à laquelle la violence, la haine et l'agressivité se réfèrent différemment. Il existe diverses formes de maltraitance infantile, collective (scientifique, sociologique ou politique) ou individuelle (physique, psychique et/ou sexuelle). Mais derrière l'enfant qui souffre dans son corps et dans son psychisme, la cible profonde visée par l'adulte maltraitant (l'enfant qu'il a été, l'enfant imaginaire ou l'enfant dans la femme) doit aussi être précisée, non pas pour excuser, mais pour mieux comprendre et donc pour mieux prévenir. A la lumière de 50 ans de psychiatrie du bébé, cet ouvrage précise l'impact de la maltraitance sur la construction du sujet. Il ouvre également des pistes pour comprendre la difficulté de repérer les situations de maltraitance, tant du côté de la souffrance de l'enfant compte tenu de son histoire et de sa subjectivité que du côté de l'ambivalence de l'adulte à l'égard de l'enfance, ambivalence parfois à l'origine de la vocation des professionnels de ce champs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.