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Les hussards noirs de la République
Goiset Gilles
LE PYTHAGORE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782372311250
Trois instituteurs, trois hussards noirs de la République, tels que les a appelés Charles Péguy en 1913. Trois personnages qui ont marqué indubitablement mon cher village d'Aprey. Le premier, Pierre Dassigny, fut mon arrière-grand-oncle, marié en secondes noces avec Octavie Goiset. De son long passage aux sources de la Vingeanne de 1875 à 1891, on dit qu'il n'était capable que d'une seule chose : enseigner dans une classe unique de garçons, du CP à la 2e année de fin d'études. Le deuxième, Henri André, de 1891 à 1919, a dû distiller auprès de ses élèves l'esprit de revanche vis-à-vis de l'Allemagne, puis s'inquiéter de ses anciens élèves partis au front. Je dois au troisième, Maurice Girardot, de 1927 à 1959, les rudiments de l'écriture et de la lecture, et certainement ma vocation de professeur d'histoire. A travers les différentes sources consultées, ce récit suit le plus fidèlement possible la réalité. Il ne s'en détache que par les dialogues et les situations que mon imagination a inventés. Nous avons là trois portraits de personnages hors du commun pris par un véritable sacerdoce laïc, au service de la République : IIIe, le puis Ve. A eux, ma plus profonde reconnaissance.
J'ai besoin d'allier la partition intellectuelle et le goût de la terre. Contempler un arbre en fleur, un pré inondé de verdure, un bois scintillant sous le givre ne le chaud soleil va faire fondre, reste pour moi tant de délices. Cueillir champignons, pommes ou légumes, continue à donner saveur à mon vécu. Je m'estime privilégié".
C'est l'histoire peu commune de quatre Henri nés en 1874. Trois d'entre eux, dont deux issus de milieux fort modestes, accédèrent à des promotions exceptionnelles : faculté de médecine, Saint-Cyr, Polytechnique. La ruralité gardait en ce temps-là un certain dynamisme. L'exode rural balbutiait seulement. Ainsi, Aprey maintenait une population de quatre cents âmes. Au recensement de 1911, on ne compta plus que trois cent vingt-cinq habitants ; on chuta à deux cent quarante-huit en 1921. La Grande Guerre vida les campagnes françaises de leurs forces vives. Henri Baudin naquit à Paris dans une famille aisée. Son père s'étant retiré à Aprey, il le rejoignit pour y installer son cabinet médical en 1904. Je parlerai peu de lui, l'ayant déjà évoqué dans l'ouvrage : Henri Baudin, médecin de la Grande Guerre. Henri Marie, fils d'un charpentier, entra dans une des plus grandes écoles de France, grâce à une bourse accordée par la IIIe République, tout comme son ami Henri Royer, originaire de Rouelles, qui fréquentait très souvent son frère Jules, plâtrier à Aprey. On pourrait chipoter sur le titre d'amiral attribué à Henri Royer par ses neveux, qui ne l'appellent que comme cela, car il conviendrait peut-être d'utiliser l'expression d' "ingénieur-amiral" du fait qu'il n'a pas combattu dans la marine. Des quatre, seul Henri Morisot quitta l'école communale une fois le certificat d'études en poche pour reprendre la ferme de ses parents. Il resta fort apprécié et estimé des trois autres et plus particulièrement de Royer. Il fut également le seul à laisser une postérité directe. Alors que j'écris ces lignes, j'ai l'impression de voir s'agiter devant moi quatre êtres hors pair, de les entendre parler, penser, de les regarder agir. Eux, que je n'ai pas connus, emplissent ma tête qui s'illumine de leurs regards bienveillants. La Grande Guerre faucha Marie et Baudin, les deux autres survécurent. Le dernier Henri mourut en 1954. Je ne reviendrai pas sur les sources déjà évoquées dans le prologue qui m'ont permis d'écrire ce livre quelque peu romancé. J'insisterai davantage sur la transmission de la mémoire, acte indispensable à l'établissement du présent et du futur. Ici, en quelque sorte, je rédige, sans avoir la prétention d'égaler l'illustre Chateaubriand, des Mémoires d'outre-tombe.
La saga des Balaguère court sur un peu plus d'un siècle, du Premier Empire à la veille de la Grande Guerre. Le père, Henri Balanguère, finit centenaire et vit à plein les différents événements tant locaux que nationaux sans jamais chercher à devenir un héros. Il est la figure du juste, soucieux des autres, de ses soldats quand il est officier, de ses concitoyens quand il s'engage dans le service national, de ses clients quand il perpétue la forge de son grand-père, de ses amis à qui il voue une éternelle reconnaissance, de sa chère et tendre épouse et de sa famille à qui il diffuse tout l'amour qui l'habite. Entre l'appel aux armées et les préoccupations d'un simple artisan, ses fils vont avoir à opter et tenter de suivre les pas d'un père qui leur laisse un choix entier. Agathe, sa fille, réussit comme ses parents une vie de couple en tous points remarquable. Il y a aussi Eusèbe et Anselme, lugubres voyous que l'existence va forger. Jean, le défenseur des opprimés. Marcel, le repreneur de l'atelier. La bonne Marie, tenancière de café et tous les autres qui expriment toujours de nobles sentiments.
Thérèse coule une retraite paisible. Elle a perdu son mari et ses parents et n'attend plus grand chose de la vie. Mais voilà que son ancienne patronne propriétaire d'une maison de Champagne vient la supplier de reprendre du service, et il va s'en passer des choses !
500 ans avant notre ère, entre Seine et Saône, une femme règne sur un peuple celte, enrichi grâce au commerce de l'étain et de l'ambre. Quels évènements ont alors pu entrainer sa chute ainsi que la disparition définitive de sa cité ?
Maire de Langres et président du Grand Langres de 2008 à 2014, Didier Loiseau raconte son quotidien d'élu de la République dans un récit vif et alerte. Combattant et déterminé, il expose avec fierté les succès de son équipe pour que sa petite ville natale devienne une grande cité. Il décrit avec précision les méandres diaboliques de l'administration qui n'ont pas eu raison de sa patience ni de sa volonté pour la réalisation d'ambitieux projets tant patrimoniaux (la Maison des Lumières Denis Diderot) qu'innovants (Aqualangres, chaufferie bois) et culturels (Rencontres philosophiques). Petite ville, oui, mais petit maire, non, car la gestion municipale n'est pas de tout repos, quelle que soit sa taille. A travers cette chronique, Didier Loiseau a voulu être le héraut de ces élus qui n'ont jamais le temps de raconter ce qu'ils vivent et ce qu'ils font, jour après jour, pour les habitants de leur ville.
Résumé : Sont-ce les grands parfums qui ont fait les grandes marques ou les grandes marques qui ont fait les grands parfums ? La maison parisienne F. Millot a su se faire une place prépondérante sur le marché entre 1860 et 1970. Par son caractère essentiellement familial, elle revêt une importance toute particulière dans l'histoire de la parfumerie. Félix Millot, issu d'une famille originaire du Bouchon-sur- Saulx, dans la Meuse, devient parfumeur à 30 ans. Non pas créateur, mais marchand et fabricant, comme la plupart de ses confrères dans la seconde moitié du XIXe siècle. A cette époque, la découverte des molécules de synthèse, l'extension des échanges commerciaux et l'évolution des techniques industrielles, sont autant de facteurs qui promettent à la parfumerie un très bel avenir. Malheureusement Félix décède à l'âge de quarante-quatre ans. Louise, son épouse, va diriger d'une main experte la parfumerie et en faire l'une des vingt plus importantes de cette fin de siècle, à côté des Guerlain, Piver, ou encore Roger & Gallet. Elle en remettra le flambeau à ses petits-enfants qui auront à traverser les épreuves des guerres, des crises économiques, monétaires et sociales, mais qui sauront à leur tour transmettre le patrimoine à leurs enfants. Au cours de cette belle histoire, on assistera à la naissance de plus de trois cents créations, pour la plupart des parfums. Mais seuls quelques-uns, créés par Jean Desprez, parviendront jusqu'à nous : Récital, Altitude, Regard, Bois précieux et Crêpe de Chine. La parfumerie F. Millot s'est entourée de grands artistes, comme Hector Guimard, pour la création de ses flacons, écrins, publicités, pour la décoration de ses magasins et de ses stands dans les différentes Expositions qui lui valurent d'obtenir de nombreuses récompenses. Dix années de recherches ont été nécessaires pour reconstituer le parcours de cette entreprise. Il aurait été dommage que des parfums aussi beaux que Crêpe de Chine sombrent à jamais dans l'obscurité de nos mémoires, après avoir tant éclairé l'élégance parisienne d'un sillage "enveloppant comme la soie".