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Ecologiste avant l'heure. Suivi de Miracle de Noël
Goiset Gilles
LE PYTHAGORE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782372310871
Un châtelain peut en cacher un autre. Autant Michel de Pallois se montre hautain, méprisant, autant son fils Onésime se veut proche de ses semblables, au point de les aider et de les guider, notamment par sa fonction de maire. A l'ombre du château vit un peuple besogneux et les employés de la belle demeure : Paul Genêt et Isidore Lamblin. En avance sur son temps, ce dernier, comme Voltaire, cultive son jardinet et voue un amour infini à son verger et à ses fruits. A l'époque du Second Empire et des débuts de la Troisième République, il constitue ce que l'on appellerait aujourd'hui un écologiste. Vivre au contact de la NATURE représente tout pour Isidore. Pourtant, la France, dans un effort exceptionnel pour combler son retard sur l'Angleterre, connaît alors une expansion industrielle à nulle autre pareille : chemins de fer, métallurgie, chimie, machines à vapeur- et la soif du profit qui les accompagne- progressent à une vitesse sans précédent...
C'est l'histoire peu commune de quatre Henri nés en 1874. Trois d'entre eux, dont deux issus de milieux fort modestes, accédèrent à des promotions exceptionnelles : faculté de médecine, Saint-Cyr, Polytechnique. La ruralité gardait en ce temps-là un certain dynamisme. L'exode rural balbutiait seulement. Ainsi, Aprey maintenait une population de quatre cents âmes. Au recensement de 1911, on ne compta plus que trois cent vingt-cinq habitants ; on chuta à deux cent quarante-huit en 1921. La Grande Guerre vida les campagnes françaises de leurs forces vives. Henri Baudin naquit à Paris dans une famille aisée. Son père s'étant retiré à Aprey, il le rejoignit pour y installer son cabinet médical en 1904. Je parlerai peu de lui, l'ayant déjà évoqué dans l'ouvrage : Henri Baudin, médecin de la Grande Guerre. Henri Marie, fils d'un charpentier, entra dans une des plus grandes écoles de France, grâce à une bourse accordée par la IIIe République, tout comme son ami Henri Royer, originaire de Rouelles, qui fréquentait très souvent son frère Jules, plâtrier à Aprey. On pourrait chipoter sur le titre d'amiral attribué à Henri Royer par ses neveux, qui ne l'appellent que comme cela, car il conviendrait peut-être d'utiliser l'expression d' "ingénieur-amiral" du fait qu'il n'a pas combattu dans la marine. Des quatre, seul Henri Morisot quitta l'école communale une fois le certificat d'études en poche pour reprendre la ferme de ses parents. Il resta fort apprécié et estimé des trois autres et plus particulièrement de Royer. Il fut également le seul à laisser une postérité directe. Alors que j'écris ces lignes, j'ai l'impression de voir s'agiter devant moi quatre êtres hors pair, de les entendre parler, penser, de les regarder agir. Eux, que je n'ai pas connus, emplissent ma tête qui s'illumine de leurs regards bienveillants. La Grande Guerre faucha Marie et Baudin, les deux autres survécurent. Le dernier Henri mourut en 1954. Je ne reviendrai pas sur les sources déjà évoquées dans le prologue qui m'ont permis d'écrire ce livre quelque peu romancé. J'insisterai davantage sur la transmission de la mémoire, acte indispensable à l'établissement du présent et du futur. Ici, en quelque sorte, je rédige, sans avoir la prétention d'égaler l'illustre Chateaubriand, des Mémoires d'outre-tombe.
La vie est un long fleuve tranquille ", prétendent certains adages. Beaucoup de vécus tendent à démontrer le contraire. " On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents ", affirme encore une chanson. D'aucuns naissent avec un handicap, si petit soit-il, moteur, sensoriel, psychique et doivent, dès leur plus jeune âge, apprendre à se sentir différents, à souffrir du regard ou des réflexions de leurs " semblables ", à trouver leur place dans la société. Dans notre monde, les aléas du destin se montrent cruels envers des hommes et des femmes, que l'accident ou la maladie frappe, quel que soit leur âge. Mourir à 31 ans ou à 74, comme le montrent deux nouvelles, ne constitue-t-il pas le même chagrin dans une famille éplorée ? L'égoïsme, l'égocentrisme qui placent un être au centre de tout, qui dédaignent autrui, ont souvent des répercussions au plus proche de ceux qui les personnifient et qui oublient que leur comportement engendre le mal autour d'eux. Plus que jamais, l'univers est confronté à des déplacements de populations, à des exils forcés. Pourtant, pour peu que l'on s'y penche, le phénomène ne s'avère pas nouveau et sans aller très loin de nous. Qui se souvient de quantités de Polonais, d'Italiens, d'Espagnols ou de Portugais qui se sont installés chez nous, poussés par la misère, par la dictature dans leurs pays, par la volonté de préserver leurs familles ? Beaucoup ont opté pour la nationalité française, certains reniant totalement leur patrie d'origine, d'autres en éprouvant la nostalgie. Ce sont des tranches de vie qui s'offrent ici au lecteur, des humains " marqués par le destin " , des exemples, un mis à part, sortis de mon vécu plus ou moins proche dans le sud haut-marnais.
Une saga qui court de 1744 à 1844, parmi d'importants temps forts de l'histoire : l'Ancien Régime, la Révolution, le Premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet. Une héroïne, Isabelle, qui allègrement traverse pratiquement ce siècle en affichant, sans cesse, une forte volonté, un caractère à la fois bien trempé et conciliant. La famille, le service des autres, le respect, la liberté et la fraternité tiennent une grande place dans sa longue existence. Et puis, il y a l'Amour, nous devrions dire les amours, celui impossible du jeune Toineau, celui équilibré et prolifique de Jacques, celui des vieux jours en compagnie d'Onésime. Derrière les êtres qui s'animent, principalement les Pacot et les Nancourt, toute une vie rurale s'affiche avec ses pratiques, ses us et ses coutumes, son repli sur des habitudes communautaires ou, au contraire, sur l'ouverture au progrès, sur ses métiers, du simple journalier au riche laboureur et au notable, du marchand ou de l'artisan au notaire, du modeste charbonnier au peintre en faïence. Bien sûr, le cadre se découpe sur un village florissant et rayonnant par sa faïencerie et ses foires, en l'occurrence celui de l'auteur : Aprey, nais principalement sur un de ses sites, toujours existant mais fortement transformé : le moulin de Grattedos, sur la rivière Vingeanne. Lui aussi connut bien des vicissitudes au cours d'une centaine d'années qui le conduisirent du terrier seigneurial et des " banalités " au XVIIIe siècle à la propriété privée ou communale, qu'affiche le cadastre de 1838 en traits colorés. Comme un clin d'oeil, au cours de l'épisode de Waterloo, l'auteur fait réapparaître le héros d'un de ses précédents romans, Mémoires d'un juste, en la personne d'Henri Balaguère, qui-connut, si l'on veut bien s'en rappeler, une très longue vie au service de la juste cause.
Gilles Goiset est né au hameau de Villehaut, commune d'Aprey, il y a soixante ans. Fils d'agriculteur, professeur d'histoire, il déroule dans ce livre la vie de son village au fil des siècles : L'amour voué par Jeanne à son seigneur au temps des croisades dans Ici vint Jeanne - XIIe siècle. Un fait divers relevé dans le registre paroissial de 1689 dans La louve de Roche Martin - XVIIe siècle. La belle aventure d'une manufacture (1769-1809) dans Le maître du verre - XVIIIe siècle. L'histoire de la faïencerie (1742-1894). La saga d'un couple déchiré dans Source de haine - XXe siècle.
Résumé : Voici, regroupé dans un album de 192 pages, 40 ans d'oeuvres graphiques de Baru, auteur récompensé en 2010 du Grand prix de la ville d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre, répertorié à la manière d'un catalogue raisonné. Edition Luxe : contient une sérigraphie originale numérotée et signée de l'auteur Tirage limité 250ex.
Gilles Goiset est né au hameau de Villehaut, commune d'Aprey, il y a soixante ans. Fils d'agriculteur, professeur d'histoire, il déroule dans ce livre la vie de son village au fil des siècles : L'amour voué par Jeanne à son seigneur au temps des croisades dans Ici vint Jeanne - XIIe siècle. Un fait divers relevé dans le registre paroissial de 1689 dans La louve de Roche Martin - XVIIe siècle. La belle aventure d'une manufacture (1769-1809) dans Le maître du verre - XVIIIe siècle. L'histoire de la faïencerie (1742-1894). La saga d'un couple déchiré dans Source de haine - XXe siècle.
Maire de Langres et président du Grand Langres de 2008 à 2014, Didier Loiseau raconte son quotidien d'élu de la République dans un récit vif et alerte. Combattant et déterminé, il expose avec fierté les succès de son équipe pour que sa petite ville natale devienne une grande cité. Il décrit avec précision les méandres diaboliques de l'administration qui n'ont pas eu raison de sa patience ni de sa volonté pour la réalisation d'ambitieux projets tant patrimoniaux (la Maison des Lumières Denis Diderot) qu'innovants (Aqualangres, chaufferie bois) et culturels (Rencontres philosophiques). Petite ville, oui, mais petit maire, non, car la gestion municipale n'est pas de tout repos, quelle que soit sa taille. A travers cette chronique, Didier Loiseau a voulu être le héraut de ces élus qui n'ont jamais le temps de raconter ce qu'ils vivent et ce qu'ils font, jour après jour, pour les habitants de leur ville.