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LA DOCTRINE D'EPICURE ET LE DROIT
GOLDSCHMIDT
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711603121
Comment penser une philosophie du droit chez Epicure, sans le trahir ? Comment dégager des principes politiques dans l'oeuvre de celui dont la maxime était de "vivre caché", loin des affaires administratives concernant la Cité ? Le défi peut paraître ambitieux, c'est pourtant celui que relève V. Goldschmidt dans cet ouvrage. Et il puise à la source même, au coeur des dernières sentences des Maximes Capitales, grâce auxquelles il thématise et structure une pensée politique s'inscrivant parfaitement au sein de la logique de la doctrine épicurienne. En effet, pour vivre bien, il est nécessaire de penser le "vivre ensemble" avec des lois pour toile de fond. La pensée épicurienne se déploie autour des concepts directeurs que sont l'intérêt, la réciprocité, la sécurité, tandis que le juste se définit en référence à l'utile. Le droit épicurien veut s'imposer comme une réalité et dépasser le simple statut de "doctrine" du droit. C'est dire toute la portée de cette étude, et la place qu'on doit accorder à la pensée épicurienne dans la philosophie politique, y compris contemporaine.
Résumé : "Ces quelques "réflexions" qui, volontairement, évitent la cohérence d'un long texte théorique, ne sont que l'expression de surgissements quotidiens nés d'une condition particulière et par là même universelle. Savoir, dès le plus jeune âge, qu'on est frappé de quelque mystérieuse interdiction d'exister force à une interrogation quotidienne qui ne tarde pas à devenir certitude. On sent au fond de soi quelque chose d'indéfinissable, une vague et incessante pesanteur qui est toujours là lorsqu'on veut se laisser aller à quelque enthousiasme. à quelque découverte. En-as-tu vraiment le droit, toi qu'on laisse vivre ? Dès l'enfance, tout est en place et désormais rien n'échappera plus à l'attention. Très tôt, on se surprend soi-même en flagrant délit d'on ne sait quoi". Il s'agit dans ce livre de la destinée d'un citoyen français d'origine allemande et de confession protestante que Hitler fit juif.
Dans ce monumental ouvrage devenu un classique du commentaire, Victor Goldschmidt, fidèle à sa méthode structurale et combattant l'idée selon laquelle la pensée de Rousseau ne serait pas "organisée" , démontre qu'il est possible d'expliciter les "principes du système de Rousseau" . Dénonçant l'opposition reçue entre la genèse et la structure, l'auteur procède à un examen minutieux de la constitution de ces principes, en s'appuyant sur les deux Discours et l'Emile - Rousseau lui-même disait que son système y était formulé -, mais surtout sur le Discours sur l'inégalité, dont le présent travail étudie le contenu et les prolongements. Prenant le temps de considérer ce texte comme une oeuvre proprement philosophique et d'établir la thèse des interlocuteurs du philosophe pour mieux déterminer sa pensée, Victor Goldschmidt montre comment s'élabore et progresse cette pensée et en restitue ainsi le sens, la cohérence, en un mot l'unité substantielle.
Résumé : Motke, de son vrai nom Mordechai de Paauw, aimerait bien mourir. A quatre-vingt-dix-sept ans, il regrette le temps où son corps était encore le moteur de tous ses plaisirs, et il se fait alors le narrateur d'une existence hors du commun. Jeune homme, il est contraint de reprendre l'abattoir familial, mais son ambition le pousse à transformer la florissante entreprise en faisant appel à Rafaël Levine, un scientifique d'origine juive-allemande, pour lui adjoindre un laboratoire. Utiliser les déchets de l'abattoir pour procéder à l'extraction de l'insuline, puis d'autres hormones sexuelles, voilà le projet industriel de Motke. Le succès est au rendez-vous, l'argent coule à flots. Grisé et doté d'une libido indomptable, Motke ne parvient pas à rester fidèle à son épouse Rivka et n'hésite pas à exercer une sorte de droit de cuissage sur ses ouvrières. Mais le drame se noue quand il pousse son propre frère jumeau Aron à s'administrer des doses de plus en plus élevées de testostérone. La fabrique d'hormone - basée sur une histoire vraie découverte par l'auteur dans les archives de sa propre famille - tient le lecteur en haleine par son sujet extrêmement original et une écriture fluide, précise. Avec pour cadre les Pays-Bas des années 30, ce roman qui par ailleurs offre une vraie réflexion sur le rapport entre sexualité et pouvoir, n'est pas sans rappeler certains scandales sexuels récents.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.